Au 1er janvier 2008, l’Île-de-France disposait de 70 000 places d’accueil pour des personnes sans toit ou menacées de l’être, ou qui ne peuvent bénéficier d’un logement « classique ». Héritiers d’une tradition ancienne, ces dispositifs se sont, au cours des cinquante dernières années, multipliés et « spécialisés » pour faire face à la diversité des détresses. Aujourd’hui, ces dispositifs offrent trois types de solutions spécifiques aux situations des plus démunis :
Parmi les 70 000 places recensées, 38 % sont consacrées à l’urgence (CHU, hébergement de stabilisation et nuitées d’hôtel), 20 % à l’insertion (centres d’hébergement et de réinsertion sociale, centres d’accueil des demandeurs d’asile, centres maternels) et 42 % aux dispositifs destinés aux personnes proches de l’autonomie (foyers de jeunes travailleurs, résidences sociales, aide au logement temporaire).
À ce jour, la moitié des places de l’ensemble des dispositifs régionaux est concentrée à Paris, une représentation bien supérieure au poids démographique de la ville dans la région (19 %), mais qui s’explique par le caractère « grande métropole » de la capitale, toujours attractif pour les populations pauvres.
La petite et la grande couronne offrent, quant à elles, environ 25 % des places chacune.
Les Cahiers de l’IAURIF n° 147
Contrairement aux idées reçues, c’est le bâtiment (habitat et tertiaire confondus) qui représente la plus grosse part des consommations énergétiques en Île-de-France (hors trafic aérien), soit plus de 60 % : deux tiers pour l’habitat et un tiers pour le tertiaire. C’est également le secteur où la consommation énergétique progresse le plus rapidement.
La France s’étant engagée à réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, cela suppose que les collectivités locales soient sensibilisées et aient une bonne connaissance de la situation, des marges de progrès et des scénarios d’évolution. Le n°147 des Cahiers « Contraintes énergétiques et mutations urbaines » répond à ce besoin de bilan et de prospective. Il reprend les réflexions et conclusions des sept ateliers de prospective organisés en 2007 par l’IAU île-de-France et l’ARENE sur la problématique énergétique de l’habitat et des bureaux, des transports, des activités économiques, de la gestion de l’espace (formes et densités urbaines), de la production locale d’énergies renouvelables, en analysant aussi l’évolution des comportements.
Ces travaux permettent aujourd’hui d’appréhender de manière plus pertinente le risque énergétique et les enjeux liés au changement climatique au niveau de l’aménagement d’une métropole comme l’Île-de-France.
Retrouvez la totalité de l’information sur le site de l’IAU île-de-France : www.iau-idf.fr
Note rapide n° 442
Parmi les 500 plus grands groupes mondiaux, un tiers possède un siège en Île-de-France.
Concentrés dans les grandes métropoles, les sièges sociaux d’entreprise sont la vitrine de
l’attractivité régionale.
En mutation permanente, ils attirent d’autres activités, avec un impact fort sur l’emploi et une valorisation importante du territoire sur lequel ils sont localisés.
L’IAU île-de-France vient de réactualiser la carte des limites administratives en Île-de-France : départements, arrondissements, circonscriptions, cantons et communes.
Retrouvez l’ensemble de la cartographie mise à disposition sur son site : www.iau-idf.fr