Elise Boucq, IFSTTAR, Dany Nguyen-Luong
Le T3 a été mis en service en décembre 2006.- Photo : © Dugeny (François), IAU îdF
L’existence d’une éventuelle plus-value immobilière dépend du croisement de huit facteurs.- Photo : © Loudier (Céline), IAU îdF
Dans le cas du T2, il y a eu un réel gain d’accessibilité qui a induit à lui-seul une plus-value immobilière dans des communes dynamiques.- Photo : © Abron (Claude) IAU îdF, Amphiprion
Évolution des prix moyens par m2 par zone entre 2002 et 2008 (en euros constants)- Source : IAU îdF
Carte de situation du T3 (tracé en rouge). Zone proche de 400 m (en jaune), premier périmètre d’étude élargi à 3 km (en noir), carroyage du modèle SIMAURIF- Source : IAU îdF
Avril 2011
L’étude s’inscrit dans une série d’études de l’IAU île-de-France et de l’Institut français des sciences & technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR, anciennement Inrets) sur l’évaluation des impacts d’infrastructures de transports ou de politiques de transports sur les prix de l’immobilier résidentiel. Les pistes de ressources nouvelles sont explorées depuis plusieurs années ; la récupération d’une partie des éventuelles plus-values foncière et immobilière induites par la mise en service d’une infrastructure nouvelle est une des sources envisagées, même si elle soulève des problèmes techniques et juridiques.
L’étude a permis de mettre en œuvre l’état de l’art concernant les données et les méthodes statistiques. Les modèles économétriques, qui ont été retenus sont très significatifs, avec près de 88 % de la variance expliquée. Une synthèse des cinq études menées en Île-de-France depuis 2006 permet de déduire que huit facteurs interviennent pour moduler les effets d’une nouvelle infrastructure sur les prix de l’immobilier résidentiel en Île-de-France. Et l’existence d’une éventuelle plus-value immobilière plus ou moins significative dépend du croisement de ces huit facteurs.
Trois invariants ont été mis en évidence par nos cinq études en Île-de-France : si une plus-value immobilière significative se dégage, elle diffère selon le type de logement (appartement/maison), elle n’est pas induite à proximité immédiate des arrêts (gare, station) et elle est plus élevée pour un mode lourd que pour un mode léger. Une question, qui peut se poser est de savoir si ces invariants sont les mêmes dans une ville de province.
Il nous paraît nécessaire de se donner les moyens d’un véritable recueil de données adapté et réfléchi des situations avant/après mise en service d’une infrastructure de transport et ceci sur plusieurs années si l’on veut réellement mesurer les effets d’une nouvelle infrastructure sur les prix de l’immobilier.
Autres études dans le même domaine :
Habitat et logement | Marché du logement
Transport et mobilité | Infrastructures
Le tramway T3
a été mis en service le 16 décembre 2006