Une étude de l'IAU île-de-France
Souvent utilisé, le terme "Bassin de vie" recouvre plusieurs réalités : bassin d'équipement, zone de chalandise, zone d'attraction ou de services, bassin de vie quotidienne ou bassin de proximité. La définition d'un bassin de vie induit le plus souvent l'identification d'une centralité au sein d'un territoire et une notion d'accessibilité à des services.
Il est difficile de faire émerger une géographie unique des bassins de vie, leur périmètre pouvant varier d'une thématique à l'autre : par exemple, un centre hospitalier ne recouvre pas le même territoire qu'un lycée.
En Île-de-France, les bassins de vie s'observent davantage en grande couronne et particulièrement aux franges de la région (Est seine-et-marnais et Sud essonnien) où les espaces sont moins sensibles à l'attractivité de l'agglomération centrale. Au sein de cette dernière, les flux s'entrecroisent et les espaces de vie se recouvrent, rendant leur délimitation difficile.
Au contraire, au-delà de l'agglomération centrale, l'organisation urbaine de grande couronne est plus régulière et moins dense, engendrant l'élargissement des aires d'attraction. La structuration de l'espace rural est alors visible, s'organisant autour de noyaux urbains historiques tels que Meaux, Coulommiers, Provins, Montereau, Melun, Fontainebleau, Nemours, Étampes, Dourdan, Rambouillet, Houdan et Mantes.
Dans ces zones, l'espace temps s'agrandit du fait de l'usage de l'automobile. Structurés à différentes échelles, les déplacements des Franciliens nécessitent une amélioration de l'offre de transport collectif au sein de ces bassins de vie. Cet objectif, inscrit dans le projet de SDRIF, suppose une meilleure organisation des réseaux pour développer des transports aux échelles des villes et de leur bassin de vie. Une responsabilité que le STIF (Syndicat des transports d'Île-de-France) a la possibilité de déléguer en partie à des autorités de proximité.
Une étude de l'IAU île-de-France
Comment sont répartis les équipements sur un territoire ? Sur quels critères identifier les pôles d'équipement et comment mesurer leur rayonnement ? Quels sont les territoires sous équipés ?…
Autant de questions que tous les acteurs de l'aménagement et du développement (collectivités, services de l'État, bureaux d'études….) se posent et auxquelles il est difficile d'apporter des réponses simples.
L'IAU île-de-France a procédé à une "mise à plat" des informations disponibles sur le territoire régional en matière d'équipements et de services, après avoir établi une nomenclature hiérarchisée identifiant plusieurs catégories d'équipements (petite enfance, éducation-formation, sanitaire et médico-social, culture, sport et loisirs, commerce) : une première étape.
Note rapide n° 451
Les territoires ne disposent pas des mêmes atouts pour faire face aux mutations économiques. Une analyse des territoires franciliens (hors Paris), qui repose sur quatre facteurs de vulnérabilité, révèle une faible exposition aux risques de mutations. Un tiers des territoires serait cependant exposé, soit 20 % de l'emploi.
Note rapide n°452
Depuis 2001, l'IAU île-de-France réalise des enquêtes de victimation auprès des Franciliens âgés de 15 ans et plus. Objectifs : mesurer l'évolution de la délinquance et de l'insécurité perçue par les Franciliens et mieux connaître les victimes.
La quatrième enquête, menée en janvier 2007, s'est effectuée sur la base d'un échantillon plus large (15 000 au lieu de 10 500).
Elle montre que la proportion des Franciliens déclarant avoir peur, notamment, le soir dans leur quartier ou dans les transports en commun, a diminué. Néanmoins, on constate qu'un Francilien sur deux âgés de 15 ans et plus (50,8 %) déclare, en 2007, avoir peur au moins de temps en temps.