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Avril 2009

Vers une mobilité durable en Europe

Photo : © ZIR/SIGNATURES

Les Cahiers n° 150

Vers une mobilité durable...
Le titre de ce 150e numéro double des Cahiers de l'IAU île-de-France exprime à lui seul l'évolution de nos sociétés dont les modes de vie et les valeurs entraînent en Europe un autre regard sur la mobilité. Une nouvelle conception des systèmes de déplacements et des réseaux de transports s'est imposée et la mobilité des personnes s'est profondément modifiée.
Conséquence du desserrement spatial de la population, l'usage de l'automobile a connu, il y a quelques années, une forte croissance, que ce soit en termes de motorisation, de nombre de déplacements ou de distances parcourues. Aujourd'hui, les efforts entrepris et les évolutions démographiques ont enrayé ce phénomène : la dynamique de croissance du trafic routier des personnes est inférieure à celle des transports en commun et le « tout automobile » est remis en cause, non seulement en France mais aussi dans d'autres pays européens comme l'Allemagne et la Suisse.
Aux préoccupations d'équité sociale, de performance économique et d'aménagement du territoire sont venues s'ajouter les contraintes environnementales. Plus que sur des mesures physiques, les défis du développement durable s'appuient sur une meilleure prise en compte des modes de vie, de consommation et de production qui sont à l'origine de tous déplacements. Côté planification, une ville moins dépendante de l'utilisation des transports routiers, une plus grande densité urbaine, une proximité emploi/habitat, et une meilleure mixité fonctionnelle et sociale seront autant de réponses efficaces aux questions environnementales. C'est dans cet esprit que le projet de schéma directeur régional, SDRIF, adopté par le conseil régional le 25 septembre 2008, a intégré la nécessaire interaction entre formes urbaines, organisation des transports et modes de déplacements. Objectifs : diminuer le trafic automobile, favoriser la marche et le vélo, augmenter la part des transports collectifs.
Autre défi, identifier et mettre en œuvre des solutions innovantes pour financer les projets d'infrastructures en Île-de-France.

Cartographie de synthèse des activités de Recherche & Développement et d’innovation en Île-de-France

Un domaine stratégique pour la région capitale

Pour compléter ses travaux sur la situation et les enjeux liés aux activités franciliennes de R&D et d'innovation, l'IAU île-de-France présente, pour la première fois, une vision « spatialisée » à la commune de ces activités. Les cartes présentées dans ce dossier permettent de visualiser l'ensemble des localisations des laboratoires publics de recherche, des établissements privés de R&D mais aussi les incubateurs, les pépinières d'entreprises, et les grands équipements de recherche structurants, cœur des pôles de compétitivité. Elles donnent des indications sur la structuration des activités de recherche publique et privée en Île-de-France, grâce à une lecture territorialisée et synthétique des activités de R&D et d'innovation, à différentes échelles : région, OIN de Massy-Palaiseau - Saclay - Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines.
Sans être exhaustif, ce panorama donne à voir la traduction spatiale des dynamiques économiques, scientifiques et technologiques et met en évidence les enjeux de niveau régional portés par ces territoires.
Si la majorité des activités de R&D et d'innovation se trouve dans la zone dense, cette étude montre une forte dissociation entre les localisations de la recherche publique et de la recherche privée : les pôles publics comme Évry, Vallée scientifique de la Bièvre, Saclay diffèrent des logiques d'implantation des pôles privés ancrés au plus près des activités économiques et des pôles de décision comme Saint-Quentin-en-Yvelines, La Défense et les Hauts-de-Seine.
Les résultats du desserrement progressif des activités de R&D privées de Paris et des Hauts-de Seine vers les Yvelines sont très visibles sur les cartes ainsi que le contraste est-ouest pour les activités de recherche privée, au profit de l'ouest francilien.

Panorama financier des intercommunalités à fiscalité propre d’Île-de-France

Note rapide n° 465

En 2009, l'Île-de-France compte 106 intercommunalités à fiscalité propre, dont 33 communautés d'agglomération (CA) et 4 syndicats d'agglomération nouvelle (SAN). De 2006 à 2008, la progression du nombre de structures intercommunales au niveau national est principalement liée à des créations franciliennes. Près de 5,8 millions de Franciliens (5,4 en 2006) résident en 2009 dans une commune membre d'un groupement à fiscalité propre.
L'analyse des données met en relief le caractère urbain de l'intercommunalité francilienne. En matière budgétaire, la capacité d'autofinancement des intercommunalités se maintient, leurs marges de manœuvre financières restant cependant très étroites (évolution, contraintes des recettes fiscales, dotations de l'État toisées par l'inflation).