Une étude de l'IAU île-de-France
Depuis une vingtaine d'années, un phénomène transforme en profondeur le paysage de la sécurité dans les villes franciliennes : la renaissance des polices municipales. On compte, aujourd'hui, 377 polices municipales en Île-de-France et 3 452 policiers municipaux qui interviennent dans 407 des 1 280 communes franciliennes. Plussignificatif encore : 75 % de la population francilienne bénéficie de ce type de services dans sa commune. Ils restent pourtant peu et mal connus.
Tout l'intérêt de cette étude, conduite par l'IAU île-de-France, est d'apporter un premier éclairage d'ensemble sur ces polices dites de proximité qui peut se résumer à trois questions : combien sont-elles, où-sont-elles, que font-elles ?
Au-delà d'un inventaire précis révélant la croissance continue, aussi bien en petite qu'en grande couronne des polices municipales, cette étude souligne un changement dans les missions de ces services municipaux. Traditionnellement centrées sur un travail polyvalent de médiation et de surveillance des espaces publics, les polices municipales consacrent, désormais, une part importante de leur travail à des actions de contrôle : verbalisation de petites infractions, flagrants délits. Ainsi, le modèle d'une police de relation, proche de la population, sur lequel s'appuyaient les policiers municipaux pour légitimer leur spécificité par rapport aux forces de sécurité de l'État, est moins évident. Une telle évolution interroge le référentiel même d'action des polices municipales : souhaitent-elles être des polices de relation avec le public, des polices préventives de "résolution de problèmes" ou des polices d'intervention à dominante répressive ? De la réponse à cette question dépendent la place et le rôle qu'entendent jouer les policiers municipaux dans la sécurité des communes franciliennes.
Pendant de la trame dite "verte et bleue" du Grenelle de l'environnement, la trame verte régionale assure en Île-de-France une fonction d'équilibre majeure. La survie de nombreuses espèces animales en dépend, de même que celle de nombreux végétaux. Cinq éléments composent cette trame, selon une topologie établie par l'IAU îdF dans le cadre d'une série de Note rapide (du n° 468 au n° 472) :
Une étude de l'IAU île-de-France
Réalisée à la demande de la Mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion sociale en Île-de-France (Mipes), cette nouvelle étude de l'IAU île-de-France nous livre une analyse des enquêtes "conditions de vie" que l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) mène tous les trois ans auprès d'un échantillon d'étudiants inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur français. L'indicateur de précarité spécifique à la vie étudiante défini par l'OVE nous révèle que 0,8 % des étudiants franciliens inscrits en université ou au lycée public, soit près de 3 600, peuvent être considérés en situation de grande fragilité économique. Cette proportion, inférieure à celle observée dans le reste de la France, doit être nuancée par deux particularités franciliennes : la cohabitation "forcée" avec les parents, qui concerne de nombreux étudiants et qui induit souvent des temps de trajet très longs (12 % contre 3 % dans les autres régions) ; deuxième spécificité francilienne, la nécessité financière qui oblige nombre d'entre eux à une activité professionnelle très prenante et sans rapport avec les études suivies (20 % en Île-de-France contre 10 % dans le reste des régions), avec des conséquences négatives sur la réussite des études, en raison du manque d'assiduité et de travail personnel.
Autre type de ressources extra-familiales, les bourses sociales représentent près de la moitié des ressources monétaires directes des étudiants qui en bénéficient. Toutefois, les plafonds de ressources régissant ces attributions étant identiques dans toutes les régions de France, les étudiants sont moins nombreux à percevoir une bourse sociale en Île-de-France, la population y étant globalement plus favorisée. Enfin et paradoxalement, on enregistre en Île-de-France une proportion plus importante de boursiers au dernier échelon, les plus fragiles sur le plan économique.
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