Une étude de l’IAURIF réalisée à partir de l’enquête «Participation à la vie culturelle et sportive» 2003
L’Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV), réalisée en 2003 par l’INSEE, a élargi une partie de ses investigations aux pratiques sportives des Franciliens sur un échantillon comprenant 1 779 individus, représentatif de la population francilienne âgée de 15 ans et plus.
Grâce au concours de l’INSEE Île-de-France, de la Direction régionale des affaires
culturelles (DRAC), de la Direction régionale et départementale de la jeunesse et des sports (DRDJS) et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de-France (IAURIF), il est maintenant possible d’évaluer dans le dispositif statistique public les pratiques sportives propres aux Franciliens.
Quel est le portrait du sportif francilien ? Quelles sont ses spécificités par rapport aux autres sportifs français, ses pratiques ?
Le nombre de sportifs franciliens oscille entre 4 et 6,5 millions, soit entre 45 % et 72 % de la population âgée de 15 ans ou plus.
La pratique sportive, réservée à une élite il y a encore 50 ans, a gagné de nouvelles couches de la population, comme les femmes, les plus de 60 ans, certaines catégories socioprofessionnelles comme les ouvriers, les artisans, les commerçants. Mais force est de constater que le sportif d’aujourd’hui reste le plus souvent un homme jeune, diplômé de l’enseignement supérieur, actif, avec des revenus élevés.
La pratique sportive, et notamment la pratique fédérale, est encore actuellement une pratique très discriminante socialement, quel que soit l’âge, surtout quand on est une femme. Celles-ci sont, dans l’ensemble, moins sportives que les hommes.
La pratique hors institution ou libre occupe une place prépondérante en Île-de-France comme en province.
Les jeunes franciliens sont tout aussi nombreux à faire du sport qu’en province, mais ils en font moins et de manière moins «encadrée».
Enfin, les Franciliens aiment à peu près les mêmes sports que les provinciaux, avec cependant un intérêt marqué pour les sports aquatiques en piscine.
Note rapide n° 380
On a souvent comparé l’écosystème urbain à un organisme vivant. Comme lui, il vit, se développe, s’épuise et se régénère. Pour assurer ses fonctions vitales, il importe des biens ou les produit, les consomme et en rejette les déchets.
L’Île-de-France n’échappe pas à cette analogie. Ses activités industrielles et urbaines génèrent des nuisances qui influent sur l’environnement et la santé de ses onze millions d’habitants. L’identification, l’évaluation des flux de polluants, leur cycle dans le milieu sont des données nécessaires pour en maîtriser les impacts.
Note rapide n° 379
De plus en plus attractives, les communes rurales d’Île-de-France sont souvent prises entre la nécessité de leur développement et la protection de leur environnement. Peuvent-elles faire, à la fois, le choix de valoriser le bâti et le foncier, préserver le patrimoine et les paysages, tout en soutenant une dynamique de croissance ? Cet exercice difficile suppose la mise au point de toute une série de procédures et d’outils permettant de mieux répondre aux besoins des habitants et des collectivités. Grâce à un ensemble de solutions variées et adaptées à chacun, les bourgs et villages d’Île-de-France peuvent aujourd’hui opter pour différents modes de développement urbain économes en espace.
Note rapide n° 381
Le regard porté sur les paysages a beaucoup changé et l’opinion publique a désormais pris conscience de leur importance. Imperceptible ou brutale, leur évolution est constante et le fait de facteurs multiples, naturels ou humains. Les protéger ne consiste plus à les conserver tels quels, mais à accompagner leur transformation dans une démarche dynamique et vivante. Les paysages franciliens sont, plus que d’autres, soumis à des mutations liées à la pression du développement régional. Certains se trouvent déstructurés, mais offrent des potentialités importantes. Quels sont ces paysages porteurs d’avenir, quels rapports entretiennent-ils entre eux ? C’est par un travail de représentation de ces paysages et une mise en évidence de leurs caractéristiques que l’on pourra répondre à ces questions.