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Décembre 2007

La situation du logement dans six pays d’Europe

L’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont été comparés dans cette nouvelle étude de l’IAURIF.
Première constatation, ces six pays qui connaissent ou connaîtront une stagnation puis un déclin démographique, ont encore d’importants besoins en logement neufs pour répondre à la demande des ménages dont le nombre est actuellement en nette augmentation.
La construction reste ralentie, sauf en Espagne et dans une moindre mesure aux Pays-Bas. Deux raisons à cela, une offre foncière peu adaptée et le choix de constructions neuves destinées aux accédants à la propriété au détriment du logement social et du locatif privé.
Pour cette raison, les jeunes Espagnols, Britanniques et Italiens ont plus de mal qu’en France à trouver un logement.
L’étude souligne que dans tous les pays développés, 15 à 20 % du patrimoine des résidences principales devraient relever du secteur locatif social ou privé à loyers encadrés afin de répondre à la demande des jeunes et à celle des ménages qui ne seront jamais propriétaires.
Au delà des constantes observées dans chacun des pays étudiés, quelques différences sont relevées :
- l’Italie et l’Espagne souffrent d’un manque aigu de logements locatifs à loyers abordables, notamment pour les jeunes ;
- le Royaume-Uni joue la carte du logement social mais, en même temps, celle de l’accession à la propriété : or, celle-ci, très coûteuse a contribué à écarter les classes moyennes et à relancer le secteur locatif privé ;
- en France, le parc de logement est important et la construction a augmenté dans les dernières années ; les statuts d’occupation (propriétaire occupant, location sociale, location privée) sont et resteront diversifiés ; toutefois, les déséquilibres locaux persistent, notamment dans l’agglomération francilienne et sur la Côte d’Azur ;
- l’Allemagne, pays le plus peuplé avec 83,532 millions d’habitants, présente une situation originale : les logements y sont très nombreux (trop, peut-être) surtout dans l’ancienne Allemagne de l’Est, les prix sont stables, les loyers évoluent peu ; l’accession à la propriété, pourtant encouragée par les pouvoirs publics, est fortement concurrencée par une offre locative privée abondante et à loyers tempérés.

Habiter ou travailler près d’une gare de banlieue

Quels effets sur les comportements de mobilité ?

«Les quartiers de gare doivent être des lieux privilégiés de la densification, tant en termes d’offre d’habitat que d’emploi, afin d’améliorer la mobilité des Franciliens et de mieux rentabiliser les investissements publics réalisés ou à venir»
L’objectif du SDRIF est clair : encourager l’utilisation des transports en commun.
L’IAURIF a mené une étude sur ce sujet en se demandant si le fait d’habiter ou de travailler près d’une gare incite à moins utiliser sa voiture et davantage les transports en commun. Ce choix est-il dû à la proximité de la gare, aux meilleurs niveaux d’équipement en services et commerces qui caractérisent les quartiers de gare ou à d’autres critères plus personnel liés aux individus.
Une première analyse a été effectuée sur la base d’une comparaison des caractéristiques socio-économiques
des ménages qui habitent près d’une gare et de ceux qui en sont plus éloignés. De même pour ceux qui travaillent près d’une gare et ceux qui en sont loin. Pour chacun des groupes, une comparaison de leur relation aux différents modes de déplacements, a été effectuée.
Une seconde analyse a permis de déterminer dans quelle mesure ces différences observées étaient imputables à la proximité de la gare et non à d’autres caractéristiques des ménages.
Habiter ou travailler près d’une gare s’accompagne naturellement d’une moindre mobilité automobile et d’un recours plus fréquent aux transports collectifs, et ce, d’autant plus que l’on est loin de Paris.
L’impact de la proximité d’une gare sur l’utilisation de la voiture s’avère être réel mais au même titre que d’autres facteurs aussi différents que l’habitat ou la présence d’enfants. Il reste, toutefois, faible par rapport à d’autres déterminants comme le taux de motorisation, la proximité du lieu de travail, le sexe, l’âge et l’activité.
L’étude suggère des modalités d’application concrètes de l’orientation du SDRIF : la densification en habitat est d’autant plus «payante» que l’on s’éloigne de Paris, par contre, densifier en bureaux, activités et équipements est toujours efficace quelque soit la distance à la capitale.

Le tourisme fluvial en Île-de-France : une image à valoriser

Note rapide n° 441

L’Île-de-France dispose de 700 km de voies navigables et se situe au carrefour des grandes voies de transit du tourisme fluvial. Plus d’une trentaine de ports fluviaux peuvent accueillir des bateaux permanents et les ports fluviaux urbains sont complets toute l’année. Cette saturation des équipements révèle une carence en infrastructures, aggravée par un manque de qualité de l’existant.
Au moment où les villes se tournent de nouveau vers leur voie d’eau, le fleuve apparaît dans le schéma régional du tourisme et des loisirs comme un élément incontournable du développement touristique régional.

La situation du logement dans six pays d'Europe . Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni

Habiter ou travailler près d'une gare de banlieue . Quels effets sur les comportements de mobilité ?