La dernière enquête globale de transport (EGT) sur les déplacements quotidiens des franciliens, réalisée en 1997 et 1998 par l'INSEE et la Direction Régionale de l'Équipement confirme l'augmentation du nombre de déplacements constatés pendant les périodes précédentes.
Cette croissance est due essentiellement aux déplacements dit "divers" c'est à dire non générés par l'activité professionnelle ou scolaire et de ce fait beaucoup plus irréguliers tant en destination qu'en plage horaire.
L'IAURIF a voulu renouveler cette approche et réactualiser les résultats des enquêtes antérieures dans une étude qui comprend trois parties.
La première partie montre les difficultés d'une typologie simplifiée de la mobilité... 19 motifs de déplacements ont été retenus et classifiés en 5 types de déplacements. Cette nécessaire classification est sans doute imparfaite, mais elle confirme la diminution du poids relatif des migrations alternantes domicile - travail au profit des déplacements "divers".
La seconde partie fait apparaître les nombreuses différences entre les divers motifs de mobilité en terme de durée, longueur, distribution dans l'espace, vitesse des déplacements.
La dernière partie, enfin, montre l'influence du motif sur le choix du mode de transport et donne un bilan des parts relatives des transports en commun, globalement en baisse malgré la hausse du nombre de leurs usagers.
Sommaire
Depuis quelques années, on assiste à un retour des réflexions sur l'habitat individuel et l'étalement urbain. Ce type d'habitat, le plus consommateur d'espace, représentait 60 % du territoire urbain bâti en 1994.
Actuellement, avec l'affaiblissement du desserrement résidentiel, des changements s'annoncent pour le pavillonnaire; le phénomène est amplifié par la raréfaction foncière, l'allongement des trajets, le manque d'équipements et d'emplois.
Dans le même temps, on constate une prise en compte, par les acteurs privés ou publics, de la question de la maison individuelle et des nouvelles formes d'accueil de l'habitat périurbain.
L'évolution de l'habitat individuel sera-t-il au coeur des réflexions sur l'aménagement régional à venir ? C'est l'un des sujets traités dans le nouveau supplément Habitat de l'IAURIF.
L'action des associations en faveur du logement des défavorisés n'a pas débuté avec la loi Besson (le droit au logement pour tous - Mai 1990).
Au cours des années 80, ces organisations ont été à l'origine de nombreuses initiatives. Elles ont en quelque sorte préparé le terrain de la loi de 1990 qui en retour leur reconnaîtra leur professionnalisme et les intégrera dans les nouveaux dispositifs.
La connaissance quantitative du parc immobilier francilien souffre actuellement d'une absence de données sur sa superficie. Cette lacune est un handicap certain pour la mise en oeuvre des politiques régionales d'aménagement.
Aussi, l'IAURIF en liaison avec la DREIF a mené une analyse approfondie du fichier des propriétés bâties, locaux d'activités au sens large, parc immobilier à usage d'habitation (à l'exception de ceux qui sont exonérés de la taxe foncière). Il est donc possible, à partir de ce fichier, de connaître la superficie du parc bâti existant et sa géographie, de mesurer l'occupation du sol par type d'immobilier en terme de densité de surface bâtie, d'appréhender la mixité habitat / activités, le m2 étant l'unité de mesure commune aux parcs bâtis affectés aux activités et à l'habitation.
Mis à jour annuellement, ce fichier permettrait de suivre l'évolution du parc immobilier existant et d'en observer les mouvements : démolitions, changements d'affectation, désaffections...