André Massot, Gérard Lacoste, Jean-Jacques Guillouet, Philippe Pauquet, Michel Mouillart, Université Paris X, Véronique Vaillant, CSA, Geneviève Pradi, Olap
Février 2006
Construction, étalement urbain et pénurie foncière : au-delà des idées reçues
Gérard LACOSTE
Régulièrement, les difficultés croissantes rencontrées par les Franciliens pour se loger, en raison de la pénurie locative et du niveau atteint par les prix, suscitent dans les médias des témoignages de familles amenées à s’installer aux confins de la région. Le même constat du déséquilibre entre offre et demande immobilières à Paris et dans ses environs suggère que la réponse se trouve désormais dans les extensions urbaines de plus en plus éloignées du centre. Qu’en est-il réellement ? Assiste-t-on à cette croissance en tache d’huile tant décrite, à un étalement urbain incontrôlé ?
Les logements vacants en Île-de-France Un parc qui participe très largement au fonctionnement du marché immobilier
Jean-Jacques GUILLOUET
Philippe PAUQUET
Depuis plusieurs années, le parc de logements vacants suscite un intérêt tout particulier qui s’appuie sur l’idée que ce parc inoccupé est pour une part disponible, et pourrait donc être mobilisé pour satisfaire les besoins des ménages vivant en Île-de-France où sévit, de manière plus ou moins accentuée, une pénurie de logements. Qu’en est-il de la disponibilité supposée de ce parc vacant ? En d’autres termes, la vacance correspond-elle, pour une part non négligeable, à des dysfonctionnements du marché, où des logements se retrouvent hors marché et sont donc durablement inoccupés ? Ou est-elle essentiellement consécutive à la mobilité résidentielle des ménages, et donc liée au fonctionnement normal du marché immobilier ? C’est à ces questions que tente de répondre l’étude sur les logements vacants en Île-de-France, réalisée dans le cadre de l’Observatoire du logement social en Île-de-France.
Les ventes de logements en Île-de-France 1991-2003 selon la base d'informations économiques notariales (BIEN)
André MASSOT
Chaque année, environ 200 000 logements font l’objet d’une vente en Île-de-France, la grande majorité sur le marché de l’occasion, sans compter les ventes d’immeubles cédés en entier. La base BIEN permet de dresser un constat annuel des ventes de toutes catégories : neuf ou ancien, maison ou appartement, logement vendu libre ou occupé. L’exploitation du fichier des ventes régionales de 1991 à 2003 nous a permis d’analyser, dans le temps, le volume des ventes, l’évolution des prix et des caractéristiques socioéconomiques des vendeurs et des acquéreurs personnes physiques. Une attention particulière a été accordée à l’année 2003, la plus récemment connue lors de la réalisation de l’étude résumée ici.
L’accession à la propriété en 2004 et les spécificités de l’Île-de-France et du Nord–Pas-de-Calais d’après l’Observatoire permanent sur le financement du logement
Michel MOUILLARD
Véronique VAILLANT
Chaque année, depuis 1977, l’Observatoire permanent sur le financement du logement de CSA réalise une enquête nationale sur les opérations immobilières effectuées par les ménages. Cette étude propose une photographie détaillée de l’ensemble des marchés de l’immobilier pour chacune des régions et permet d’en analyser les évolutions. L’Iaurif, qui a contribué à l’extension de l’échantillon francilien lors de la mise en place de cet observatoire, apporte son soutien à l’OPFL. Nous publions ici la synthèse des résultats relatifs aux opérations d’accession à la propriété réalisées en 2004 en Île-de-France. Afin de préciser l’analyse, une comparaison est établie avec un autre marché particulièrement sensible, celui du Nord–Pas-de-Calais.
FICHE TECHNIQUE : L’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP)
Geneviève PRANDI
Autres études dans le même domaine :
Habitat et logement | Cahiers (supplément Habitat)