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Avril 2006

Les «pôles touristiques régionaux prioritaires» en Île-de-France

L’augmentation du temps de loisirs, le nombre croissant de nouveaux retraités, les perspectives de développement du tourisme mondial vont entraîner une augmentation rapide de l’activité touristique, phénomène que les territoires devront anticiper. Comment ? Par une diversification de leur offre touristique, adaptée à des demandes nouvelles de la part d’une clientèle qu’il faut fidéliser.

L’IAURIF a analysé l’une des politiques mises en place par le conseil régional d’Île-de-France en faveur du développement touristique des territoires franciliens.

En Île-de-France, la présence de Paris crée une situation particulière. L’image très forte de la capitale occulte toute autre identité territoriale, hormis quelques sites célèbres comme Versailles ou Disneyland® Resort Paris. De plus, les Franciliens ont tendance à quitter l’Île-de-France lorsqu’ils ont quelques jours de vacances, et gagnent les régions limitrophes.

Seule une politique régionale globale, planifiée à moyen terme, une mobilisation collective, un plan d’action d’envergure permettront aux départements franciliens de devenir des destinations touristiques à part entière.

Depuis six ans, la Région mène une politique volontariste en faveur du développement et de la diffusion de l’activité touristique, qui représente 45 millions de visiteurs par an, 10 % du PIB régional et environ 600 000 emplois directs et indirects.

Inscrits dans le contrat de plan État-Région 2000-2006 et dans le schéma régional du tourisme et des loisirs en Île-de-France 2000-2010, les pôles touristiques régionaux prioritaires sont des outils de développement local et jouent un rôle important dans l’aménagement du territoire régional.

Si l’image de Paris sert de locomotive, ces pôles prioritaires doivent fédérer une identité lisible, plus locale et attractive pour les visiteurs franciliens, français et étrangers, valorisant l’authenticité et la diversité des territoires d’Île-de-France. Ils doivent répondre à six objectifs principaux : créer de nouvelles zones touristiques complémentaires de Paris ; accompagner les projets de développement dans une logique de marché et/ou dans une logique à vocation sociale ; mettre en cohérence l’activité touristique et la politique d’infrastructures, d’information, de communication ; faire bénéficier les territoires des retombées économiques du tourisme et développer l’emploi ; renforcer l’attractivité d’un territoire dit «touristique» et, à travers elle, l’attractivité de la destination touristique Paris-Île-de-France ; enfin, concentrer les moyens d’intervention publics.

Au nombre de huit, répartis dans l’ensemble des départements franciliens à l’exception de celuides Yvelines, les pôles touristiques constituent déjà une réponse aux attentes des Franciliens. Toutefois, certaines mesures permettraient d’en améliorer le fonctionnement et d’optimiser l’action régionale. Ainsi, l’établissement d’une programmation pluriannuelle, par exemple dans le cadre d’un contrat de territoire entre les différentes parties concernées, la simplification des règles de financement pour plus d’efficacité et de souplesse, l’affirmation claire de l’objectif de développement économique de cette politique afin que l’effort financier porte essentiellement sur des projets d’intérêt régional, la possibilité de dépasser les «frontières» départementales, voire régionales, pour le développement de l’action des pôles sont-ils des pistes de réflexion à envisager. Enfin, le respect des objectifs de la politique régionale visant à faire de l’Île-de-France une «éco-région» doit être un préalable à toute action.

Les services de transport à la demande

L’IAURIF vient de réaliser une analyse des services de bus à la demande en Île-de-France. Cette note, destinée au STIF et aux collectivités locales, propose un état des lieux de ce système de transport en Île-de-France et en explore les capacités de développement.
Un service de bus à la demande est ouvert à tous ou réservé aux seuls abonnés. Il permet à l’usager d’aller d’un point à un autre à l’intérieur d’un périmètre et à des horaires prédéfinis. L’itinéraire des services est fixé en fonction de la demande de déplacements. Il peut être mis en place quand le trafic est faible, pour desservir une zone d’habitat peu dense ou fonctionner en période creuse.
En Île-de-France, on dénombre, fin 2005, moins d’une quinzaine de services réguliers ainsi organisés ; il en existe trois en Seine-et-Marne, trois dans les Yvelines, trois dans le Val-d’Oise, et cinq en petite couronne. Les projets en cours sont pratiquement aussi nombreux que les réalisations.
Les transports à la demande peuvent aussi répondre à des besoins de déplacements domicile-travail, éventuellement pour des horaires décalés, à l’instar du projet de la communauté d’agglomération d’Évry Centre-Essonne, qui permet à une main-d’œuvre peu qualifiée et aux revenus insuffisants pour disposer d’une voiture d’accéder à l’emploi.

Les groupements à fiscalité propre et la gestion de l’eau

Note rapide n°415

Six ans après l’adoption de la loi Chevènement consacrant le rôle des groupements à fiscalité propre, quel premier bilan de leurs actions dans le domaine de la gestion de l’eau peut-on dresser en Île-de-France ? À quels grands enjeux se trouvent-ils confrontés ? Leur émergence contribuera-t-elle, pour l’avenir, à l’objectif de gestion durable de l’eau ? Ces questions prennent tout leur sens dans le contexte actuel de révision du schéma d’aménagement et de gestion des eaux, du schéma directeur de la Région d’Île-de-France et, enfin, du débat parlementaire relatif au projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques qui sera présenté à l’Assemblée nationale début mai.

Services de transport à la demande . Préconisations pour la mise en place de tels services en Île-de-France