
Le projet de loi pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) est en examen au Parlement depuis le 9 février. L’IAU îdF, qui s’est doté depuis 2002 d’une mission d’expertise et de proposition dans le domaine de la sécurité urbaine, suit ces débats avec attention.
Il s’agit pour notre institut d’analyser rapidement les évolutions qu’apportera ce texte et les implications locales que son adoption impliquera : le rôle des maires, comme patrons locaux de la sécurité, via l’évolution du statut des policiers municipaux, mais aussi sur la question de l’implantation de la vidéosurveillance dans l’espace public, sera en particulier analysé. Ces travaux seront mis à disposition de chacun sur notre site internet et dans le cadre de nos publications.
La parution d’un n° des Cahiers sur « ville et sécurité » en juin prochain est d’ores et déjà à noter sur l’agenda. Il abordera les multiples aspects de ce domaine pour une meilleure connaissance des phénomènes d’insécurité, de leurs publics, des outils et des politiques mises en œuvre, tant pour lutter contre l’insécurité que pour la prévenir.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France

Le progrès des sociétés ne se mesure plus à l'aune des seuls résultats économiques illustrés par le PIB. Comme le rappelle la commission Stiglitz, mise en place par l'État en 2008, il faut aussi tenir compte de facteurs sociaux et environnementaux.
Il est, aujourd'hui, important de promouvoir des indicateurs complémentaires, voire alternatifs. De nombreuses initiatives européennes et internationales sont actuellement prises dans ce sens.
Le Conseil régional d'Île-de-France s'inscrit dans cette démarche depuis 2005, en menant une réflexion sur la mise en œuvre d'indicateurs synthétiques sociaux. Ainsi, l'ISSR (indice de situation sociale régional) a été élaboré en 2009 par la mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion sociale en Île-de-France (Mipes). Cet indicateur cible les situations de pauvreté et d'exclusion.
L'IAU îdF, qui a contribué activement à ce premier travail, poursuit la réflexion sur la réalisation d'un système plus large d'indicateurs sociaux pour l'Île-de-France qui soulève la question de la lisibilité de cette juxtaposition de données. La difficulté est double : d'une part, un ensemble d'informations précises mais complexes, difficiles à appréhender et à analyser globalement, d'autre part, calculer un indice synthétique qui, à tout mélanger, rend le diagnostic difficile. L'exercice passe nécessairement par l'expression de conventions partagées.
En plus de cet apport méthodologique, l'IAU îdF propose un panorama des principaux systèmes d'indicateurs sociaux, tant en France qu'à l'étranger. L'étude menée par l'institut rassemble ainsi une cinquantaine de séries statistiques sur les questions de pauvreté et de précarité, classées par domaine : santé, éducation, niveau de vie, conditions de logement, travail et emploi, justice.
À l'horizon 2030, il y aura près d'un million de ménages supplémentaires en Île-de-France. Pour l'essentiel, il s'agira de personnes vivant seules.
Se faire soigner est un droit qui doit être garanti par l'accessibilité de l'ensemble de la population aux centres hospitaliers.
Les hôpitaux drainent des publics variés : personnel aux horaires fixes ou variables, patients, visiteurs.
En terme d'aménagement, cette diversité suppose des besoins spécifiques de desserte et appelle des réponses adaptées à chacun.
Toujours attentif aux évolutions franciliennes, l'IAU île-de-France a réalisé une étude qui analyse le fonctionnement des centres hospitaliers pour mieux appréhender les flux de déplacements qu'ils génèrent, leur accessibilité et propose des pistes d'amélioration de la desserte. Cette étude montre notamment que, pour les usagers des hôpitaux, la voiture particulière est le mode de transport dominant qui entraîne des problèmes de saturation du stationnement.
Par ailleurs, la desserte en transport collectif des centres hospitaliers, qui concerne surtout les personnes non motorisées, n'est pas adaptée aux périodes de forte fréquentation. Un renforcement ou une adaptation horaire des services de transport desservant ces établissements devraient être envisagés.
Depuis l'accident du tunnel du Mont-Blanc en 1999, des textes ont instauré des règles beaucoup plus strictes en matière de sécurité pour les tunnels routiers de plus de 300 m. Elles portent à la fois sur les ouvrages eux-mêmes et sur leur exploitation.
Avec de nombreux tunnels routiers, l'Île-de-France est particulièrement concernée par ces nouvelles normes : le trafic y est très important, pouvant dépasser les 200 000 véhicules par jour avec un taux de poids lourds quelquefois supérieur à 10 %.
L'État a donc engagé un programme de 5 ans pour un montant global de 600 M d'euros, qui concerne 22 tunnels pour une longueur totale de 45 km. La Ville de Paris a également programmé une mise aux règles pour un linéaire de 15 km. Ces travaux nécessitent une parfaite coordination entre les principaux gestionnaires de la voirie, l'État et les départements. Grâce aux mesures d'accompagnement mises en place, l'impact sur la circulation automobile est limité.
Une quatrième rencontre de ce club a permis des échanges concrets entre acteurs publics et privés, entre porteurs de logiques globales et de stratégies opérationnelles localisées.
54 experts, dont 29 aménageurs publics et privés d'Île-de-France, se sont réunis à l'IAU île-de-France, pour débattre d'un sujet, au croisement de l'aménagement et du développement économique : le maintien des PME-PMI en zone dense de l'Île-de-France.
Structures éparses, diverses et évolutives, les PME-PMI (7 % des entreprises et 30 % de l'emploi en Île-de-France) ne sont pas toujours bien connues et ont des activités, des besoins immobiliers et géographiques multiples. Malgré la volonté affichée du projet de Sdrif de garantir une mixité fonctionnelle sur le territoire francilien, leur maintien dans un tissu urbain dense, entre nuisances de voisinage ou de desserte, difficultés d'extension et moins-value foncière, demeure problématique.
L'IAU îdF a fait le point sur la situation en Île-de-France visant à déboucher sur une politique concertée qui garantisse dans la durée et à une grande échelle le maintien mais aussi la mutation d'un tissu de PME-PMI indispensable au fonctionnement et à la performance francilienne.
Article sur la fracture numérique en Île-de-France dans lequel l’IAU îdF préconise une action publique pour une couverture très haut débit intégrale.
France 3 diffuse un reportage dans son journal régional à l'occasion de l'anniversaire de la crue centennale de 1910. Depuis le quai Henri IV, Christian Thibault, directeur du département Environnement urbain et rural, est interviewé par la journaliste Marlène Blin sur la prise en compte du risque d'inondation dans les projets urbains.
Article de Gérard Lacoste et Jean-Pierre Palisse, directeurs généraux adjoints de l’IAU îdF, relatif au projet du secrétariat d’État au développement de la région capitale, intitulé « Grand Paris, relance économique ou étalement urbain ? ».
François Dugeny, directeur général de l'IAU îdF, signe, dans cette revue, un article intitulé « Éco-région et métropole durable ».
Vincent Fouchier, directeur général adjoint de l'IAU îdF, ancien collaborateur de Jean-Eudes Rouiller, est cité dans un article à la mémoire de « l'artisan » des villes nouvelles, décédé le 9 janvier dernier.
Interview de Philippe Louchart sur le déficit migratoire en l'Île-de-France.
PariRégionales.fr est un média web réalisé par l'école de journalisme de la Sorbonne.
18.02.2010
L'IAU îdF poursuit son cycle d'ateliers sur les mouvements migratoires. Ce quatrième atelier abordera les migrations entre l'Île-de-France, l'Europe et le reste du monde. Intervenants : François Dugeny - directeur général de l'IAU îdF, Gérard Lacoste - directeur général adjoint de l'IAU îdF, Jean-Pierre Garson - OCDE, Mariette Sagot - IAU îdF, Christine Bruniaux - Observatoire régional de l'emploi et de la formation, Guy Desplanques - Insee, Mathilde Lamoureux - Direction des Français de l'étranger et de l'administration, Philippe Louchart - IAU îdF, Nina Volz - Campus France.
Cette carte présente les capacités d'accueil des différents établissements hospitaliers d'Île-de-France : publics, privés lucratifs et les centres de lutte contre le cancer. Les données sont fournies par la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales d'Île-de-France (Drassif).

Chargée d'études au département planification et aménagement durables.
Animatrice du « Club des aménageurs franciliens ».
M. L. : Les aménageurs et les collectivités donneuses d'ordre ont besoin de mutualiser réflexions et expériences. Nombre de rencontres et colloques y répondent, souvent d'échelle nationale ou thématiques. Attaché à prendre en compte les spécificités de la métropole, le club des aménageurs, créé en 2007 par l'IAU îdF, se veut francilien et multi-thématique. Son principe est triple :
- interroger, avec acteurs, aménageurs et experts franciliens, la traduction opérationnelle locale de grands enjeux régionaux et le chemin critique entre la planification et la réalité du terrain ;
- lier l'analyse des projets à celle des pratiques et outils de l'aménagement à toutes les échelles, cœur de notre positionnement spécifique dans la galaxie des lieux d'échanges ;
- travailler de façon très interactive, les aménageurs, opérateurs, institutionnels, participant, par la présentation d'opérations, par leur expérience de terrain, à l'instruction de la problématique choisie.
M. L. : De très nombreux thèmes, à forte connotation méthodologique et stratégique, étaient ressortis de l'étude de faisabilité de 2006. C'est la preuve que notre préoccupation d'une nécessaire évolution des métiers, du management et des outils, est partagée par les aménageurs. J'ajoute que nous choisissons aussi des thèmes sur lesquels l'expertise de l'Institut est mature et permet de bien poser une problématique. Au fil des séances, nous sommes passés de sujets assez classiques : les quartiers urbains, les quartiers de gare à des sujets plus pointus : les modes de programmation des logements ou le report en périphérie des petites et moyennes entreprises. Nous cherchons à chaque fois un angle d'attaque délimité (chaque séance dure 4 heures) et symptomatique d'une évolution en cours.
Il en est ainsi du thème de la 4e rencontre du Club. Après les déplacements ou le logement, nous voulions traiter une question économique. Nous étions conscients de l'importance, largement sous-estimée, des risques à laisser les PME/PMI être exclues de la zone dense par le coût du foncier et la priorité accordée au tertiaire : dysfonctionnements économiques par l'éloignement des donneurs d'ordre centraux et de leurs sous-traitants, engorgement viaire accru, inadaptation de l'offre aux divers et très évolutifs besoins des entreprises.
M. L. : Le sujet était l'offre immobilière, foncière et urbaine, mal connue, comme le sont les besoins et le fonctionnement des « entreprises petites et moyennes ». Avec de nombreuses fiches de cas et quatre opérations présentées (d'Aubervilliers à Montreuil, de la Porte des Lilas à Villeneuve-la-garenne), la séance a aidé à identifier les types d'entreprises utilisant des locaux mixtes (entrepôt + bureaux).
Alors que des parcs d'activités se développent en grande périphérie, ces PME-PMI assez qualifiées doivent rester à l'intérieur de l'anneau de l'A86. Le bâti ancien, peu adapté, tend à disparaître avec la rénovation (et doit être préservé). Les locaux mixtes neufs sont rares car moins rentables et plus difficiles à gérer, ils sont nécessaires en zone centrale pour insérer ces PME dans des circuits d'innovation (pépinière, hôtel d'entreprise, parc d'activités pérenne), dans une certaine mixité urbaine.
Le débat a fait ressortir la nécessité de politiques publiques pour organiser ces réponses malgré la compétition foncière et favoriser l'émergence de solutions financièrement autonomes. Identifier les lieux où une mixité et des péréquations sont possibles, soutenir l'accueil initial qui aide à constituer les filières, inciter opérateurs et concepteurs à l'innovation architecturale, sensibiliser les collectivités à cet enjeu économique, telles sont quelques unes des conclusions partagées par tous les participants.
Le fonds « photo » de l'IAU île-de-France permet de voir comment, depuis les années 1960, des rocades routières se sont développées autour de Paris.
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1. L’A86 à la Défense (92) ; 1989
2. Échangeur entre le périphérique et l’A3, porte de Bagnolet (75) ; 1999
3. Échangeur A103 – A86 – N186 à Rosny-sous-Bois (93) ; 1960-70
4. La Francilienne vers Brie-Comte-Robert (77) ; 2006
5. Couverture du périphérique parisien ; 2006
6. La Francilienne vers Brétigny-sur-Orge (91) ; 2006
Où vont les taxis ?
Darbéra, Richard. Paris : Descartes & Cie, 2009.
Cette histoire détaillée du taxi à Londres et à Paris montre l'ancrage temporel de ce mode de transport dans la dynamique des villes. Le taxi est présent partout dans le monde et il est appelé à jouer un rôle central dans l'évolution de la mobilité urbaine.
Ville sécurisée ou ville hospitalière ?
Charousset, Agnès (dir.). Bordeaux : a-urba, 2009.
L'étude s'intègre dans les travaux de prospective interrogeant l'avenir de l'agglomération bordelaise. Elle invite les responsables de l'aménagement de la ville à une réflexion relative aux conditions nécessaires au développement d'une société urbaine d'hospitalité où l'accueil de tous irait de pair avec les règles à respecter par tous.
Cities, climate change and multilevel governance
Paris : Ocde, 2009.
Les villes représentent un défi et une opportunité pour la politique de changement climatique. Le rapport présente un cadre pour la gouvernance multi-niveaux qui examine les liens entre les politiques nationales, régionales et locales et le renforcement d'une gouvernance régionale et urbaine afin de traiter plus efficacement le problème du changement climatique.
