Alors que le nombre de groupements franciliens ne cesse d’augmenter – 79 en 2004 –, le besoin d’informations sur ces structures émergentes se fait sentir et les demandes affluent, que ce soit de la part des groupements eux-mêmes, des administrations, des organismes ou des partenaires de l’intercommunalité. C’est pour y répondre que la direction régionale francilienne de la Caisse des dépôts et consignations et l’IAURIF viennent de publier un document très complet sur les soixante premiers groupements à fiscalité propre d’Île-de-France créés avant le 1er janvier 2003. Sous la forme d’un gros classeur, ce document propose, par groupement, un dossier de dix à quinze pages permettant de disposer d’éléments objectifs et comparables sur l’activité intercommunale en Île-de-France. Organisé en trois parties, chaque chapitre présente d’abord des informations sur le groupement lui-même : représentation des communes, compétences et réalisations, projets et perspectives, repères financiers. Une deuxième partie traite du territoire intercommunal : données démographiques, données sur l’habitat, dispositifs politiques de la ville, données socio-économiques. Enfin, la dernière partie est réservée aux données financières. Le tout est agrémenté d’une cartographie détaillée.
Deux exemples :
La communauté de communes de Marne et Gondoire en Seine-et-Marne
Elle a pour objectif le maintien des espaces verts inscrits au SDRIF de 1994 au sein d’un territoire très urbanisé. Forte de 35 748 habitants, elle s’attache à définir et mettre en œuvre un projet de développement durable autour de trois axes : aménagement, environnement-cadre de vie, activité économique, habitat, équipements publics. Certaines de ces actions ont été engagées très rapidement.
La communauté d’agglomération de Plaine Commune en Seine-Saint-Denis
Sa situation géographique, aux portes de Paris, et son poids démographique, près de 300 000 habitants, lui confèrent un rôle stratégique. Le développement économique, l’aménagement de l’espace et la mise en œuvre du contrat de plan État-Région 2000-2006 ont constitué les premiers axes de la politique communautaire. À ces projets s’ajoute, entre autres, «l’ambition de réaliser un morceau de ville composée de vrais quartiers», de constituer «un projet d’inclusion sociale des populations existantes et nouvelles dans un rapport facilité d’accès à l’emploi local, un habitat diversifié de qualité, dans une relation identitaire à l’histoire de la Plaine…» (Assises de Plaine Commune, 16 et 17 mai 2003, rapport d’étape).
Un profil représentatif de l’état de l’environnement francilien
Au cours de ses missions, l’IAURIF est amené à créer et utiliser de nombreuses banques de données. C’est particulièrement vrai pour l’environnement, domaine qu’il s’attache à intégrer et spatialiser dans le Système d’information géographique régional (SIGR). En réalisant ce Mémento 2003, l’IAURIF a voulu réunir, organiser et diffuser certaines de ces données sous la forme d’un recueil de chiffres-clés facile d’accès : ceci pour synthétiser et simplifier des informations qui touchent à des phénomènes souvent complexes et dont l’approche quantitative peut être réductrice.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre de partenariats multiples, en concertation avec les départements de l’IAURIF producteurs de données, qu’elles soient liées à l’environnement, l’économie, les transports ou le social, afin de produire des indicateurs croisés entre les différentes thématiques, dans une démarche de développement durable.
En seize courts chapitres, le Mémento 2003 couvre l’ensemble du sujet. Après une présentation géographique, économique et institutionnelle de l’Île-de-France, il traite aussi bien de l’occupation du sol, des espaces naturels, de l’eau, des carrières, des zones agricoles et urbaines, de la densité de l’habitat, de l’indice de végétation et de minéralisation que des transports, du patrimoine au sens large, des déchets, du bruit, de la pollution atmosphérique, des risques naturels et technologiques, de l’énergie, des investissements du secteur industriel pour l’environnement. Ce Mémento 2003 sera progressivement amélioré et annuellement actualisé.
Un état des lieux contrasté
Les études menées en 1996, 1998 et 2000 ont clairement montré la place prépondérante que la recherche francilienne occupe en France, mais aussi en Europe, sans oublier de pointer quelques évolutions défavorables qu’il faut rapidement prendre en compte.
La recherche francilienne reste un pôle d’excellence en France et en Europe. Dotée de ressources scientifiques et technologiques (dépenses intérieures de R&D et personnel de recherche) conséquentes, elle se classe au premier rang des régions européennes pour les dépôts de brevets européens et, au deuxième rang derrière Londres, pour les publications scientifiques, .
Note rapide sur l’économie, n° 360
Fleuron de l’industrie francilienne, la filière automobile place l’Île-de-France à la quatrième place dans le monde. Pour s’adapter à un marché de plus en plus segmenté, cette branche industrielle se réorganise et se redéploie. La région capitale pourra-t-elle, dans ce contexte, garder sa maîtrise sur l’ensemble de la chaîne et notamment maintenir ses unités de production ? Certaines régions françaises ou étrangères ont mis en place des actions pour garder une marge de manœuvre : des exemples qui pourraient inspirer une stratégie en faveur de la filière automobile francilienne.