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Mai 2007

Grands projets urbains en Europe : conduire le changement dans les métropoles

Les Cahiers de l’IAURIF n°146

Les projets urbains d’envergure sont l’un des outils de mise en oeuvre des stratégies d’aménagement et de développement des grandes métropoles. Ambitieux et innovants, ces projets symbolisent le dynamisme des villes qui s’adaptent à un monde en perpétuelle évolution. Ce sont aussi des leviers puissants du renouvellement urbain et de l’expérimentation grandeur nature d’un urbanisme plus durable.
Le Conseil régional d’Île-de-France a affirmé sa volonté de conduire le changement de la métropole francilienne en adoptant son nouveau schéma directeur.
Comme la plupart des métropoles européennes, l’Île-de-France est, aujourd’hui, confrontée à trois grands défis : réduire les inégalités territoriales, sociales et environnementales, anticiper les mutations climatiques et énergétiques, développer l’emploi, l’excellence économique et son rayonnement dans le monde, autant de questions auxquels les grands projets urbains apportent des réponses spécifiques et originales.
Londres, Berlin, Amsterdam, Milan, Barcelone, Copenhague, Glasgow, Rotterdam, Gênes… sont parmi les métropoles porteuses de projets qu’analyse le dernier numéro des Cahiers de l’IAURIF sous l’angle des stratégies et des conditions de leur réalisation, dans la perspective d’en tirer des enseignements pour l’Île-de-France.
La plupart des exemples présentés portent sur la transformation en profondeur de sites de grande dimension et affichent des objectifs quantitatifs à long terme (20-25 ans) importants : en moyenne entre 5 000 et 20 000 nouveaux logements et entre 10 000 et 60 000 nouveaux emplois. Ils concernent des sites à fort potentiel qui exigent généralement une intervention publique importante pour assurer leur développement.
L’intensité urbaine y est recherchée à travers la centralité, la densité et la mixité.
Leurs ambitions sont nombreuses et quelquefois contradictoires : régénération économique et urbaine, développement économique et culturel, réduction des disparités sociales et territoriales, réduction de l’empreinte écologique etc..
Si l’impact réel des grands projets sur les économies métropolitaines est difficile à mesurer, il est certain qu’ils apportent une réponse significative aux multiples besoins des métropoles (construction de logements, de bureaux, d’espaces d’activités pour la recherche et le développement, de grands équipements, etc.) et qu’ils contribuent fortement à la métamorphose de certains territoires urbains dégradés. Souvent associés à l’organisation d’un événement de notoriété internationale, ils ont montré leur capacité à changer radicalement la perception interne et externe de ces métropoles.

L’enclavement résidentiel en Île-de-France

Première étape d’une étude réalisée sur la base des données d’information géographique de l’IAURIF.

La croissance des lotissements dits «enclavés» (depuis un simple décrochage de la voie publique jusqu’au lotissement sécurisé, fermé, gardienné, surveillé) résulte de différents facteurs : choix de «l’entre-soi» et de la sécurité, mode de construction, jeu des acteurs entre collectivités publiques et promoteurs privés…
Cette évolution pose la question de la nature du développement périurbain en Île-de-France. Pour y répondre, une analyse des formes et du développement de l’enclavement résidentiel dans la couronne périurbaine a été réalisée afin de mieux cerner les enjeux en termes d’urbanisme et d’aménagement. En Île-de-France, ce phénomène est loin d’être marginal.
Dix sept secteurs comprenant 77 communes franciliennes ont été retenus pour cette étude. Ils forment une couronne autour de Paris (30km à vol d’oiseau) majoritairement dans la ceinture verte. Les ensembles enclavés y représentent 40% de l’habitat individuel. L’enclavement résidentiel se caractérise d’abord par des configurations de voiries, boucle, impasse ou «raquette», qui suppriment toute fonction «passante» et à partir desquelles peuvent se constituer des ensembles enclavés plus ou moins complexes. Par ailleurs, leur intégration à la commune varie selon qu’il s’agisse d’un développement planifié et organisé par une grille «viaire» comme dans les villes nouvelles, ou d’ensembles construits loin du centre urbain sur des terres agricoles ou forestières.
Quel peut-être l’avenir de ces territoires dont les morphologies sont peu mutables et rendent difficile le fonctionnement de la ville ?
Si ces espaces résidentiels rencontrent un certain succès chez les résidants pour la tranquillité qu’ils y trouvent, l’enjeu est celui de la qualité du tissu résidentiel périurbain, qui doit répondre aux attentes des résidents comme aux besoins d’un aménagement organisé et durable.

Disparités de richesse fiscale en Île-de-France : bilan et perspectives

Note rapide n° 426

La richesse fiscale est très inégalement répartie entre les communes franciliennes et peut varier de 440 euros à 2 235 euros par habitant soit un écart de 1 à 5 (2005). Ainsi, les dix communes les plus «pauvres» et les dix plus «riches» sont loin de disposer des mêmes moyens pour assurer les services essentiels à leur population.

L’IAURIF lieu de rencontres et de débats

Les tables rondes sur l’innovation

C’est sur le thème des Campus en Île-de-France que l’IAURIF a ouvert en septembre dernier une série des débats ayant trait à l’innovation.
Une deuxième table ronde, animée par André-Yves Portnoff, (Futuribles) se tiendra le 19 juin prochain à 9h pour débattre, de la «culture de l’innovation». Les entreprises et le monde de la recherche témoigneront, d’abord, du rôle des facteurs culturels dans le processus d’innovation : frein ou facilitateur ?
Le débat portera ensuite sur les vecteurs qui peuvent encourager une culture de l’innovation au sein du grand public, des institutions, de la société civile et de la sphère éducative, enfin sur - l’identification des lieux pouvant stimuler les interactions entre l’innovation et le public.