
Une étude de l'IAU île-de-France
Le tissu industriel francilien a connu au cours des 30 dernières années de profondes mutations. Cette tendance n'est pas spécifique à l'Île-de-France et cache des évolutions positives : l'intégration de process économes en main d'œuvre, l'externalisation de fonctions reprises en partie par les services (comptabilité, nettoyage, sécurité), l'internationalisation des entreprises françaises créatrices d'emplois hors de nos frontières (près de 5 millions) et, de manière indirecte, de nombreux emplois en France et enfin, la montée au cours des années 90 de l'emploi intérimaire non comptabilisé dans les effectifs industriels. C'est ainsi que les emplois industriels recensés en Île-de-France ont diminué de 1 200 000 depuis 1975.
L’IAU île-de-France qui observe ces mutations depuis plusieurs années, leur a consacré une étude qui met en évidence ces transformations.
La première partie, menée en partenariat avec la direction régionale de l’INSEE, porte sur la période 1994-2000 et relativise l’impact de la forte chute des emplois industriels (650 000 en 25 ans).
Une étude réalisée par l'IAU île-de-France, la Chambre régionale de commerce et d'industrie -Paris-Île-de-France et la Direction régionale de l'INSEE d'Île-de-France.
En 2007, l'Île-de-France a enregistré la création de plus de 75 000 entreprises et figure, ainsi, au premier rang des régions françaises. Une entreprise sur quatre se crée dans les activités de conseil et assistance alors qu'en province le commerce de détail et la construction prédominent. La forte orientation des créations d'entreprises vers les activités innovantes est une spécificité francilienne et a un effet d'entraînement sur l'ensemble de la région.
La moitié d'entre elles se trouve au cœur de l'agglomération, à Paris et dans les Hauts-de-Seine.
La Seine-Saint-denis et le Val-d'Oise qui accueillent 18% des créations se distinguent des autres départements d'Île-de-France : le commerce et la construction y attirent plus de la moitié des créateurs.
La création d'entreprises est un indicateur économique à part entière. Il reflète le dynamisme de la région, la capacité du tissu productif à se renouveler et à intégrer les mutations économiques et évolutions des marchés.
Contrairement à l'image simpliste d'une région capitale trop urbanisée et pauvre en espaces naturels, l'Île-de-France est, en réalité, riche en terres agricoles, forêts, parcs et jardins sur 80% de son territoire. Le territoire régional accueille le quart de la flore française Il est occupé à 14% par des parcs naturels régionaux et à 21,6% par des zones d'intérêt écologique inventoriées. Il offre au public 88 000 ha de forêts ainsi que près de 6000 km d'itinéraires de randonnée pédestre.
Ce mémento regroupe les chiffres-clés de l'environnement, issus des nombreuses banques de données créées par l'IAU île-de-France. Largement illustré il présente, tous les trois ans, un profil représentatif de l'état de l'environnement de l'Île-de-France.
Prochaine édition en 2010.
4 décembre 2008 : "valoriser le Fleuve en Île-de-France". Première d'une série de quatre sur les rapports du fleuve et du territoire.
11 décembre 2008 : "Migrations et métropoles". Première d'une série de cinq sur l'incidence des migrations sur la recomposition et le fonctionnement des métropoles.
12 décembre 2008 : quatrième rencontre du Club des aménageurs sur le thème : "comment maintenir des PME-PMI en zone dense francilienne ? "