Brigitte Guigou, Jean-Pierre Chauvel, Geneviève Danchin, Olivier Mandon, Agnès Parnaix
Pour la Région, l'action sur le bâti doit nécessairement s'accompagner d'actions dans le domaine social, économique, de l'habitat, de la formation et de l'éducation...- Photo : © Pattacini (Jean-Claude), Urba Images, IAU îdF
Dispositifs politique de la ville 2000-2006 : contrats de ville, GPV, Oru, GPRU.
Le 15 janvier 2007, l’Anru avait signé 158 conventions, concernant un total de 276 quartiers et un nombre de 1,67 million d’habitants. Le nombre de logements programmés (pour le total des projets présentés en CE) était de 224 000 résidentialisations, 203 000 réhabilitations, 97 000 démolitions et 95 000 constructions.- Photo : © Pattacini (Jean-Claude), Urba Images, IAU îdF
« Les 63 quartiers prioritaires (dits de catégorie 1) ont été choisis parmi les Zus ». L’obtention des financements suppose l’élaboration d’un projet partenarial, l’Anru apportant son soutien aux collectivités, établissements publics et organismes publics ou privés conduisant des opérations de rénovation urbaine.
Avril 2007
Le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), défini par la loi du 1er août 2003 opère un changement d’échelle par rapport aux actions menées antérieurement en matière de renouvellement urbain. La création d'une agence nationale, l'Anru, permet, en effet, de mutualiser les financements des partenaires qui concourent à la rénovation urbaine (services de l’État, Union sociale pour l’habitat, CDC, Union d’économie sociale pour le logement). Elle vise à simplifier les procédures et garantir la pérennité des engagements financiers de l’État.
Les objectifs quantitatifs ont été revus à la hausse entre 2003 et 2006. En France, 250 000 démolitions, 250 000 reconstructions, 400 000 réhabilitations et 400 000 résidentialisations sont prévues d’ici 2013.
En Île-de-France, le coût du PNRU est évalué à 14,7 Mds € pour 131 quartiers jusqu’en 2013, dont 4,2 Mds de subventions de l’Anru. L’Île-de-France devrait donc regrouper près de la moitié des investissements affichés dans le cadre du PNRU.
L’Anru subventionne :
De son côté, la Région s'engage à financer :
L'objectif principal de cette étude est de présenter les principales évolutions de la politique de la ville depuis 2003. Elle aborde principalement les aspects institutionnels et financiers de ces évolutions, explicite les dispositifs et leur mise en oeuvre, rappelle les principales questions posées par les acteurs de la politique de la ville face à ces changements.
L'auteur analyse la politique de la ville à deux niveaux : le volet urbain, notamment avec le programme de rénovation urbaine, et le volet socio-économique, avec la mise en place des Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), en 2006.
Les principales dates de la politique de la ville depuis 2003
1er août 2003, loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine : lancement du plan national de rénovation urbaine, création de l’Anru, création de l’observatoire national des Zus (ONZUS), relance des ZFU
9 février 2004 : décret sur l’organisation administrative et le fonctionnement de l’Anru
18 janvier 2005, loi pour la cohésion : volet emploi et traitement social du chômage, volet logement (multiplier par 2 le nombre de logements sociaux), volet égalité (réforme de la Dotation de solidarité urbaine, création des équipes de réussite éducative)
Juin 2005, création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), le 30 mars 2006, loi pour l’égalité des chances : création des Cucs, création de l’Acsé, extension du dispositif des ZFU et création de 15 ZFU
9 mars 2006 : conseil interministériel des villes
9 juillet 2006 : décret sur l’organisation administrative et le fonctionnement de l’Acsé
5 mars 2007 : loi instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale
Février 2008 : annonce du plan "Espoir banlieues"