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Octobre 2004

Les conditions de logement en Île-de-France en 2002, octobre 2004

Quelles sont les conditions de logement des Franciliens, que pensent-ils de leur habitat et quel budget y consacrent-ils ?

Dans cette septième édition, l’Iaurif, l’Insee et la Dreif tentent de répondreà ces questions et présentent une analyse approfondie de la situation en Île-de-France. Sur la base des résultats de l’enquête 2002 (5 320 ménages ont répondu, répartis entre Paris, la petite couronne, la grande couronne et l’agglomération parisienne), les auteurs font apparaître les grandes tendances spécifiques à l’Île-de-France ainsi que les ruptures qui se dessinent ou se confirment.
Les caractéristiques sociales des ménages ont été minutieusement étudiées : composition familiale, catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence, statut d’occupation, peuplement des logements, confort des logements, mobilité, revenus des ménages, pour ne citer que les principales, en substance un éclairage précieux sur le parc et ses occupants, notamment les plus mal logés.
On notera la permanence de certaines particularités franciliennes telles qu’une population plus jeune que la moyenne, un niveau de ressources des ménages sensiblement supérieur à la moyenne nationale, mais aussi des disparités plus grandes entre riches et pauvres, la proportion double de cadres, un taux de propriétaires et de maisons individuelles plus faible que dans les autres régions et une proportion de logements sociaux plus importante.

L’amélioration des conditions de logement est réelle, comme en témoigne un nombre croissant de ménages se déclarant satisfaits, notamment, de la bonne isolation phonique et d’un meilleur environnement de leur immeuble. Toutefois, 8 % des ménages vivent encore dans des logements de médiocre qualité.
L’écart des ressources entre propriétaires et locataires, en particulier ceux du secteur social, se creuse et se traduit par un renforcement de la ségrégation spatiale. En Île-de-France, 14 % des ménages, soit 1 800 000 personnes, ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté et ne trouvent pas de logement en rapport avec leur revenu (26 % du revenu sont consacrés à se loger, contre 18 % il y a quinze ans).

Alors que la demande de logement est toujours forte, le rythme de la construction a atteint son niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans, avec 37 000 logements par an. Cette situation pose la question de l’adéquation de l’ensemble des dispositifs fonciers, juridiques et financiers destinés à promouvoir ou stimuler la construction aidée en Île-de-France.

Parmi les points positifs soulignés par cette étude, on remarquera la continuité, même lente, de l’augmentation de l’occupation en propriété, avec une hausse sensible du nombre d’accédants récents, due au recul du chômage, à l’augmentation des revenus, aux prix attractifs et à la baisse des taux d’intérêt entre 1998 et 2001.

État de l’assainissement et du ruissellement en Île-de-France, octobre 2004

Dans la perspective d’une révision du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) de 1996 et des différentes échéances fixées par la directive européenne sur l’eau, l’IAURIF a réalisé une étude sur l’état de l’assainissement et du ruissellement en Île-de-France. Accueillant les deux tiers de la population totale du bassin de la Seine, la région est le principal producteur potentiel de polluants. La maîtrise de son développement et de ses rejets est donc essentielle pour la qualité des eaux.
Parmi les résultats et les préconisations issus de ce document, on notera l’importance accordée à la maîtrise des rejets en nitrates et phosphates dans l’eau, ainsi qu’à la nécessaire prise en compte de nouveaux polluants (pesticides, résidus médicamenteux), présentée comme un enjeu majeur. L’auteur insiste également sur les inondations par débordement de réseau, conséquences de l’imperméabilisation des sols qui devra être mieux intégré dans l’aménagement. D’une manière plus générale, les évolutions législatives vont dans le sens d’un renforcement de la prise en compte de l’eau dans l’aménagement par le biais des schémas de cohérence territoriale, des plans locaux d’urbanisme, compatibles avec le SDAGE et les SAGE (schémas d’aménagement et de gestion des eaux), conformément à la directive cadre sur l’eau.

«L’automobile, fleuron de l’industrie francilienne»,

Note rapide n° 360

Au quatrième rang mondial pour l’industrie automobile, l’Île-de-France doit s’adapter à un marché de plus en plus segmenté, se réorganiser et se redéployer. Comment, dans ce contexte, garder la maîtrise de l’ensemble de la chaîne et maintenir ses unités de production ?
Quelques expériences en France et à l’étranger pourraient répondre à ces questions et inspirer une stratégie en faveur de la filière automobile francilienne.

«Les paysages agricoles franciliens : évolution et diversité»,

Note rapide n° 361

Dans une région urbanisée comme l’Île-de-France, le rôle des espaces agricoles n’est pas seulement celui de la simple production. Source d’équilibre, poumon de nature, ils offrent un apport paysager important par sa diversité et la qualité des espaces ouverts. La connaissance et la reconnaissance de ces espaces sont nécessaires à la réflexion sur la formation de paysages qui répondent à des enjeux nouveaux tant agricoles que citadins.