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Septembre 2005

Le Supplément Habitat, n° 39

Ce nouveau numéro s’ouvre sur les résultats d’une enquête que l’IAURIF vient de réaliser auprès de 2 420 habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) d’Île-de-France.
Son objectif, mieux connaître à travers des thématiques diverses (logement, services,
espaces verts, desserte, sécurité, relations sociales de proximité) la perception et l’image que ces Franciliens ont de leur quartier.
Ainsi, contrairement à une idée trop répandue, cette enquête révèle qu’une grande majorité d’habitants de ces quartiers trouve suffisamment de plaisir à y vivre pour les définir comme des lieux agréables : 68 % d’entre eux trouvent leur quartier agréable.
Pour autant, ce regard positif ne doit pas faire oublier les difficultés qui existent, ni les
nuances et les précisions à apporter à cette appréciation : près de 14 % des interviewés sont très satisfaits, 60 % sont satisfaits, 45 % plutôt satisfaits.
Les 27 % de peu satisfaits et 14% de pas satisfaits du tout se trouvent surtout dans les
quartiers où le taux de chômage est le plus élevé (près de 30 %) et sont aussi plus souvent locataires du parc social.
À noter : les ménages avec enfants sont aussi plus nombreux que la moyenne à être insatisfaits de leur quartier. C’est le cas pour 42 % des couples et 48 % des familles monoparentales.
Une série de questions portait sur les espaces extérieurs au logement dans les ensembles résidentiels, la manière dont ils sont aménagés, entretenus et partagés avec les voisins. L’enquête de l’IAURIF montre qu’il existe une réelle insatisfaction des habitants des ZUS par rapport à la gestion de ces espaces : mauvais état des immeubles environnants, dégradation des rues, des routes et des trottoirs, mauvais état et défaut d’entretien des espaces verts.
En réalité, ce n’est ni le bâti, ni le logement ou l’insertion urbaine qui posent le plus de
problèmes aux habitants de ces quartiers, mais la sensibilité aux problèmes d’image et de réputation qui s’y révèle particulièrement forte ; le sentiment d’insécurité des habitants, dont les causes sont complexes, est également plus élevé et plus marqué qu’ailleurs. Enfin, l’inquiétude sur l’avenir des enfants et des jeunes traduit une défiance collective des habitants de ces quartiers vis-à-vis de leur intégration sociale, confirmée par les évolutions des taux de chômage.

L’Atlas de la santé en Île-de-France

Le premier Atlas de la santé en Île-de-France va être publié fin septembre.
Son ambition, mettre les savoirs disponibles relatifs à la santé à la disposition de la population francilienne, de ses élus et des responsables associatifs et institutionnels.
Sous la coordination de la direction régionale des Affaires sanitaires et sociales d’Île-de-France, de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région d’Île-de-France et de l’Observatoire régional de santé d’Île-de-France, les principaux organismes régionaux compétents (ARHIF, CAF IdF, CRAMIF, INSEE, URCAMIF) se sont associés pour mettre en commun leurs connaissances. La qualité du document traduit bien le succès de ce partenariat État-Région.
Premier constat, l’état de santé des Franciliens est globalement bon. Leur espérance de vie à la naissance est particulièrement élevée en raison d’une moindre mortalité par maladies cardio-vasculaires et par accidents : 77,1 ans pour les hommes et 83,4 ans pour les femmes contre 75,5 ans et 82,8 ans en France métropolitaine.
Toutefois, des disparités de mortalité importantes existent entre les départements franciliens, reflets pour une grande part de leur profil sociodémographique.
Le premier chapitre donne des éléments de démographie très éclairants pour l’observation sanitaire, le deuxième explore les spécificités de la santé des Franciliens. L’offre de soins est décrite dans le troisième chapitre. Quant au dernier, il aborde les questions de la prise en charge des personnes âgées dépendantes, de celles souffrant de handicaps et de l’accès aux soins des populations défavorisées.

En Île-de-France, les intercommunalités se créent à un rythme soutenu

État des lieux au 1er janvier 2005. Note rapide n° 391

Contrairement à la tendance nationale, le regroupement intercommunal fait preuve, en Île-de-France, d’un dynamisme toujours marqué en 2004. Il concerne, aujourd’hui, plus de la moitié de la population francilienne. Cette évolution est particulièrement sensible, cette année, dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Élaborée en collaboration avec l’Assemblée des communautés de France (ADCF), cette note fait le point sur le paysage intercommunal d’Île-de-France.