Sophie Mariotte, Hélène Heurtel, Sterenn, Le Delliou
Le défi de sécurisation des transports en commun se pose avec une acuité particulière pour la région francilienne en raison de l'importance de la mobilité dans la vie quotidienne de ses habitants : plus de 37 millions de déplacements par jour avec une part des transports collectifs qui avoisine les 30 %.- Photo : © LACOMBE (Matthias), IAU îdF
Le choix des sites, validé par un comité de pilotage, s'est effectué en étroite collaboration avec la RATP, la SNCF et le TICE, en respectant les critères suivants : sites équipés en vidéosurveillance "sécurité" ; un site par type de réseaux de transports en commun franciliens ; sites prenant en considération les diversités territoriales franciliennes ; sites représentatifs de la délinquance dans les transports.
Les informations recueillies ont été mises en perspective acec la délinquance habituelle des lieux environnants.
Evolution de la délinquance sur une ligne d'autobus en proche couronne après l'installation des équipements de videosurveillance (ligne de bus 255 tronçon localisé sur la commune de Saint-Denis).
Mars 2004
La part des déplacements en transport collectif représente 30% des déplacements quotidiens des Franciliens. D'après les enquêtes de victimation, l'une des préoccupations majeures de ces usagers, notamment les plus vulnérables (jeunes, personnes âgées, femmes et touristes) est la sécurité.
Les élus régionaux, le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) et les transporteurs ont développé conjointement des programmes de sécurisation axés sur la vidéosurveillance qui a des objectifs croisés de prévention, de dissuasion et de répression.
Sur les deux derniers programmes de sécurisation des réseaux de transport, l'Etat et la région ont consacré 25 millions d'euros à l'installation d'équipements de videosurveillance dans les autobus, stations de metro RER et gare SNCF. Ce qui porte à 15 % du budget total. Le dispositif de videosurveillance représente 73 % du budget consacré à la sécurité.
Cette étude analyse cinq sites (lignes d'autobus, gare SNCF de banlieue, gare SNCF et station de métro parisiennes) et, pour chacun elle, décrit le contexte urbain et social, propose une analyse statistique des faits enregistrés et les résultats de l'étude quantitative.
Après avoir conclu à un impact quantitatif peu important de la vidéosurveillance sur la délinquance dans les réseaux ferrés et routiers franciliens, les auteurs font quelques préconisations de méthode :
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