Enjeux et éléments de méthode à l’usage des acteurs de l’aménagement
Comment aider les acteurs de l’aménagement à prendre en compte la sécurité dans l’aménagement urbain ?
L’Iaurif répond à cette question à travers une étude dont l’objectif est d’inciter tous ceux qui portent des projets urbains à considérer la sécurité des personnes et des biens comme une composante de leur travail.
C’est, donc, un document de sensibilisation et d’apport méthodologique, qui s’appuie sur l’analyse d’expériences françaises et de pratiques étrangères comme autant d’éléments de compréhension des problèmes et d’aide à la décision.
La prévention de l’insécurité concerne, aujourd’hui de nombreux secteurs de la société, tels que la police, la justice, le domaine social, l’éducation ou l’emploi.
Aussi, L’étude détaille une approche de la sécurité élargie à l’aménagement urbain dans laquelle seront pris en compte l’aspect spatial et urbain et où les dysfonctionnements de la ville, les ambiances, les climats de tension ou d’inconfort seront traités au même titre que les délits, les troubles et le sentiment d’insécurité.
Quelles solutions urbaines peut-on apporter à ce problème, au-delà d’une vision sécuritaire qui mènerait à terme à une ville constituée d’une juxtaposition d’espaces sécurisés ?
En d’autres termes comment combiner «urbanité» et sécurité ?
Dans un premier temps, l’auteur propose d’instaurer un dialogue entre les acteurs de l’aménagement et ceux qui ont en charge la sécurité en organisant des partenariats et en constituant une culture commune. Le deuxième objectif sera de guider le maître d’ouvrage à travers un ensemble de questionnement lui permettant d’évaluer et d’orienter son projet d’aménagement vers des notions pouvant renforcer la sécurité, la tranquillité et le sentiment de sécurité.
Il n’y a pas de principes a priori, mais un ensemble de contextes bien précis qui orienteront les décisions à prendre.
Les expériences réalisées montrent bien que ce n’est pas la forme en soi des espaces qui est déterminante, mais leur capacité à favoriser des mécanismes de prévention qui reposent sur la gestion et les usages des espaces, leur lisibilité et leur capacité à accompagner les actions de prévention et de lutte contre l’insécurité.
Début 2004, l’Île-de-France comptait 61 réseaux locaux de bus situés pour la plupart en grande couronne. Ces réseaux crées à l’initiative des collectivités locales et des entreprises privées ont pu se développer grâce aux aides régionales à l’investissement, dés1985 et surtout en 1994.
Le concept de réseau défini par la Région a le mérite de la simplicité : en deux mots, il doit être constitué d’au moins trois lignes et être conventionné par une structure intercommunale avec un ou plusieurs exploitants privés. Un réseau local peut, en outre, se définir comme un ensemble de lignes destinées à assurer la desserte par transport en commun routier d’un territoire continu et le plus homogène possible sur le plan urbain ; il doit desservir plusieurs communes contigües constituant un «bassin de vie».
Les lignes de réseau doivent permettre de rejoindre les pôles locaux d’emploi, d’enseignement, les équipements et les gares ou pôles d’échanges. Le maillage des réseaux (lignes de bus et réseau ferroviaire) est un élément essentiel de la politique des transport
Ces réseaux sont très hétérogènes dans leur caractéristiques, (de six bus à Nozay-Val d’Orge Est à 132 pour l’est de la Seine-Saint-Denis, de 15,3 millions de voyages annuels à Cergy-Pontoise où le trafic est maximum et 44 fois plus que celui du pays Créçois, le plus faible.
L’hétérogénéité se retrouve aussi dans les différents types de tissu (agglomération de Paris, villes nouvelles, pôles secondaires, secteurs ruraux et périurbains).
L’ensemble des 61 réseaux intéresse 600 000 utilisateurs réguliers. À l’avenir il faudra hiérarchiser les diverses lignes de bus, lignes de réseaux locaux, lignes de liaisons entre réseaux, lignes express, dont les lignes du futur réseau Mobilien.
Note rapide n° 367
Promenade et randonnée sont des activités de loisirs auxquelles s’adonnent largement les Franciliens. Pratiquées traditionnellement en forêt, elles gagnent, depuis quelques années, l’ensemble de l’espace régional. Pour favoriser la desserte des bases de loisirs par des modes de circulation douce, l’IAURIF a engagé, à la demande du conseil régional, une série d’études préalables à la création d’un réseau de liaisons vertes à l’usage des piétons, des cyclistes et éventuellement des cavaliers. Ce réseau répond à un double objectif alliant déplacements et environnement.