Les Cahiers de l’IAURIF n°144
Ce cahier marque un double anniversaire : celui de quarante années de présence de l’IAURIF au Liban, celui aussi de quinze années de paix civile et de reconstruction réussie. Résolument tourné vers l’avenir, le Liban a choisi de se doter d’un nouveau projet incarné par le schéma d’aménagement du territoire libanais (SDATL), dont les grandes lignes directrices portent sur la structure urbaine, les réseaux de transport et l’environnement. L’IAURIF en a assuré la réalisation avec un ensemble de partenaires.
Cette contribution essentielle, qui s’est déroulée entre 2002 et 2004, a bénéficié de la capitalisation progressive des analyses, des études et des projets effectués pour le compte de différentes autorités de ce pays, en particulier le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) et la Direction générale de l’urbanisme (DGU). La reconstruction terminée, le Liban a vécu une période charnière qui l’a amené à regarder le passé et à rendre hommage à la véritable aventure urbaine qui a changé le visage de ce pays et lui a redonné sa place sur la scène internationale. À ce titre, l’image de Beyrouth associée à celle du Liban est devenue l’emblème du renouveau, du dynamisme, du rayonnement économique et culturel. Beyrouth représente, en effet, l’espace de tous les enjeux au Liban. Elle concentre l’essentiel des politiques d’aménagement après la guerre, et porte les projets les plus ambitieux de tout le bassin méditerranéen :
réalisation de grandes infrastructures d’échanges, aéroport, port, routes internationales, réseaux de télécommunications et grands projets d’aménagement urbain.
Projet phare et priorité évidente : reconstruire le centre historique, symbole de l’unité nationale retrouvée et du renouveau économique. Mais aussi restructurer la banlieue sud qui concentre les quartiers les moins intégrés de l’agglomération, à travers Élyssar, le plus grand projet d’aménagement urbain de la Méditerranée. Enfin, réhabiliter les grands équipements publics.
La première mission de l’IAURIF remonte à 1965. Elle a été suivie d’interventions régulières en réponse à des demandes des autorités libanaises ou dans le cadre d’actions de coopérations initiées par l’État français ou le conseil régional d’Île-de-France. Pendant ces années, l’IAURIF a été une force de proposition qui a aidé à conduire les évolutions du Liban, au travers notamment du plan transport du Grand Beyrouth de 1995, du projet de reconstruction du centre-ville en 1992 et 1993, de la réhabilitation du Bois des pins, du plan de reconstruction des quartiers de l’ancienne ligne des combats, de la réhabilitation et la protection du littoral, du développement du sud Liban et, enfin, du schéma directeur d’aménagement du territoire libanais.
L’Île-de-France produit, annuellement, un peu plus de 5 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés, chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale. Leur traitement est complexe, notamment par l’incinération dont le principe est, aujourd’hui, quelque peu controversé.
L’IAURIF vient de publier une étude qui présente une information très complète sur ce sujet et permet de mieux connaître la nature des polluants émis par l’incinération, l’exposition de la population à ces polluants, leurs effets sur la santé et, enfin, la situation spécifique de l’Île-de-France.
Note rapide n° 407 et n° 408
L’IAURIF a analysé les secteurs les plus pauvres de l’Île-de-France à travers deux Note rapide. La première présente un état des lieux qui permet de les situer et de mieux connaître ceux qui
y vivent : ces territoires ont été majoritairement urbanisés après la guerre, le logement collectif (90 %) et le parc HLM (55 %) dominent le paysage, le revenu moyen de leurs habitants est deux fois plus faible que celui de l’ensemble des Franciliens.
La seconde présente une analyse typologique de ces territoires qui montre leur grande diversité en matière de tissu urbain, de localisation géographique, de peuplement et, enfin, de processus sous-jacents à leur constitution.
Note rapide n° 410
L’Île-de-France offre une large palette d’activités culturelles, diversifiées et de grande qualité, très appréciées des Franciliens. Ceux qui s’y adonnent ont un profil bien précis : ils sont citadins, diplômés et bien rémunérés, plus parisiens que franciliens. Leurs motivations viennent souvent d’un vrai goût pour l’art, d’une curiosité certaine et, bien sûr, du besoin de se distraire.
L’accès à la culture n’est pas toujours facile et suppose du temps libre, la proximité des lieux de pratique, des moyens financiers une éducation et une sensibilisation aux domaines qu’elle recouvre.