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IAU îdF> Nos études> Les industries des ENR en Île-de-France : quel potentiel de développement ?

Le grand éolien s’adresse principalement à des professionnels de la génération d’énergie qui installent des éoliennes pour revendre ensuite leur production électrique via le réseau.- Photo : © Pattacini (Jean-Claude) IAU îdF

État d’avancement de la France vis-à-vis des leaders mondiaux sur les marchés de l’éolien fin 2010- Source : d’après l’étude « Filières vertes » MEEDDM/CGDD, octobre 2009 et compléments d’information recueillis par l’IAU îdF

Structure de coût d’une turbine de 2 MW installée on-shore en Europe (en 2006)- Source : The economics of wind energy EWEA, mars 2009

Décomposition de l’emploi par type d’acteur de la filière éolienne européenne en 2007- Source : EWEA

Principaux sites de production de la construction éolienne en 2011- Source : d’après les données du Syndicat des énergies renouvelables, fédération des énergies éoliennes © IAU îdF

Les industries des ENR en Île-de-France : quel potentiel de développement ?. L’industrie éolienne


Juin 2011

L’industrie éolienne est en Europe et dans le monde une des industries liées aux énergies renouvelables qui a connu la plus forte croissance et a généré les plus fortes créations d’emploi.

500 000 emplois dans le monde en 2010

Pour chaque MW de machine produite et installée 15,7 emplois sont créés dont :

  • 12,5 pour la seule phase industrielle au moment de la construction de l’éolienne et de ses composants,
  • 1,2 au moment de l’installation,
  • 0,33 pour l’exploitation et la maintenance des éoliennes sur la durée de vie de l'équipement (20 ans).

La phase industrielle est donc particulièrement génératrice d’emplois. Malgré le retard de l’industrie éolienne française au regard des pays les plus avancés dans ce domaine et ce malgré un marché national qui progresse fortement (+ 65 % par an depuis 10 ans), une opportunité se présente avec la volonté nationale affichée de soutenir la structuration d’une filière éolienne nationale, en s’appuyant sur l’éolien off-shore. Un des objectifs est de permettre la création de 50 000 nouveaux emplois dans l’éolien à l'horizon 2020 en plus des 11 000 existants en 2010.

L’Île-de-France dispose d’atouts importants pour participer à une filière nationale

112 établissements franciliens sont déjà actifs dans l’éolien, dont 72 sont issus du secteur industriel. La région Île-de-France abrite de nombreux acteurs régionaux impliqués dans la filière, avec quelques fournisseurs d’envergure internationale, mais surtout plusieurs acteurs qui se sont positionnés sur l’appel à démonstrateur éolien off-shore lancé par l’Ademe avec pour ambition de figurer parmi les chefs de file de l’éolien français. Treize laboratoires ou organismes publics, ainsi que neuf centres de recherche privés, sont déjà actifs dans l’éolien. Les capacités de recherche intéressent particulièrement des domaines essentiels pour l’éolien comme la mécanique, les matériaux, l’électro-technique...

Une étude qui propose tout un éventail d’actions possibles

À partir d’exemples étrangers et régionaux, plusieurs pistes d’actions montrent comment l’éolien peut constituer un des futurs piliers du renouveau industriel régional avec une forte implication dans le développement durable. D’une part, en rendant visibles les acteurs franciliens de la filière par un label régional. D’autre part, en favorisant la structuration d’un réseau de fournisseurs régionaux de la filière éolienne. Mais aussi par le développement de sites de tests, en s’appuyant sur la présence de consortiums industriels bien positionnés sur l’éolien off-shore. Quant au petit éolien urbain, qui offre de grandes opportunités, le lancement d’expérimentations via des sites pilotes comme des éco-quartiers, permettrait de lever les obstacles actuels à son développement. Enfin, l’implication locale des populations et des collectivités est une nécessité au renforcement de l’acceptabilité sociale des éoliennes.

Autres études dans le même domaine :

Développement durable | Energie

Développement économique | Industrie

Environnement | Energie et changement climatique

Contact

Thierry Petit

Repères

La puissance éolienne mondiale cumulée en 2010

  • 194 500 MW avec un taux de croissance de 29 % par an
    • Europe : 86 200 MW, soit 44,3 % du parc mondial,
    • Asie : 30 % (la Chine représente 72 % de la puissance cumulée de la région),
    • Amérique du Nord : 23 % (les États-Unis représentent 91 % de la puissance continentale).

En 2010, les industriels de l’éolien emploient 500 000 personnes à travers le monde.

10,1 GW installés dans l’Union européenne génèrent en 2009

  • un chiffre d’affaires 13 milliards d’euros, soit 1,3 million d’euros par MW installé,
  • 192 000 emplois en Europe dont 20 000 pour l’éolien off-shore.

L’emploi éolien européen à l’horizon 2020 : 318 000 emplois

Le parc éolien off-shore européen cumulé fin 2010

  • 3 050 MW, soit 3,6 % du parc cumulé européen
    • le Royaume-Uni détient désormais le premier parc éolien off-shore d’Europe (1 170 MW en juin 2010),
    • le Danemark pionnier et second européen (750 MW installés),
    • les Pays-Bas représentent 247 MW installés,
    • la Suède représente 163 MW installés.

Le parc éolien français en 2010

  • environ 3 000 éoliennes réparties sur 524 parcs : 6 116 MW avec une progression de 36 % en moins d’un an. Leur nombre passerait à 8 000 à l’horizon 2020.
  • 112 établissements franciliens ont une activité liée à l'éolien.

Le budget dédié à la recherche sur l’éolien en France entre 2000 et 2008

  • 2 millions d’euros par an (le Danemark : environ 11 millions d’euros par an depuis 2000 ; l’Allemagne : 18 millions d’euros par an avec un pic en 2008 à 40 millions d’euros)

Le parc éolien off-shore mondial à l’horizon 2030

  • 114 GW soit une multiplication par 70 du parc mondial actuel en 20 ans