Mireille Bouleau
En 2001, le budget temps est le même du centre jusqu’au périurbain, alors que les distances parcourues triplent.- Photo : © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH
En 2001, 61 % des ménages franciliens vivant en zone périurbaine habitent en individuel pavillonnaire contre 38,4 % en 1983.- Photo : © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF, Urba images
Les seniors (65 ans et plus) ne sont pas tout à fait les mêmes selon les zones d’habitation et cela influe leur mobilité. Les seniors parisiens sont légèrement plus âgés, un peu plus souvent encore en activité. Ils vivent nettement plus souvent seuls et cette proportion diminue lorsque l’on s’éloigne.- Photo : © Garault (Éric) IAU îdF
La proportion d’habitants, par commune, ayant réalisé plus de 2 heures de transport dans la journée, EGT 2001.- Source : IAU îdF
Avril 2012
Ce rapport étudie les activités des Franciliens selon leur zone d’habitation, en s’appuyant sur le nouveau découpage morphologique de l'IAU île-de-France et les différentes enquêtes globales transports (EGT) disponibles. Une activité correspond ici au motif ayant amené un individu à se déplacer (parfois appelé « motif à la destination »). Un programme d’activité est défini par la succession des activités réalisées par un individu un jour donné.
Entre 1976 et 2001, les différences des programmes d'activités des Franciliens tendent à s'effacer, bien que la partie centrale de l'agglomération (au sens du découpage morphologique) continue à se dégager par la richesse et l’intensité des activités de ses habitants. Cette tendance s'accompagne d'un fort brassage sociodémographique de la banlieue effaçant le stéréotype des classes moyennes et des familles nombreuses habitant les zones périurbaines lointaines. Les inégalités géographiques persistent (voire augmentent, Berger 2003) mais ne sont pas forcément liées à la densité de l’habitat. Seul le centre, constitué de Paris et de quelques communes contigües, creuse sa différence socioprofessionnelle : la part de cadres et professions libérales augmentant plus de deux fois plus vite que dans les autres zones.
La forte motorisation des ménages du périurbain leur permet, durant la semaine, de conserver des programmes d’activités équivalent aux zones plus denses (en dehors du centre) malgré des contraintes très fortes dues à des distances nettement plus grandes à parcourir et qui continuent de croître. En revanche la mobilité du périurbain a tendance à être moins intense et moins variée sous certains aspects durant la fin de semaine et en particulier le dimanche. Par ailleurs, on constate que l’éloignement impacte plus fortement les seniors que les autres tranches d’âges et que, dans une certaine mesure, les différences de mobilité entre hommes et femmes sont également modifiées par l’éloignement du centre.
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