Le maintien et le développement des activités industrielles en première couronne font l'objet de nombreux débats. Le tissu urbain y est dense et la mixité "industrie-ville" renvoie à des problématiques économiques et urbaines complexes. Trois sites d'étude ont été retenus par l'Etat et l'IAURIF dans le cadre du précédent contrat d'objectif : La Plaine Saint-Denis, le Bas Montreuil et Ivry Port.
Le travail réalisé présente en première partie une " photographie " de la mixité à l'échelle régionale, fondée sur la répartition et l'évolution des emprises d'activités telles qu'elles apparaissent dans les MOS 82 et 94. Elle définit la place occupée par l'emploi industriel dont elle donne les caractéristiques principales sur la base de l'enquête régionale emploi (ERE) 1995.
Les trois sites étudiés offrent des formes de mixité contrastées sur des échelles de territoire très différentes. Chaque monographie analyse les quartiers, leur organisation spatiale et leur composition. Le document décrit les enjeux et les actions menées par chaque collectivité locale depuis plus de 15 ans.
Jusqu'aux années 80, les documents d'urbanisme (POS, ZAC, etc.) traduisaient la volonté d'un maintien de la vocation industrielle du territoire.
Or cette priorité a évolué.
La notion d'activités s'est élargie. Celles-ci englobent désormais le tertiaire.
L'urbanisme opérationnel accompagne cette transformation. Dans les dernières générations de ZAC, la mixité et l'insertion dans le tissu environnant deviennent des objectifs majeurs. Le maintien et le développement des activités restent un axe central des projets urbains communaux.
L'étude de ces trois sites montre la difficulté de faire évoluer la ville en préservant ses références identitaires.
Une étude réalisée par la Direction Régionale de l'Action Sanitaire et Sociale d'Ile-de-France (DRASSIF) et l'Observatoire Régional de Santé (ORS), à la demande du comité de pilotage du schéma régional et interdépartemental d'équipement en faveur des adultes handicapés, présente les caractéristiques des structures d'accueil existantes ainsi que celles de la population accueillie.
L'analyse révèle quelques déficiences. Elle montre notamment que sur 19 500 handicapés accueillis dans des structures, 74 % le sont en Ile-de-France et 26 % en province. La proportion relativement élevée de Franciliens accueillis hors de la région s'explique en partie par le faible taux d'équipement de l'Ile-de-France en structures pour polyhandicapés
Le péage urbain est l'une des solutions envisagées pour financer les infrastructures de transport franciliennes. A l'étranger, son application sur toutes les catégories de voies se limite aux seuls exemples de Singapour et de trois villes norvégiennes : Bergen, Trondheim et Oslo. L'IAURIF a choisi de porter son regard sur l'expérience de la capitale de la Norvège.
Trois sources de financement ont été envisagées en Norvège : une taxe locale additionnelle sur les produits pétroliers, une surtaxe annuelle sur les permis de conduire et le péage urbain. Adopté par le parlement, celui-ci est proposé aux collectivités locales. Il n'est pas imposé. A Oslo, il est réservé aux automobiles et aux poids lourds. Sont exonérés les services d'urgence, les transports collectifs et les personnes handicapées.
La durée du péage annoncée correspond à un programme de travaux routiers prédéfini sur 18 ans. L'Etat apporte 45 % du financement. Vingt pour cent des recettes totales du péage seront affectées à des investissements dans les transports collectifs. Ce mode de prélèvement est aujourd'hui mieux accepté qu'à ses débuts (45 % d'opinions favorables contre 28 % en 1975) même s'il recueille encore une proportion très élevée d'opinions hostiles chez les usagers.
L'observatoire régional des déchets de l'Ile-de-France (ORDIF) publie un guide destiné à faciliter la mise en œuvre de la redevance spéciale déchets en Ile-de-France. Le document présente les principes généraux de cette redevance. Il propose des solutions opérationnelles et expose recommandations et conseils pratiques. A qui s'applique cette redevance ? Qui la décide ? Quel est son mode de calcul ? Quels en sont les atouts et les contraintes ? Le guide décrit les étapes à suivre : définition du service offert, évaluation des coûts, constitution du fichier des usagers, information des redevables, contractualisation et gestion. Les recommandations particulières formulées permettent d'aborder l'instauration et la gestion de cette redevance dans de bonnes conditions.