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Juillet-août 2004

« Aéroports et territoires », Les Cahiers de l'IAURIF, n° 139 - 140

Dans ce nouveau numéro des Cahiers, l'IAURIF traite du système aéroportuaire en Île-de-France, le sixième du monde avec 71.5 millions de passagers en 2002. Le développement aéroportuaire, qui répond à des logiques de niveau mondial, impose de trouver des réponses locales à son impact sur la qualité de vie des Franciliens. Loin de se limiter aux seuls problèmes de transport et de nuisances, il est aussi un élément structurant de l'aménagement régional.
Vingt-sept articles permettent de faire un large tour de cette question complexe.

Le contenu est structuré autour de six grands thèmes :

  • le transport aérien : dynamisme et fragilités ;
  • les aéroports : des pôles structurants dans l'espace régional ;
  • déplacements-mobilité : du hub aérien au hub terrestre ;
  • les aéroports au service des habitants et de l'économie régionale ;
  • nuisances et pollutions : le défi de la maîtrise et de la transparence ;
  • gouvemance-concertation : l'art difficile du compromis.

Les réflexions sont centrées sur le cas de l'Île-de-France, mais bénéficient de l'éclairage apporté par l'implication de l'IAURIF dans différents projets et réseaux européens traitant des problèmes aéroportuaires. Elles sont enrichies par des contributions d'acteurs du transport aérien, d'universitaires et de représentants du monde associatif. Malgré le renforcement souhaitable du rôle des grands aéroports de province et un report progressif d'une partie du trafic court-courrier sur le réseau de train à grande vitesse qui se met en place à l'échelle européenne, les perspectives de croissance du trafic sur les aéroports franciliens restent importantes.

Comme les autres grandes régions aéroportuaires d'Europe, l'Île-de-France doit trouver les moyens d'encadrer et de gérer cette croissance en respectant les conditions d'un développement durable et les préoccupations légitimes des riverains, mais sans compromettre son rayonnement, sa compétitivité, les impératifs de son activité et de sa performance économique. Est-ce possible ? C'est toute la question.

Tableau de bord des zones franches urbaines en Île-de-France : les enseignements de la 1ère génération des zones franches urbaines, 1997/2002

Le ler août 2003, les pouvoirs publics ont décidé de relancer le dispositif des zones franches urbaines mis en place en 1997 et arrivé à son terme en 2001. Ce sont désormais quarante-quatre ZFU qui sont actives sur le territoire français, dont vingt-trois en Île-de-France.

Pendant cinq ans, les entreprises franciliennes établissant leur activité à l'intérieur d'une zone franche urbaine ont pu bénéficier d'aides financières importantes pour maintenir ou développer le tissu économique local dans la perspective d'une amélioration de l'emploi pour les habitants. En 2001, à la fin de cette première expérience, les treize communes franciliennes possédant une ZFU ont toutes souhaité reconduire le dispositif. Cette unanimité des acteurs locaux en faveur d'une politique publique de cette envergure est assez rare pour être soulignée. Même si les résultats en matière d'emploi, sont difficilement quantifiables, l'effet ZFU s'est manifesté par la création d'entreprises de très petite taille dans des secteurs d'activités de proximité comme les services ou le commerce. Enfin, s'agissant de territoires très défavorisés, cette politique a permis d'améliorer, parfois très sensiblement, la base fiscale de ces communes et d'en faire bénéficier leurs habitants.

Depuis le 1er janvier 1997, l'État et la Région ont confié à l'IAURIF la réalisation d'un «Tableau de bord des zones franches urbaines d'Île-de-France». Ce cinquième rapport propose d'une part une analyse de la mise en oeuvre du dispositif durant sa dernière année, d'autre part de dégager les enseignements majeurs de cette nouvelle politique.
Ce bilan annonce la création d'un nouveau Tableau de bord ZFU 2004-2009 confié à l'IAURIF, et la création du «Club Francilien des 23 ZFU».

Les universités en Île-de-France, éléments d'analyses préalables à l'évaluation du contrat de plan État-Région 2000-2006

En 1999, il existait 182 sites universitaires en Île-de-France. Cette dispersion importante varie selon les établissements puisque seule l'université Paris IX est concentrée sur un seul site ; Paris VII compte vingt et un sites, Paris I, vingt, et les autres universités plus de dix implantations chacune. A l'extérieur de la capitale, les universités d'Évry, de Marne-la-Vallée se répartissent sur plus de dix implantations. Cette situation est le résultat d'une croissance au coup par coup de l'offre universitaire liée à la pression de la demande sociale d'enseignement supérieur, particulièrement forte dans la seconde moitié du XXème siècle. Elle a entraîné une situation patrimoniale complexe et difficile à gérer.
Dispersion, inadaptation, mauvais état d'une partie du patrimoine universitaire ont été largement critiqués au moment de la préparation du schéma U3M, à la fin des années 1990 car ils altèrent la lisibilité et la cohérence de l'offre et ne sont pas sans conséquences sur la vie des étudiants. Dans le cadre de la préparation de l'évaluation du contrat de plan 2000 - 2006, l'État et la Région ont créé un groupe de travail pour élaborer un état des lieux de l'enseignement universitaire en Île-de-France.