
Les semaines à venir vont être lourdes d'actualité : sommet de Copenhague, projet de loi sur le Grand Paris, poursuite des réflexions sur la réforme des collectivités locales, de la fiscalité...
Par ses travaux et ses publications, notre institut s'inscrit totalement dans cette actualité : parution du Cahiers n° 152 sur la planification environnementale, Note rapide sur l'évolution de l'immobilier de bureau, de la démographie, du très haut débit, sont autant de contributions aux réflexions sur les enjeux de la métropole de demain.
Plus particulièrement, la table ronde organisée le 24 novembre avec l'AdCF traitera du rôle des intercommunalités en matière de cohésion sociale et territoriale. Ce débat vise à alimenter les réflexions actuelles (généralisation de l'intercommunalité, réforme de la taxe professionnelle, réforme territoriale de l'État, Grand Paris, etc.) par un volet social interpellant le devenir de la politique de la ville en Île-de-France.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France

À l'heure où l'Île-de-France ambitionne d'être la première éco-région d'Europe, et à quelques semaines du sommet à Copenhague sur le climat, l'IAU îdF publie Composer avec l'environnement. Ce Cahiers (n° 152) analyse, à travers l'évolution du concept d'environnement, les réponses apportées par la planification sectorielle (air, énergie, climat, déchets, eau) et transversale, et s'interroge sur leur efficacité sur le terrain.
Des outils ont été créés, notamment l'évaluation environnementale, qui intègre l'environnement en amont des plans, ce qui représente un réel progrès. Elle a été conduite en Île-de-France en 2007, lors de la révision du SDRIF.
Le cas de l'Île-de-France est, par sa complexité, particulièrement intéressant avec, comme enjeux majeurs : la préservation de la ressource naturelle, la réduction des pollutions et des nuisances, la prévention des risques dont celui des inondations, la lutte contre le changement climatique et le développement de l'efficacité énergétique. Le projet de Sdrif répond largement à ces exigences par une planification équilibrée entre espaces construits et espaces ouverts. Il s'articule avec les objectifs de plans plus sectoriels et pose la responsabilité environnementale du territoire francilien vis à vis de ses voisins, les régions du Bassin parisien.
Le n° 152 des Cahiers apporte des réponses à l'évolution et à l'adaptabilité nécessaires des métiers de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de l'environnement.
En supposant que les tendances démographiques de ces quinze dernières années se maintiennent, l'Île-de-France compterait 12,78 millions d'habitants au 1er janvier 2030 : une augmentation de 1,25 million de personnes dont les trois quarts seraient âgées de 60 ans ou plus.
D'importants programmes de bureaux initiés avant la crise vont être livrés dans les prochains mois. Ils annoncent un nouvel afflux d'emplois en proche périphérie de Paris et préfigurent des développements tertiaires de grande ampleur aux portes de la capitale.
Comment fonctionne un espace ouvert, quelles menaces pèsent sur les espaces agricoles, forestiers et naturels, quelles pistes d'actions pour éviter, atténuer, voire compenser le risque de destructuration des espaces ouverts ? Telles sont les questions traitées dans cette nouvelle étude de l'IAU îdF qui propose une réflexion d'ensemble sur le sujet.
Un « espace ouvert » est un espace non construit et non imperméabilisé dont le sol est vivant et riche en potentialités. Ce terme désigne aussi bien les terres agricoles et les forêts que les espaces naturels qui remplissent de multiples fonctions (économiques, environnementales et sociales) et sont structurés par des entités (espaces) et des liaisons (circulations agricoles, ou forestières, accès aux équipements). Cette armature, indispensable à leur pérennité, est le socle de leur fonctionnement. Un des défis majeurs des grandes régions urbaines comme l'Île-de-France est de concilier le développement socio-économique et la préservation des espaces ouverts, partie intégrante de leur fonctionnement.
Dans la lignée du projet de Schéma directeur de la région ÎdF (Sdrif) et du Grenelle de l'environnement, la méthode d'analyse fonctionnelle que propose cette étude devrait permettre aux élus et aux acteurs de l'aménagement de porter une attention particulière aux espaces ouverts pour élaborer un projet de territoire concerté et durable.
Aujourd'hui, la diversité des deux roues motorisés a quelque peu modifié le portrait type du « motard ». L'arrivée sur le marché des motocyclettes légères (125 cm3) a fait émerger une clientèle urbaine ne possédant pas de permis moto.
En Île-de-France, il y a plus d'immatriculations de motocyclettes par actif que sur le reste du territoire (Paris et les Hauts-de-Seine en tête). Si les deux-roues motorisées ont une part très faible dans le trafic national (environ 1 %), ils représentent 15% des véhicules circulant à Paris intra-muros. Leur utilisation est majoritairement masculine et concerne surtout les déplacements domicile-travail. Les risques liés à l'utilisation des deux roues motorisés est certain. Sur le réseau francilien, près de la moitié des accidents de la route implique un deux roues motorisé, Paris étant de loin le département le plus dangereux.
Les dossiers de l'IRDS n° 7
En 2008, 60 % des Franciliens s'adonnent régulièrement à une activité physique et sportive, mais de fortes disparités spatiales existent.
C'est dans les départements franciliens de la grande couronne que l'on trouve les taux de sportifs les plus importants et la palette d'activités la plus diversifiée. Dans le cœur de l'agglomération, les sportifs s'adaptent à leur environnement en s'appropriant les espaces publics et en profitant des équipements et des services à proximité de leur lieu de travail pour faire de l'exercice physique. Ces résultats sont issus de l'enquête annuelle de l'IRDS sur les pratiques sportives des habitants de l'Île-de-France.
L'extension des villes pose plus que jamais la question des enjeux environnementaux. Le fonds photo de l'IAU île-de-France montre différents exemples de l'intégration de la nature dans ou près des villes.
1. Les Mureaux (78), les cinq quartiers et le parc du Sautour
2. Les bords de l'Yerres, devant l'île de Brunoy (91)
3. Construction d'un centre commercial et jardins à Thiais (94)
4. Sur d'anciens terrains ferroviaires, les jardins d'Éole à Paris (75018)
5. Vue de Paris depuis la terrasse Le Nôtre à Saint-Germain-en-Laye (78)
6. Mudchute park and farm, près du quartier d'affaires Canary Wharf, Londres
Mobilités, un enjeu d'égalité. Cycle de qualification, 28 mars, 4 et 11 avril 2008
St-Denis : Profession Banlieue, 2009.La mobilité dans la politique de la ville, l'impact des rénovations urbaines sur les mobilités résidentielles, les inégalités d'accès des salariés à la formation professionnelle, les aspects économiques et sociaux de la mobilité, le désenclavement des territoires sont les questions abordées.
Traité sur la ville
Stébé, Jean-Marc (dir.); Marchal, Hervé (dir.). Paris : PUF, 2009.La ville telle qu'elle se construit est abordée à partir de multiples thématiques, de nombreux aspects et de diverses problématiques relevant de disciplines aussi variées que la géographie, la philosophie, l'architecture, l'urbanisme, l'histoire, les sciences politiques, la sociologie, l'anthropologie et la psychosociologie.
Paris et les grandes agglomérations occidentales : comparaison des modèles de gourvernance.
Barcelone, Berlin, Lisbonne, Londres, Madrid, Manchester, Milan, Montréal, Rome, Stuttgart, Toronto Lefèvre, Christian. Paris : Sésame, 2009Les situations de Londres, Madrid et Milan, sont comparées à celle de l'Île-de-France. Elles mettent l'accent sur quatre aspects du processus d'élaboration du projet métropolitain : la construction du leadership métropolitain, son institutionnalisation, la construction d'une identité métropolitaine, la création de liens avec les acteurs externes à la métropole.
24/11/2009
En partenariat avec l'Assemblée des Communautés de France (AdCF), l'IAU îdF invite les professionnels de l'intercommunalité, de la politique de la ville, du renouvellement urbain et des politiques sociales à débattre autour de la question : « cohésion sociale et territoriale en Île-de-France : quelles missions pour les intercommunalités ? ».
10/12/2009
Ce dernier volet d'une série de tables rondes sur la valorisation du fleuve en Île-de-France traitera de la prise en compte du risque d'inondation dans les projets urbains.
À l'heure où l'intensification urbaine est un véritable enjeux d'aménagement, les intervenants débattront de la vulnérabilité des cœur urbains aux inondations. Des présentations de démarches et projet engagés en Europe feront le pendant de ce que l'on peut envisager en Île-de-France.
D’ici 2030, la population de l'Île-de-France augmentera de 1,25 million d'habitants, dont les trois quarts seront âgés de plus de 60 ans.
En 2009, la région Île-de-France rassemble 106 groupements à fiscalité propre. Ils représentent 50 % de la population francilienne (62 % hors Paris) et 70 % des communes.
La carte interactive en ligne sur notre site internet donne accès à des fiches descriptives par groupement. Elles se composent d'une fiche d'identité, des compétences statutaires, d'un atlas et de l'analyse des principales actions mises en œuvre par les communautés d'agglomération.

Chargées d'études au département Démographie, habitat, équipement, gestion locale
A. P. : Jusqu'au début des années 2000, la coopération intercommunale a été longue à prendre corps en Île-de-France. Le mouvement s'est ensuite accéléré, sans atteindre l'ampleur qu'il connaît au niveau national. Aujourd'hui, 106 intercommunalités à fiscalité propre concernent 70 % des communes franciliennes et la moitié de la population. Des projets pourraient voir le jour dès 2010, avant même la généralisation de l'intercommunalité prévue dans le projet de loi sur les collectivités territoriales. Par ailleurs, d'autres réformes vont toucher les communautés de communes et d'agglomération : réforme de la taxe professionnelle, projet de loi du Grand Paris...
B. G. : Il nous paraît essentiel de compléter ce volet urbain par un volet d'ordre social. Certains s'interrogent actuellement sur le devenir, voire l'existence, de la politique de la ville. Va t-on, comme le préconise le rapport parlementaire de Gérard Hamel et Pierre André, paru en septembre dernier, vers la fin du zonage (ZUS et ZFU), et vers la généralisation de la contractualisation entre Maire et Préfet ? Ce schéma, qui marginalise les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), est en contradiction avec les réformes en cours. Depuis 2003, la question des quartiers est systématiquement « tirée » vers le niveau communal.
A. P. : Soyons clairs, la politique de la ville ne figure pas parmi les priorités politiques des CA. En Île-de-France, les deux tiers s'en tiennent à un rôle d'accompagnement des projets communaux. Pour elles, les communes sont mieux à même d'assurer les actions de proximité auprès des habitants et des associations (emploi, prévention de la délinquance, etc.). Elles s'investissent par ailleurs inégalement dans les Projets de rénovation urbaine (PRU) : maîtrise d'ouvrage, ingénierie, capitalisation et mise en réseau. En revanche, les CA jouent toutes, à des degrés divers, un rôle en matière d'emploi local et d'insertion (maisons de l'emploi, Plie, etc.).
B. G. : Et au cas par cas, elles investissent de nouveaux champs : santé, éducation, sécurité… Cet engagement multiplie les partenariats croisés, ce qui alourdit les procédures. En contre partie, il se révèle intéressant lorsqu'il permet de mieux articuler les volets urbains et sociaux (accompagnement social renforcé) et de pérenniser les acquis de la rénovation urbaine. Ceci suppose, au-delà des moyens très limités fléchés sur la politique de la ville, une mobilisation du droit commun.
B. G. : Si l'on s'en tient aux chiffres, le rôle des communautés d'agglomération peut paraître marginal. Mais ce sont, surtout en Île-de-France, des structures jeunes qui sont appelées à « monter en charge », à condition de s'ancrer dans des périmètres pertinents, assez vastes et suffisamment mixtes sur le plan social et financier.
A. P. : Contrairement à une idée trop répandue, l'exercice intercommunal de la politique de la ville ne conduit pas à renoncer à la proximité : les communautés réussissent à bâtir des schémas organisationnels en s'appuyant à la fois sur les liens forts qu'elles ont avec les communes et sur la « force de frappe » intercommunale (pensée stratégique, politiques supra-sectorielles, capacité opérationnelle, mutualisations...). Il ne faudrait pas le perdre de vue après 2010, au moment où les Contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) arriveront à leur terme.
À partir des données de la Direction générale des impôts (DGI), cette carte présente les taux globaux de taxe professionnelle votés par les communes ou les intercommunalités franciliennes (état en septembre 2008).
Entre 1990 et 2006, la population francilienne a progressé de 870 000 personnes, soit une moyenne de 54 000 personnes par an. La carte détaille à l'échelle communale l'évolution de population sur la période.
Article de Laurent Perrin, chargé d'études à l'IAU îdF, sur le plateau de Saclay.
Jean-Pierre Palisse, directeur général adjoint de l'IAU îdF, est interviewé par Michaël Hajdenberg dans le cadre d'un article sur le projet de fusion de l'Établissement public de l'aménagement de la Défense (Épad) et l'Établissement public d'aménagement Seine-Arche (Épasa).
Participation de Christine Corbillé, directrice de département à l'IAU îdF, à l'émission Actu & Co (chaîne TNT francilienne Cap 24) sur le logement en Île-de-France. Émission diffusée à l'occasion du concours et de l'exposition organisés par le Pavillon de l'Arsenal pour la construction de logements neufs. Dominique Alba (n° 2 de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) et présidente du Pavillon de l'Arsenal) et Julien Rousseau, architecte, lauréat d'un des projets, ont également participé à cette émission animée par Patrice Carmouze.
Article sur le Bassin parisien qui renvoie sur l'étude « Perspectives Bassin parisien » dont l'IAU îdF a assuré la maîtrise d'œuvre.
L'IAU îdF est cité par Jean Nouvel dans le 7/10 de Nicolas Demorand, en réponse au journaliste qui revient sur l'article du Monde du 21/10 dans lequel l'architecte propose la création d'un « Atelier du Grand Paris ».
Article qui fait référence aux études de l'IAU îdF sur la disparité de richesse entre les communes en Île-de-France.
Dans une tribune adressée au moniteur, l'architecte et urbaniste Paul Chemetov appuie la demande de Jean Nouvel de créer « l'Atelier du Grand Paris » pour dégager une synthèse des travaux des dix équipes de la consultation internationale. Il propose que cet Atelier rassemble les dix équipes, des élus, l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme), l'IAU île-de-France, la Diact (délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires) et l'État.
Un article cite des données de l'IAU îdF sur les plus-values immobilières issues de la Note rapide n° 475 sur le logement des franciliens.
Article sur la vidéosurveillance, évoquant les recherches et travaux de Tanguy Le Goff, chargé d'études à l'IAU îdF.
