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Novembre 2006

Les fiches repères de la rénovation urbaine

Aborder de façon concrète les questions opérationnelles posées par la mise en œuvre des projets de rénovation urbaine, tel est l'objectif de la série fiches repères de la
rénovation urbaine intitulée "Gestion urbaine de proximité et projets de rénovation urbaine". Cette série de huit fiches, publiées par l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), s'appuie sur un travail d'expertise et d'analyse réalisé par l'IAURIF pour le compte de l'agence. Ces fiches présentent des démarches partenariales innovantes et explicitent leurs orientations et leurs conditions de réussite.

Les premières démarches de gestion urbaine, engagées en 1999, avaient pour objectif d'améliorer le fonctionnement des quartiers en politique de la ville.
Résultat : des améliorations de l'entretien et de la tranquillité publique et la prise de conscience de l'importance d'une gestion concertée entre les collectivités locales, les bailleurs sociaux et les propriétaires privés. Aujourd'hui, la gestion doit être considérée comme composante indispensable du projet urbain, comme une des conditions pour garantir la pérennité des investissements et accompagner le projet de la conception à la fin des travaux.

La première des fiches thématiques insiste sur l'importance de la prise en compte des habitants dans le réaménagement des espaces et de leur implication dans la mise en pratique de nouvelles règles d'usage. Méthodes et outils nécessaires aux dispositifs d'implication des habitants devraient sensibiliser élus et professionnels pour une mise en œuvre efficace.

Les fiches suivantes traitent, successivement, de l'importance :

  • d'intégrer, dès la conception du projet, les nouveaux modes de gestion et d'usage engendrés par la rénovation,
  • de maintenir la qualité des espaces collectifs et services à l'habitat au cours de la démolition et du chantier,
  • d'améliorer la tranquillité publique enjeu majeur pour les élus, les habitants, les professionnels,
  • de prendre en compte, dans le projet de rénovation, le traitement des déchets ménagers et des encombrants, enfin,
  • de pérenniser les investissements importants réalisés dans le cadre d'opérations de rénovation urbaine, par une gestion coordonnée et la mise en place d'évaluation des futurs coûts de gestion du quartier.

Les pressions foncières dans les milieux agricole et naturel

Un marché en pleine mutation, marqué par une nette tendance à la hausse des prix et à la présence croissante des acteurs "non agricoles".

Entre 1994 et 2004, le marché des terres agricoles et naturelles est resté stable en surface globale, ce qui peut surprendre lorsque l'on sait que les ventes ont augmenté et que le volume financier a connu une croissance continue depuis 1994. Ce double décalage s'explique, dans le premier cas, par une réduction de la taille des surfaces vendues, dans le deuxième, par une augmentation des prix qui sont passés de 1,40 euros le m2 en 1994 à 3,23 euros en 2004.

C'est donc un marché en pleine mutation qui est analysé dans cette nouvelle étude de l'IAURIF réalisée avec la SAFER Île-de-France sur une période allant de 2000 à 2004.

Parmi les faits nouveaux et marquants, on note une prédominance des acteurs "non agricoles" qui ont acquis 54 % des surfaces vendues en 2004. Deux marchés coexistent désormais, un marché "agricole" stable en nombre de ventes, portant sur des grandes surfaces, à des prix peu élevés mais en pleine inflation et un marché "non agricole" en pleine croissance avec surfaces plus petites, acquises à des prix élevés. Cette forte croissance est due en partie à la hausse, depuis 2000, du marché des propriétés comprenant du bâti à usage d'habitation, secteur dont sont exclus les agriculteurs et qui pose, désormais, le problème du besoin de la construction de nouveaux bâtiments agricoles.

La pratique de prix élevés, pour des opérations sans valorisation possible de l'agriculture, pose d'abord le problème de l'appropriation croissante de surfaces agricoles par des acteurs non agricoles et surtout celui d'une inflation sur l'ensemble du secteur pouvant entraîner un retrait progressif de l'agriculture.Les espaces naturels subissent moins de pression, mais connaissent aussi une forte augmentation de leurs ventes, à des prix élevés et pour des usages souvent en contradiction avec la préservation écologique des lieux et l'usage qui doit en être fait.

Ces tensions sur le marché des terres agricoles et naturelles existent, à des degrés divers, sur l'ensemble du territoire régional, plus fortes en ceinture verte et de moins en moins importantes au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'agglomération.

Il faut, dès lors, s'interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour préserver l'équilibre entre espaces ruraux et espaces urbanisés, faute de quoi, le monde agricole s'effacera devant les logiques de rentabilité économique, évolution qui posera, entre autres problèmes, celui de l'entretien des espaces agricoles et naturels et celui de la transformation des paysages et de leur fonctionnalité.

Les pressions foncières dans les milieux agricole et naturel . Analyse du marché foncier observé par la SAFER Île-de-France (1994-2004)