Mariette Sagot
Octobre 2010
La Mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Île-de-France (Mipes) s’est dotée d’un indicateur de santé sociale régionale (ISSR) pour s’assurer que le développement de la région profite à tous les Franciliens. Conçu comme un indicateur d’alerte, il rassemble, en un indice unique, un faisceau d’indicateurs sociaux témoignant de difficultés dans différents domaines de vie et constituant autant de symptômes d’un dysfonctionnement de notre société.
Le choix des variables et de la méthode s’est opéré au sein d’un groupe de travail auquel ont participé la CTRAD (Cellule technique de réflexion et d’aide à la décision pour les caisses d’allocations familiales d’Île-de-France), l’IAU île-de-France, l’Observatoire régional de santé (ORS), le Secours catholique, le Samu social de Paris, la Banque alimentaire de Paris Île-de-France (Bapif) et ATD quart-Monde.
Il couvre sept thématiques et agrège douze variables (voir colonne de droite).
Le bilan sur dix ans est contrasté. La région tire sa force et sa faiblesse de sa jeunesse et de sa place de métropole mondiale. Mais plus exposée à l’économie mondiale, elle apparaît, ces dernières années, plus sensible aux retournements conjoncturels : l’emploi salarié a décroché dans la région entre 2001 et 2004, mais pas en France. Plus jeune, sa population est davantage touchée par les retournements du marché de l’emploi. La pauvreté est devenue plus urbaine, elle concerne davantage qu’auparavant les populations en âge d’activité et en particulier les jeunes
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