Depuis 50 ans, l'institut accompagne le développement urbain et institutionnel de la région parisienne.
L’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région parisienne (IAURP) a été créé le 4 mai 1960 par décret du ministre de l’Équipement. Il est reconnu d’utilité publique, le 2 août suivant.
Un an plus tard, jour pour jour, naît le District, établissement public formé d'élus et de personnalités nommées par le Gouvernement, qui a pour mission « l’aménagement et l’équipement de tout ou partie de la région ». Son délégué général est Paul Delouvrier. Il a l’appui du chef de l’État et une mission explicite, celle de "remettre de l’ordre dans l’agglomération parisienne". Pour ce faire, il s'appuie sur l'IAURP qu'il préside.
Le statut de l'IAURP allie souplesse de fonctionnement et respect de l’intérêt général. Son conseil d’administration rassemble les principaux partenaires concernés par l’organisation du territoire régional (élus, représentants de divers ministères et d’institutions financières nationales).
La tâche est immense. Il faut trouver des solutions rapides à la pénurie de logements, au sous-équipement des banlieues.
L’IAURP dessine les extensions urbaines, des voies ferrées, les rocades, les grands équipements nécessaires : ce sont les villes nouvelles, le RER, l’extension du métro, les trois rocades routières (le boulevard périphérique, l’A86 et la future Francilienne), l’implantation de grands centres commerciaux, la création de bases de loisirs, les aéroports, le marché de Rungis, les pôles structurants de banlieue… C’est le Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la Région parisienne (SDAURP).
La répartition des équipements conduit à une réflexion sur la situation hospitalière. L’offre est pléthorique mais déséquilibrée. Le premier observatoire régional de santé (ORS) est créé au sein de l’IAURP, sur l’initiative et sous la direction d’Ève Errahmani. C’est le premier des observatoires de l'IAURP. L’expérience sera reproduite dans toutes les régions de France.
L’IAURP met en place une division Environnement qui lui permettra de jouer un rôle précurseur dans la prise de conscience des questions environnementales au niveau régional.
C'est un tournant institutionnel pour la Région. Le District change de nom et de statut. Son assemblée devient une assemblée d’élus. La Région parisienne prend le nom de Région d’Île-de-France.
L’IAURP, devenu l'Iaurif, est l'artisan de la révision du schéma directeur. Les objectifs n’ont pas été tenus : l’urbanisation se fait en tache d’huile. L’institut recourt aux zones naturelles d’équilibre et dessine une "ceinture verte" autour de Paris.
Une politique de "grands paysages" apparaît avec l’appui des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture.
Parallèlement, l'Iaurif développe son expertise à l’étranger, à la demande et avec le soutien financier de grandes institutions nationales et internationales telles que le ministère des Affaires étrangères français, la Banque mondiale ou les Nations Unies.
La décentralisation entre en vigueur. Ses textes transfèrent nombre de compétences aux collectivités locales. La Région Île-de-France devient désormais responsable du développement de son territoire. Elle souhaite alors s’attacher les compétences de l’Iaurif. Le président du Conseil régional succède au préfet de Région à la tête du conseil d’administration de l’institut, les autres représentations ministérielles demeurent inchangées.
L’IAURIF devient le bureau d'études du Conseil régional tout en maintenant une relation de travail étroite avec les services de l'État en région.
Dès 1975, il développe un inventaire régional exhaustif de l’occupation du sol (MOS), numérisé en 1982, une expérience pilote en France. Il intervient dans de nombreux domaines : aménagement, transports, environnement, développement économique, programmation des équipements, réalisation de programmes de logement, etc.
Parallèlement, il met ses experts au service des collectivités locales, dans le cadre de contrats et de conventions.
De 1982 à 2007, il aura réalisé dans ce cadre de nombreux schémas directeurs, plans verts, plans de déplacements et PLH.
En 1984, l’Iaurif participe activement à la création et à l’animation de l’association internationale « Metropolis » qui rassemble les principales métropoles mondiales.
En 1991, sont lancées les premières études sur le bruit du traffic routier et ferroviaire.
L’orientation internationale de l’IAURIF est renforcée sur les cinq continents, vers l’Europe et la Commission européenne.
Deux grands rendez-vous marquent l’agenda de L’Iaurif : l’élaboration du nouveau schéma directeur régional d’Île-de-France (Sdrif) confié par la Loi à l’autorité régionale, et le schéma directeur de Casablanca. Il est à noter que depuis une quarantaine d'années, l'Institut a réalisé environ 350 missions à l’étranger.
L'institut intègre un nouvel observatoire géré en partenariat avec l'État et le mouvement sportif : l'Institut régional de développement du sport (IRDS).
L'Iaurif change de logo et d'acronyme : il devient l'IAU île-de-France.
À la demande de la Région, l'IAU île-de-France créé un nouveau département qui sera un outil de suivi permanent de l'adoption et de la mise en œuvre du Sdrif.
1964 : Parution du premier Cahiers, préfacé par Paul Delouvrier.
1965 : L’IAURP achève le premier schéma directeur de la région parisienne.
1974 : Création de l'observatoire régional de santé (ORS) d'Île-de-France.
1976 : Révision du schéma directeur.
1977 : Élaboration du projet de trame verte et de zones naturelles d’équilibre.
1982 : Présentation du premier inventaire du mode d’occupation du sol (MOS). Sa numérisation, point de départ d’un système d’information géographique (S.I.G.R.).
1984 : «Metropolis 84» : l’IAURIF contribue à ouvrir l’Île-de-France à la dimension internationale des grandes métropoles.
1988 : Île-de-France 2000 : l’IAURIF aborde les défis de la mondialisation de l’économie et des échanges.
1989 : Projet régional d’aménagement : les secteurs stratégiques de développement.
1990 : Livre Blanc : rédaction conjointe avec l’État, la Ville de Paris, et la Région.
1991 : Charte de l’Île-de-France : débat public sur l’aménagement de la région ouvert par l’État. Forte contribution du Conseil régional avec l’appui de l’IAURIF.
1993 : Participation étroite aux travaux de la Conférence permanente des présidents des 7 conseils régionaux du Grand Bassin parisien.
1995 : Création du Parc naturel régional du Vexin français, aboutissement de l’étude préalable menée par l’IAURIF.
1998 : « Réalités présentes, questions d’avenir », diagnostic de la situation de l’Île-de-France et proposition de nouvelles orientations stratégiques à la demande de l’Exécutif régional.
1999 : Contribution à l’élaboration du contrat de plan État-Région 2000-2006.
2000 : 40 ans en Île-de-France : rétrospective et vision prospective pour le développement de l’Île-de-France.
2001 : Réalisation d’études en réseaux avec d’autres métropoles européennes sur la compétitivité économique (GEMACA), la planification, les transports urbains et les aéroports.
2002 : Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) : état des lieux et prospective à l’horizon 2015.
2003 : Étude régionale de la voie d’eau.
2004 : Schéma d’aménagement du territoire du Liban (SDATL).
2006 : Lancement de plates-formes de recherche (ateliers énergie, planification…)
2007 : Création et animation de l’observatoire de développement des sports, IRDS, (État-Région).

De 1960 à 1975, chaque bulletin d'information du District publie les conclusions et les cartes des grandes études de l'IAURP.