Une étude de l'IAU île-de-France
Mieux connaître la géographie sociale de l'Île-de-France et son évolution, sous l'angle des revenus des Franciliens et des statuts d'occupation de leur logement, tels sont les objectifs de cette nouvelle étude de l'IAU île-de-France qui s'appuie sur l'exploitation du fichier FILOCOM de 2005.
Quelques traits marquants : le territoire francilien est très polarisé socialement, surtout au cœur de l'agglomération, dans un cercle d'une vingtaine de km autour de Paris.
Le périurbain se caractérise par la faible présence des plus riches et des plus pauvres, sauf dans les Yvelines où vit une population plus aisée. Plus on s'éloigne vers l'est de la capitale, plus les hauts revenus se raréfient et, au delà de 60 km de Paris, la périphérie de la Seine-et-Marne rassemble une population rurale très modeste, voire pauvre en certains endroits.
Le paysage social est donc très contrasté, ce qui n'empêche pas une relative mixité : quatre ménages franciliens sur dix (42 %) vivent dans des communes au profil social proche du profil moyen régional. C'est au sein des ménages propriétaires que les différences de revenus entre territoires sont les plus fortes.
L'analyse de la mobilité actuelle des Franciliens confirme les caractéristiques de cette géographie sociale des espaces mais révèle un renforcement des situations extrêmes : paupérisation des espaces les plus pauvres, notamment dans la banlieue nord de Paris, enrichissement des plus aisés et ce, quel que soit le statut d'occupation.
Cette polarisation s'accompagne d'une certaine homogénéisation des niveaux de vie entre statuts d'occupation dans les secteurs périurbains. Le profil des locataires, surtout ceux du secteur privé, tend à s'aligner sur celui des propriétaires, avec, notamment, un recul de la pauvreté, d'autant plus marqué que la composition sociale du territoire périurbain est aisée. Dans les secteurs mixtes, la banlieue est et sud-est reste mélangée et proche du profil moyen régional, alors que la banlieue ouest tend à s'enrichir : la pauvreté diminue, les ménages propriétaires sont de plus en plus aisés.
Note rapide n° 463
En vingt ans, le parc social semble avoir perdu sa fonction d'étape dans le parcours résidentiel des Franciliens. Cette évolution est liée principalement au manque d'offre locative ou en accession pour les ménages modestes. L'offre de logement est aujourd'hui inadaptée en quantité comme en accessibilité financière pour ces ménages qui se « réfugient » dans le parc social. Le phénomène est accentué par le vieillissement de la population, moins mobile car plus âgée.
Dans les années 1980, les ménages modestes ont pu acheter grâce à des prêts aidés à l'accession et à des prix raisonnables pour eux ; mais ceux-ci ont augmenté plus vite que les revenus et les prêts aidés à l'accession ont disparu.
Note rapide n° 458
Vacances et vélo, vacances à vélo, vélo sportif… autant de composantes d'une pratique qui tend à se développer, celle du tourisme à vélo qui gagne, aujourd'hui, un nouveau public, plus familial, plus féminin, plus jeune, moins sportif et à plus haut pouvoir d'achat. Cette évolution, liée à une sensibilité de plus en plus marquée au bien être, à la santé et à la nature, à la recherche d'authenticité et à l'augmentation des courts séjours, incite les acteurs publics et privés à renforcer cette filière touristique pour accroître son développement et ses retombées économiques.
Les véloroutes et voies vertes ne seront de véritables produits touristiques que si elles disposent de services adaptés aux besoins des touristes et organisés tout au long de l'itinéraire.
Note rapide n° 464
Les 11 millions de Franciliens doivent avoir accès à une gamme étendue de services et d'équipements. C'est un des grands enjeux de l'aménagement régional en termes d'équité et de cohésion sociale.
Or, les aménageurs considèrent souvent « les équipements et services à la population » de manière globale. Comment établir une évaluation précise et territorialisée des différences d'accès à ces équipements ? L'IAU île-de-France a engagé une réflexion méthodologique pour mieux répondre à cette question.