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Janvier 2010 - n° 5

Très bonne année 2010 !
C'est ce que je vous souhaite, fidèle lecteur de notre Newsletter, au nom de toute l'équipe de l'IAU île-de-France.
En 2010, notre institut aura 50 ans.
Cela sera certes l'occasion de jeter un coup d'œil en arrière, mais surtout de se tourner résolument vers l'avenir, pour poursuivre notre travail d'anticipation, en menant les approches prospectives indispensables à la réflexion sur les mutations de la métropole francilienne de demain.
Copenhague a montré la nécessité de penser global. Mais comment agir à l'échelle métropolitaine dans tous les domaines : économie, mobilité, énergie-climat, développement des potentiels territoriaux locaux ? Les champs sont ouverts. Comme il le fait depuis sa création, notre institut va les explorer pour proposer les solutions pragmatiques qui permettront de préparer l'avenir.

François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France

À la une

Cahiers n° 153 : Bassin parisien

Alors que le Grand Paris est au cœur de tous les débats, l'IAU îdF a pris le parti de publier en février prochain un n° des Cahiers sur le Bassin parisien. Objectif : penser la métropole francilienne à toutes les échelles.
Jacques Attali engage la réflexion sur les perspectives du Bassin parisien en tant que méga-région. Pour l'économiste et écrivain, associer dans un même axe le port du Havre, la capitale parisienne et les ports de Metz et de Lyon est indispensable pour infléchir la dominance de l'axe européen plus au nord et placer le Bassin parisien au cœur des dynamiques internationales.
Se coordonner avec l'Île-de-France est aussi important que les connexions internes à d'autres métropoles du Bassin parisien, comme la métropole normande (Rouen-Caen-Le Havre) ou le G10 autour de Reims, ou avec d'autres grands espaces, tels que l'Arc Atlantique, le Grand Est ou le Nord-Ouest européen.
Par ailleurs, les portes d'entrées continentales donnent au Bassin parisien une place stratégique : les hubs aéroportuaires franciliens, le port du Havre, principe défendu par l'architecte Antoine Grumbach. Dans la consultation sur le Grand pari(s) de l'agglomération parisienne, il est le seul à tenir la très grande échelle métropolitaine avec, du Havre à Paris, une ville linéaire discontinue et des transports démultipliés. Des interactions évidentes dans certains domaines, pour lesquels ce n° des Cahiers livre un argumentaire renouvelé : gérer le bassin versant de la Seine, consolider les métropoles proches, mieux maîtriser la péri-urbanisation francilienne, organiser le transport de marchandises, maintenir les continuités écologiques, gérer durablement les ressources...

Après l'adoption à Bruxelles du cadre stratégique commun par les huit régions du Bassin parisien (Basse-Normandie, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Centre, Haute-Normandie, Île-de-France, Pays-de-la-Loire, Picardie), se pose le défi de conforter sa position par rapport aux grandes métropoles mondiales et européennes, grâce à une bonne coordination des actions interrégionales.

Ce n° des Cahiers vise à identifier les leviers de l'aménagement futur du Bassin parisien grâce à des travaux menés par l'IAU île-de-France et en partenariats scientifiques avec des chercheurs, l'université Paris 1, les services de l'État et des collectivités territoriales.

Le chiffre du mois

8,62 m

Le 28 janvier 1910, le niveau de la Seine atteignait 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz (le niveau d'alerte est à 3,20 mètres). Les dégâts étaient énormes pour Paris et sa banlieue. En 1998, les « Grands lacs de Seine » estiment les dommages directs à 12 milliards d'euros si une telle crue devait se reproduire.

Les dernières études & publications

Les étudiants inscrits en Île-de-France séjournent plus à l’étranger que ceux des autres régions. En partie parce qu’ils poursuivent de longues études, et qu’ils sont plus aisés. Cependant, comme ailleurs, la mobilité étudiante stagne depuis quelques années.

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Note rapide Société, n° 493

Si, au regard de l’ensemble de la population française, les Franciliens sont « jeunes », la part des personnes âgées n’est pas négligeable : 12 % ont 65 ans et plus. On mesure là toute l’importance de s’intéresser aux spécificités de cette catégorie de la population, notamment en matière d’insécurité.

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La publication d'un indicateur de développement humain par le PNUD en 1990, le sommet de Rio en 1992 ou encore, plus récemment, le rapport de la commission Stiglitz sont trois évènements qui attestent de la volonté de ne plus penser le progrès dans les seuls termes économiques.
Le Conseil régional d'Île-de-France s'est inscrit dans cette démarche dès 2005 en initiant une réflexion sur la mise en œuvre d'indicateurs synthétiques en matière sociale dans le cadre de la mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion sociale en Île-de-France (Mipes). En 2009, ce travail a permis l'élaboration d'un indicateur de situation sociale régionale (ISSR) ciblé sur les situations de pauvreté et d'exclusion.
Cette étude de l'IAU île-de-France poursuit les travaux sur les indicateurs sociaux et élargit le champ aux questions d'inégalité.

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Depuis 1997, l'IAU île-de-France (en collaboration avec le Conseil régional d'Île-de-France et la préfecture de Région Île-de-France) réalise un travail d'observation, de suivi et d'analyse du dispositif ZFU, politique publique liée au développement économique des quartiers en difficulté.
En 2008, c'est la question du développement de ces quartiers par l'emploi et de l'insertion sociale par l'économie qui a été développée, particulièrement dans le cadre des PRU et leur charte d'insertion.Le rapport d'activités 2008 montre que le nombre d'entreprises a augmenté de 7,2 % en deux ans mais que les effectifs salariés ont diminué de 12 % depuis 2006. Cette  baisse pourrait suggérer que moins d'entreprises bénéficient des exonérations du dispositif ZFU.
Les enjeux liés à la formation des habitants sont majeurs. La formation professionnalisante est une préoccupation générale des acteurs ayant partagés leurs expériences au sein du club des 26 ZFU.

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À la médiathèque

Le Bassin parisien

Le Bassin parisien comporte huit régions : Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Centre, Pays de la Loire, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Île-de-France


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1. Paris (Île-de-France)
2. Le Havre (Haute-Normandie)
3. Saint-Gatien (Basse-Normandie)
4. Compiègne (Picardie)
5. Orléans (Centre)
6. Le Mans (Pays de la Loire)
7. Troyes (Champagne-Ardenne)
8. Auxerre (Bourgogne)

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Sélection d'ouvrages

Des villes durables pour une petite planète
Rogers, Richard ; Gumuchdjian, Philip. Paris éditions Le Moniteur, 2009
L'architecte Richard Rogers propose un plan révolutionnaire pour le futur des villes. Il stigmatise l'influence de l'architecture et de l'urbanisme sur notre vie de tous les jours et met en garde contre l'impact désastreux des villes modernes sur l'environnement

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Lexique de la ville
Antoni, Jean-Philippe. Paris : Ellipses, 2009
Avec plus de 400 entrées depuis "accessibilité" jusqu'à "ZUS", le lexique présente l'essentiel du monde de la ville et de l'urbain. Des définitions synthétiques, parfois illustrées de schémas, sont associées à des commentaires permettant de replacer chaque mot et chaque notion dans leur contexte afin d'en saisir la problématique et les enjeux actuels.

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L'élitisme républicain. L'école française à l'épreuve des comparaisons internationales
Baudelot, Christian ; Establet, Roger. Paris : Seuil, 2009
Les difficultés du système éducatif français sont examinées d’après des enquêtes réalisées par le Programme international pour le suivi des acquis des élèves. La plupart des problèmes identifiés pointent un même ensemble de causes : l'élitisme républicain de l'école française, sa culture du classement et de l'élimination précoce, sa tolérance aux inégalités et à leur reproduction.

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L'agenda

09/02/2010

Subir ou choisir ? La voiture individuelle, le ghetto, l'étalement urbain

Colloque organisé par l'Association des maires de grandes villes et la Caisse des dépôts, autour de trois ateliers : la voiture individuelle, de l'addiction à la liberté ; le ghetto choisi ou le ghetto subi ; la ville compacte et l'étalement urbain.
Avec la participation de Vincent Fouchier, DGA de l'IAU îdF.

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11/02/2010

Table ronde sur l'environnement

Après la sortie en décembre du Cahiers n° 152 « Composer avec l'environnement », cette table ronde poursuivra le propos en donnant la parole à des acteurs de l'aménagement, des décideurs et des chercheurs.

18/02/2010

Atelier Migrations et métropoles

L'IAU îdF poursuit son cycle d'ateliers sur les mouvements migratoires. Ce quatrième volet abordera l'évolution des migrations internationales en Île-de-France.

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La carte du mois

Les zones d'aléas inondations

La carte des « aléas inondations » est une synthèse, produite par l'IAU îdF, des représentations numériques des zonages d'aléas issus des plans de prévention du risque inondation (PPRI).

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3 questions à…

...Jean-Jacques Guillouet & Philippe Pauquet

Chargés d'études au département démographie, habitat, équipement et gestion locale.

L'IAU île-de-France publie une étude sur « la domiciliation administrative des personnes sans domicile fixe en Île-de-France en 2009 ». Quelle est la situation dans la région capitale ?

J. -J. G. : Tout d'abord, une précision : on appelle « domiciliation administrative », la possibilité, pour les personnes sans domicile fixe, de bénéficier d'une adresse, condition incontournable pour trouver un logement, un travail, une formation, recevoir des soins, une aide économique et sociale, un accès à la culture. Près de 400 structures domicilient des personnes sans domicile fixe en Île-de-France :  les associations (caritatives ou non) et les Centres communaux d'action sociale (CCAS).
En 2009, environ 85 700 personnes, sans domicile fixe, sont, en Île-de-France bénéficiaires d'une domiciliation administrative, soit 1,8 % des ménages franciliens. 7 800 d'entre elles sont des « gens du voyage » qualifiés de « sans terrain fixe » du fait de leur mode de vie. Près de 50 % des personnes sans domicile fixe qui ont pu bénéficier d'une adresse administrative sont enregistrées à Paris.
Hors gens du voyage, une grande majorité (70 %) des personnes sans domicile fixe disposent du minimum vital en matière d'hygiène et d'hébergement parce qu'hébergées chez des tiers ou à l'hôtel. Les autres domiciliés (23 000), connaissent des conditions de vie très précaires parce qu'en errance, en squats ou astreints à des hébergements très courts et instables.
La plupart de ces personnes relèvent des dispositifs de la loi DALO (Droit au logement ppposable), mais au regard de leurs difficultés cumulées, la réponse adaptée à leurs problèmes de logement ne peut être unique et se limiter au seul logement social de droit commun. Les besoins, du moins dans un premier temps, se situent plutôt dans des formules adaptées proposant  un accompagnement social, comme les structures de stabilisation, les CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale), les CADA (Centre d'accueil pour demandeurs d'asile), les maisons relais, les résidences sociales, les foyers, voire les dispositifs ALT (Allocation de logement temporaire) ou d'intermédiation locative.

Comment s'organise cette domiciliation administrative ?

P. P. : En Île-de-France, la domiciliation administrative est majoritairement portée par des associations, financées en grande partie par l'État, puisqu'elles réalisent à elles seules 83 % des domiciliations. Ces associations sont surtout localisées dans la zone dense et notamment à Paris. Les organismes qui relèvent directement de la puissance publique, c'est-à-dire les CCAS, ne domicilient que 17 % des sans domicile fixe franciliens.
Cette prédominance s'explique par la réactivité du monde associatif qui repose sur une bonne connaissance du terrain, un professionnalisme reconnu, une capacité à mobiliser des bénévoles pour animer et gérer leur structure, un volontarisme peu contraint par leur hiérarchie et par l'État.
Bien que jouant un rôle mineur, les CCAS sont présents dans les zones les moins densément peuplées de la région et domicilient un tiers des gens du voyage.

Qu'est-ce qui caractérise cette population ?

J. -J. G. : L'absence de domicile fixe peut être momentanée, découler de causes « simples » (problèmes financiers, d'emploi, demande d'asile) ou être durable et consécutive à des situations plus complexes (individus en errance, grands marginaux, femmes victimes de violences, gens du voyage ou étrangers sans papiers). Ne pas avoir de domicile fixe résulte presque toujours d'un processus d'exclusion sociale complexe duquel on ne sort pas aisément sans aide.
La mission des structures domiciliaires consiste, non seulement à leur fournir une adresse mais à les aider à avoir ou retrouver un minimum de vie sociale et les droits qui y sont attachés : pour les plus désocialisés, un pont ultime avec la société.

En débat à l'IAU îdF

Aménager avec le fleuve : robustesse et risques d'inondations

Le 10 décembre s'est tenu le dernier volet d'un cycle de quatre tables rondes organisé par l'IAU îdF sur la valorisation du fleuve en Île-de-France. La question de l'intensification urbaine face aux risques d'inondations en cœur d'agglomération a été abordée. Ainsi, les enseignements de la crue centennale de 1910 sont apparus précieux pour intégrer le risque dans les projets urbains.
Mais le constat reste inquiétant : l'Île-de-France est beaucoup plus vulnérable qu'il y a un siècle. La majeure partie des réseaux sont aujourd'hui souterrains (électricité, téléphone, eau potable, assainissement, circulation...), leur submersion paralyserait la région pendant plusieurs mois, avec des impacts financiers colossaux.
Des exemples de démarches et projets engagés en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique ont montré que des solutions permettent de limiter les risques.

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L'IAU îdF dans les médias

Alternatives économiques, n° 287, janvier 2010

Interview d'Anne-Marie Romera, directrice du département économique de l'IAU îdF, dans un article sur le projet du Grand Paris intitulé « L'État reprend Paris ».

[lire l'article]

France 24, 4 janvier 2010

Jean-Pierre Palisse, DGA de l'IAU îdF, participe à un débat en direct sur le plateau de France 24 : « Les tours sont-elles l'avenir de nos villes ? ». Cette émission,  animée par le journaliste Antoine Cormery, est diffusée à l'occasion de l'inauguration de tour la plus haute du monde, la Burj Khalifa à Dubaï, haute de 828 mètres.

[voir la vidéo]

L'IAU îdF à l'international

Des villes méditerranéennes face au changement climatique

Financée par la Banque mondiale, une étude pilote est actuellement menée en collaboration avec Egis-BCEOM et le BRGM pour définir les modalités d'adaptabilité au changement climatique de trois aires métropolitaines côtières de l'Afrique du nord : Casablanca, Tunis, Alexandrie et le site de la vallée du Bouregreg à Rabat.
Elle vise à évaluer un large éventail de risques naturels (élévation du niveau de la mer, tsunami, inondation, séisme, îlot de chaleur urbain,...) et de vulnérabilités urbaines (actuelles et en fonction du développement urbain à l'horizon 2030).
L'IAU-îdF définit la méthodologie d'approche pour mesurer les vulnérabilités urbaines en traitant plus spécifiquement Casablanca, dont il a récemment réalisé le schéma directeur, et le site de la vallée du Bouregreg à Rabat, tout en supervisant les travaux sur les autres villes. Risques et vulnérabilités seront ensuite croisés pour permettre d'évaluer les aléas et de formuler des plans d'action.