Les Cahiers de l’IAURIF n°142
Le développement de l’urbanisation en Île-de-France a rendu son territoire de plus en plus vulnérable aux risques majeurs, d’autant que les activités humaines y sont toujours plus nombreuses, diversifiées et en interaction les unes avec les autres.
L’IAURIF a consacré deux de ses «Cahiers» à l’importance de l’aménagement dans la prévention des risques majeurs. Le premier (n°138) a révélé que la connaissance est la première étape de la prévention des risques et analyse les différents types de risques pouvant affecter le territoire régional.
Le n°142, récemment publié, montre clairement que l’existence de ces risques doit être appréhendée par les différents acteurs de l’aménagement et du développement et intégrée en amont de tous les projets. L’évolution réglementaire, avec la mise en œuvre des plans de prévention des risques (PPR), est une étape importante. Les différents bilans dressés par les services de l’État et de la Région, préalablement à la révision du schéma directeur régional (SDRIF) de 1994, convergent pour reconnaître que celui-ci ne prend pas suffisamment en compte la problématique des risques majeurs. En effet, seules les inondations par débordement et ruissellement sont évoquées et font l’objet d’un chapitre spécifique dans les orientations détaillées. Les exigences liées au développement durable, le souhait exprimé de faire de l’Île-de-France la première éco-région d’Europe, sont autant d’éléments qui concourent à une prise en compte accrue des risques majeurs dans le futur schéma directeur. Celui-ci devrait en effet constituer l’un des vecteurs de la politique de prévention des risques et de réduction de la vulnérabilité du territoire francilien.
Une étude de l’IAURIF
Si tous les habitants de la planète avaient le mode de vie et de consommation des Franciliens, il leur faudrait, pour vivre, l’équivalent de trois fois la surface de la terre !
Derrière cette extrapolation se cache une réalité qui peut être estimée et qui commence à s’imposer dans les politiques de développement économique, le progrès social et la protection/valorisation de l’environnement : l’estimation de l’empreinte écologique fait partie intégrante du programme d’élaboration des indicateurs de développement durable engagé par l’IAURIF depuis 2003. L’empreinte écologique est, parmi les indicateurs synthétiques de développement durable, celui qui permet de décrire et d’estimer globalement les pressions qu’exercent les activités humaines sur les milieux naturels.
Dans cette étude, l’IAURIF a cherché à calculer la surface nécessaire aux Franciliens pour produire ce dont ils ont besoin et absorber leurs déchets et nuisances produits par les activités économiques, les déplacements, etc.
Le principe de base en est simple : l’ensemble des données de consommation (alimentation, logement, transport, biens de consommation et services) et de production de polluants et déchets peut être exprimé en équivalent hectare ; la somme de ces surfaces est mesurée en hectares «globaux» productifs pour permettre la comparaison avec les autres surfaces du monde (un ha global représente 2,58 ha réels en France). Elle donne l’empreinte écologique totale qui doit être comparée aux surfaces réellement disponibles. Ainsi on découvre que l’empreinte écologique du Francilien «moyen» est de 5,58 ha «globaux» par an, alors qu’une gestion plus économe et durable de l’espace ramènerait l’empreinte écologique de l’Île-de-France à environ deux hectares par an et par habitant (seuil de durabilité écologique calculé pour la planète).
Note rapide n° 390
Les formes modernes de la compétitivité passent désormais par l’innovation au sens large. Face à ce défi, l’Île-de-France se mobilise pour structurer son système productif autour de l’innovation. L’IAURIF a publié une étude qui vise à repérer les convergences technologiques à fort potentiel de développement au profit de l’ensemble de l’économie régionale.
La note n°390 en donne un bref aperçu.