
En ce mois de juin, les travaux de l’institut ont fait la part belle à la grande échelle : la « méga-région », le vivre ensemble dans notre région sujette aux migrations nationales et internationales, qui reçoit aussi chaque année 60 millions de visiteurs venus d’ailleurs, le Maroc qui se confronte à la métropolisation et à la mondialisation.
Bonnes vacances à nos fidèles lecteurs, sachant que notre Newsletter paraîtra aussi en août.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France
Un nouveau numéro des Cahiers de l’IAU îdF
Depuis de nombreuses années, l’IAU îdF s’investit à l’international et mobilise ses compétences dans le cadre de partenariats multiples, notamment au Maroc.
Ce pays connaît aujourd’hui des transformations sociétales et une évolution urbaine profonde. La population des villes dépasse celle des campagnes et les besoins en logements, en équipements et en transports sont considérables.
Dans ce contexte, le Maroc opère une mise à niveau globale de son territoire. L’IAU îdF travaille avec ses partenaires marocains, dans ses domaines de compétences, afin d’apporter des réponses aux différentes problématiques telles que la métropolisation et le développement économique des cités, la mobilité et la mixité urbaine, le développement humain et la préservation de l’environnement, notamment du littoral.
En ce moment important de passage à l’économie mondialisée où le Royaume se modernise et s’ouvre au XXIe siècle, l’IAU îdF publie un nouveau Cahiers consacré au Maroc.
L’objectif de ce numéro double est d’appréhender les enjeux auxquels le pays et les métropoles marocaines sont confrontés en termes de planification stratégique et de gouvernance, d’adaptation à la mondialisation et au changement climatique. Autant de sujets en commun entre le Maroc et la France qui méritent d’être poursuivis par des échanges d’expériences et de bonnes pratiques instaurés dans le cadre de coopérations fructueuses depuis déjà plusieurs décennies.
Première région touristique mondiale, l’Île-de-France accueille chaque année 60 millions de visiteurs étrangers et français, soit autant que la population nationale.
L’attractivité touristique de l’Île-de-France représente un poids économique important : 17 milliards d’euros en 2008 et 600 000 emplois directs, indirects et induits. C’est aussi un élément majeur d’aménagement du territoire régional à prendre en compte dans les politiques menées par les différentes collectivités locales.
Les réalisations récentes de lignes TGV (Paris Est), l’extension des terminaux à Roissy et l’augmentation des capacités hôtelières confortent le développement touristique de la région et montrent les dynamiques d’investissements privés et publics. Elles sont d’ailleurs nécessaires pour faire face à la concurrence internationale à laquelle se livrent les grandes métropoles dans ce domaine.
L’action publique en faveur des quartiers en difficulté s’est concentrée au départ sur l’habitat et les enjeux sociaux. Elle s’est élargie à l’économie et ne cesse de prendre de l’ampleur avec, comme temps fort, la création des zones franches urbaines (ZFU) en 1997. Depuis, les pouvoirs publics s’emploient à favoriser l’entrepreunariat.
Le déficit migratoire de l’Île-de-France avec ses départements limitrophes a peu augmenté. Il est cependant prononcé pour les actifs occupés.
Parmi ces migrants franciliens, un sur deux travaille toujours en Île-de-France du fait, notamment, de la localisation des emplois en grande couronne.
Bien que de plus en plus déficitaires, les échanges migratoires avec les autres régions métropolitaines contribuent au dynamisme démographique et économique de l’Île-de-France : les arrivants sont jeunes, actifs, diplômés, les partants plus âgés et moins qualifiés.
Les nombreuses missions de l'IAU île-de-France à l'étranger permettent d'alimenter son fonds photographique. Par exemple Shanghai, mégalopole aux multiples facettes, au cœur de l'actualité en accueillant l'exposition universelle 2010.
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1. Hôtel de Ville de Shanghai, place du Peuple
2. Musée de la planification urbaine de Shanghai
3. Musée de Shanghai, le plus moderne de Chine
4. Quartier d'affaires Lujiazui dans le district de Pudong
5. Atelier de dévidage de cocons de vers à soie, Shanghai
6. Le vieux Shanghai
De nouvelles solidarités par le sport : enjeux et perspectives
Cometti, Aurélie (dir.) ; Vieille Marchiset, Gilles (dir.)
Les contributions offrent une photographie de la situation du sport employé à des fins de solidarité, d'intégration, d'éducation. Elles présentent les enjeux et les méthodologies de politiques publiques et des projets associatifs montés pour adapter les cultures sportives aux publics et aux territoires les plus fragiles.
Le transport de personnes à la demande. Manuel pratique
Jeannenot, Michel
Après quelques définitions, les types de transport à la demande, les composantes d'un tel transport et ses acteurs sont abordés. Les conditions de mise en place concrète d'une offre de transport à la demande sont présentées, ce qui permet de se poser les bonnes questions et de trouver, si possible, les bonnes réponses pour la création de tels services.
Urbi et Orbi. Paris appartient à la ville et au monde
Gwiazdzinski, Luc ; Rabin, Gilles ; Zeldin, Théodore (préf.)
Les auteurs proposent de retrouver l'âme d'une ville qui dessinait les modes. Au-delà des projets et de la forme urbaine, ils nous invitent à retrouver l'envie de Paris, une ville cosmopolite, une ville ouverte, une ville politique, de débat. Le monde a des choses à dire à Paris et Paris a encore bien des choses à dire au monde.
12.07.2010
Le pavillon Paris île-de-France organise une semaine de colloques du 12 au 17 juillet sur le site de l'exposition universelle. Vincent Fouchier, directeur général adjoint de l'IAU îdF interviendra sur le thème du développement durable des territoires.
Cette carte présente le réseau des sentiers de randonnées pédestres de la région. Il s’agit d’itinéraires reconnus, balisés et entretenus par la Fédération française de randonnée pédestre et ses organismes locaux : le Comité régional d’Île-de-France de la randonnée pédestre et les comités départementaux.

chargé d’études au département Démographie, habitat, équipement et gestion locale
P. L. : Incontestablement. Avec 192 pays d’origine différents, soit pratiquement tous les pays du monde actuel, 17 % de sa population immigrée et 37 % des enfants franciliens descendants d’immigrés, l’Île-de-France est la région la plus cosmopolite de France. Elle partage ce statut de « ville-monde » aussi bien avec le Grand Londres qu’avec les plus grandes métropoles étasuniennes.
Cette diversification croissante des pays d’origine renvoie à de multiples facteurs : mondialisation des échanges, montée en puissance de nouveaux acteurs économiques, géographie évolutive des conflits, multiplication par quatre des États-nations depuis 1945 suite à la décolonisation, à l’effondrement du bloc soviétique et la montée des micro-nationalismes, etc.
P. L. : Les migrations n’expliquent qu’une partie des différences entre Franciliens et des questions que soulève le vivre ensemble dans cette métropole. Certes, le cosmopolitisme pose des questions inédites aux métropoles. La globalisation et la baisse des coûts de mobilité facilitent les échanges et modifient le lien au territoire de résidence. L’accès croissant aux médias numériques permet à ceux qui le souhaitent de continuer à vivre la culture de leur pays d’origine en dehors celui-ci.
Les diasporas se multiplient. L’intégration sans assimilation devient de plus en plus envisageable, voire souhaitée. Et de façon plus générale, l’autonomie des individus, qui est devenue la valeur dominante de nos sociétés démocratiques, favorise l’expression des différences, et tend à masquer la dimension nécessairement collective de toute vie en société. Ce qui pose in fine des questions politiques inédites à chaque pays. D’autant que ces différences tendent à s’inscrire de plus en plus profondément dans les territoires métropolitains et fragilisent la cohésion sociale.
P. L. : L’inscription spatiale des différences sociales et selon l’origine tend à s’accroître au cours de la période récente, comme l’a montré Mariette Sagot qui a introduit ce dernier séminaire. Toutefois, on assisterait moins à la dualisation de l’Île-de-France, qui supposerait la disparition des classes moyennes, qu’à sa bipolarisation. La diversité sociale et selon les origines de la population francilienne reste la règle dans la plupart des communes. Cependant, les écarts s’accroissent fortement entre les communes franciliennes où vivent 10 % des ménages les plus pauvres en termes de revenu et celles où vivent les 10 % des ménages les plus aisés et dont le revenu progresse rapidement.
Et pourtant, les Franciliens vivent ensemble, serais-je tenté d’ajouter après avoir écouté les autres intervenants de cette journée. Ceci reste fragile et difficile ont-ils précisé car à construire en permanence et aussi, parce que la crise actuelle n’est pas qu’économique, c’est aussi celle de l’ordre symbolique de notre société.
Ce cinquième séminaire a clôturé le cycle « Migrations et métropoles » organisé par l'IAU îdF.Une question simple était posée : comment vivre ensemble demain en Île-de-France dans un contexte de diversité culturelle croissante ?
En matinée, la parole a été donnée à des professionnels confrontés quotidiennement à cette question et à des chercheurs dont les travaux récents apportent chacun leur éclairage particulier.
L’après-midi, quatre auteurs de livres récents (A. Ehrenberg, Y. Moulier Boutang, M.-R. Moro, P. Jeammet) ont proposé des grilles de lecture originales de notre société ou des façons différentes de penser la diversité culturelle et le « vivre ensemble »..
Dans la continuité du n° 153 des Cahiers sur le Bassin Parisien, cette table ronde a poursuivi la discussion sur les multiples échelles de ce territoire. Cette notion a-t-elle un sens par rapport au fonctionnement des réseaux ? Est-elle pertinente dans le concert international des grandes métropoles ? Peut-on s’en emparer pour mieux organiser et coordonner le développement qui concilie, à la fois, la place des territoires et le rôle de la ville mondiale ?
L’Île-de-France, région de transit ? C’est ce qu’indique la dernière enquête de l’Insee ÎdF et l’IAU îdF : en précisant que la population qui y arrive est jeune et très mobile.
Alors que les sénateurs et les députés examinent un amendement sur des expérimentations de péage dans les centres urbains, Alain Meyère, directeur du département Mobilité et transports de l’IAU îdF déclare que « le péage est un outil dans la politique globale d’une ville ».
L’IAU îdF, le Stif, l’Établissement public foncier d’Île-de-France, la Caisse des dépôts et les collectivités locales concernées signent avec la Région une « Charte pour un territoire durable autour du prolongement de la ligne de métro n° 11 ».
Selon une étude de l’Insee et de l’IAU îdF, l’Île-de-France constitue « une étape dans la vie de nombreux métropolitains ». Un attrait qui s’explique en grande partie par le dynamisme économique de la région.
Après avoir étudié le fleuve sous l’angle environnemental, l’IAU îdF l’a appréhendé dans sa dimension régionale : puissant axe de desserte et de valorisation, mais fragile et porteur de risques ».
Dans un article sur la violence à l’école, cette revue cite l’étude de l’IAU îdF qui analyse les effets de la vidéosurveillance : il y a « un écart important entre la croyance en l’efficacité de cette technologie et ses effets réels, souvent surestimés ».
L’exposition universelle « Shanghai 2010 » a ouvert ses portes le 1er mai pour six mois d’évènements sur le thème Better city, better life (meilleure ville, meilleure vie).
L’IAU île-de-France est partenaire du pavillon « Paris-Île-de-France » dans lequel il partagera son expérience sur la ville de Shanghai (de nombreux travaux à son actif dont la publication du « Nouveau Shanghai » en février 2000) et participera à la semaine « Paris Île-de-France » prévue du 12 au 17 juillet. Des tables rondes sur le développement durable alimenteront les débats.
