Adelaide Bardon, Brigitte Guigou, Philippe Montillet (dir), Charlotte Sallet, Elise Brunaud
Le Marché d’intérêt national (MIN) a été ouvert le 3 mars 1969 pour se substituer aux Halles centrales de Paris qui dataient du Second Empire.- Photo : Ci-dessus, vue aérienne du Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis © P. Guignard, La Documentation française, Région IDF, IAU îdF
Parmi les installations plus récentes, il faut citer celles qui découlent de la gestion fluviale.- Photo : Ci-dessus, l’écluse de Vitry-sur-Seine © IAU îdF
Le parc interdépartemental des sports de Choisy-le-Roi, le plus important par la taille et le nombre d’équipements sportifs, permet une diversité d’usages et de pratiques.- Photo : © O. Pasquiers, Le Bar Floréal, IAU îdF
L’actuel traitement de la porte intègre l’idée d’effacer la coupure avec Paris.- Photo : Ci-dessus, quartier du Petit Ivry © IAU îdF
ORSA au cœur de la dynamique métropolitaine- © IAU îdF
Janvier 2011
L’IAU île-de-France a été chargé par convention signée le 5 mai 2009 avec l’établissement public d'aménagement du territoire Orly-Rungis-Seine Amont (EPA ORSA) de réaliser une étude sur l’approche historique et l'identité socio-culturelle de ce territoire classé en opération d'intérêt national (OIN).
La superficie en espaces ouverts est tout à fait remarquable pour un territoire si proche de la capitale. Ils sont des lieux privilégiés de rencontre, détente et loisirs pour les habitants. La préservation des espaces agricoles à proximité de la capitale, comme ceux de la plaine de Montjean ou ceux du sud-est de Villeneuve-Saint-Georges, en fait des espaces remarquables et identitaires.
Sur le territoire Orsa les axes jouent un rôle fondateur et nécessitent d’être à la hauteur des demandes de transits de ce secteur où les activités et la logistique sont essentielles pour la métropole. Les projets actuels de transport et de circulation (gare intermodale, TGV, tramways...) et plus largement ceux de requalification de l’espace public, sont l’occasion de récréer les nécessaires hiérarchies entre les axes et de les replacer au sein de la politique paysagère et de jonction entre les espaces ouverts.
Les emprises sont souvent perçues négativement lorsqu’elles ne font qu’occuper le territoire sans lien avec l’espace environnant. Elles sont cependant porteuses d’emplois. Il convient donc de composer avec elles. Les zones de contact qui intègrent à la fois emprise et espaces de proximité sont des secteurs-clés pour l’intégration des emprises dans le paysage urbain.
Il ne s’agissait pas d’effectuer un retour en arrière, mais de mieux comprendre le territoire et ses évolutions pour lui permettre d’évoluer au moment où la désindustrialisation l’amène à se recomposer et où la métropole se reconstruit en densifiant la zone centrale. Cette étude permet de révéler les éléments marquants de l’identité en s’appuyant sur une mise à jour de l’histoire singulière de ce lieu, des spécificités de ses paysages et des évolutions de son peuplement et des usages du territoire. Ce qui a été conduit à l’échelle du territoire pourrait être poursuivi à des échelles territoriales plus fines, celles des projets par exemple. Enfin, des zooms pourraient être apportées sur les évolutions récentes.