
L'IAU île-de-France sera présent la semaine prochaine à Rio pour la 5e édition du Forum urbain mondial, aux côtés de nombre de ses partenaires, au premier rang desquels la Région, la FNAU, l'ISTED...
Ce sera pour l'IAU île-de-France l'occasion de concrétiser sa participation à la campagne mondiale sur le développement urbain durable (World Urban Campaign) lancée par les Nations-Unies. Une convention sera ainsi signée entre ONU-Habitat et notre institut, qui permettra à l'IAU îdF de bien positionner notre métropole dans le concert des villes mobilisées dans le cadre de cette initiative.
L'objectif est de promouvoir un développement métropolitain plus équitable et plus responsable.
Le progrès des sociétés ne se mesurant plus à l'aune des seuls résultats économiques, mais aussi des facteurs sociaux et environnementaux, les thèmes de la démographie, de l'immigration, de la pauvreté, du logement, seront particulièrement développés. Cela donnera l'occasion à l'IAU îdF de mobiliser ses réseaux et de valoriser dans un vaste cercle les travaux d'analyse et de prospective qu'il mène dans ces domaines.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France

Le territoire de l'Île-de-France comprend 75 % d'espaces agricoles et naturels.
Sites privilégiés des projets résidentiels et des activités de loisirs, les espaces agricoles et naturels d'Île-de-France subissent des pressions foncières qui menacent leur vocation première. Entre 1994 et 2008, le prix moyen de ces territoires a connu, en Île-de-France, une très forte augmentation, particulièrement depuis 2004, où il a été multiplié par deux.
Depuis 1994, l'IAU îdF analyse cette tendance avec la Safer, dans le but de localiser les pressions qui s'exercent sur les marchés fonciers agricoles et naturels d'Île-de-France et d'en expliquer les mécanismes.
Cette nouvelle étude, permet d'évaluer la situation : alors que le prix normal d'une terre agricole est d'1 €/m2, il s'élève à 3,35 €/m2 en moyenne dans la région, hausse que l'on doit, toutefois, relativiser au regard de l'évolution des prix de l'immobilier.
Ce phénomène est principalement dû à l'intérêt croissant que portent à ces territoires les acquéreurs non agricoles : particuliers, personnes physiques et morales, dont les acquisitions ont atteint, en 2008, 67 % du marché total. Ces acheteurs ne s'inscrivant pas dans une logique de production agricole, les terrains sont donc acquis pour des montants bien plus élevés que les prix du marché agricole. Par ailleurs, ces acheteurs s'intéressent surtout au bâti rural et à de petites surfaces, biens les plus valorisés.
L'impact de ces pressions est lourd pour les exploitants agricoles franciliens qui ne peuvent faire face à la concurrence et subissent le morcellement de leur exploitation.
Les dynamiques de marché sont particulièrement fortes dans les espaces périurbains, en particulier, les vallées et grands axes routiers où les logiques résidentielles et de loisirs entrent en concurrence avec celles des agriculteurs et des forestiers.
La Seine-et-Marne est plus attractive depuis 2008 du fait d'un nombre croissant d'acquéreurs non agricoles sur le marché bâti (5,90 €/m2 contre 2,60 €/m2 en 2004) alors que le Val d'Oise et les Yvelines connaissent une certaine désaffection tout en conservant des prix élevés.
En 2006, près de 6 millions de femmes et 5,57 millions d'hommes ont été recensés en Île-de-France. La Région-capitale apparaît désormais plus féminisée que la province.
Actives et diplômées, les Franciliennes occupent de plus en plus de postes de cadres et ont bénéficié ces dix dernières années de nombreux emplois dans les activités de conseils aux entreprises, les activités liées à la santé et à l'action sociale et les activités de commerce. Un bémol à cette évolution positive, la parité en termes de rémunération n'est pas encore atteinte.
Comme annoncé dès janvier, un nouveau numéro des Cahiers « Le Bassin parisien, une méga-région ? » vient d'être publié.
Échelle indispensable à prendre en compte pour l'aménagement du territoire de la métropole francilienne, le Bassin parisien permet de replacer ses huit régions dans un contexte européen et international. Cette dimension nouvelle a conduit les réflexions de ce nouveau numéro des Cahiers de l'IAU île-de-France vers la vision d'un Bassin parisien, méga-région.
Ensemble métropolitain en réseaux et espace de coopération entre acteurs visant à partager une stratégie commune, le Bassin parisien constitue une échelle géographique qui soulève de nombreuses problématiques d'aménagement. Les migrations internationales, les déplacements, la logistique, la gestion des ressources... sont autant de thèmes que cette édition des Cahiers de l'IAU îdF permet d'appréhender. À l'heure où les projecteurs sont tournés vers le Grand Paris, les auteurs nous invitent à penser différemment la métropole francilienne, à toutes les échelles, et contribuent à une vision renouvelée du Bassin parisien en Europe et dans le monde.
Créée pour affirmer cette position, la Conférence des huit présidents des Régions du Bassin parisien (C8) partage désormais un cadre commun de référence pour fixer les objectifs et les sept engagements des régions pour un Bassin parisien plus durable, attractif et solidaire.
Plus précisément, il s'agit d'ouvrir ce territoire aux échanges maritimes, y faciliter les déplacements, renforcer son accessibilité, donner toute leur place aux métropoles régionales, promouvoir l'innovation et favoriser le développement économique.
La désignation de la Ruhr comme capitale européenne de la culture en 2010 illustre le chemin parcouru, depuis les années 1980, par une région physiquement, économiquement et socialement dévastée par la désindustrialisation.
C'est un véritable défi que l'Exposition internationale d'architecture et d'urbanisme (IBA) Emscher-Park a pu relever grâce à une démarche à la fois novatrice et pragmatique de propositions et de solutions prospectives. L'IBA d'Emscher-Park a facilité la transformation d'un espace industriel en crise en une métropole consciente des atouts de sa culture originale. Elle se révèle particulièrement intéressante pour initier et concrétiser des projets métropolitains.
Une expérience à faire connaître, qui a conduit l'IAU île-de-France à proposer aux membres du syndicat Paris Métropole de participer à un atelier Paris-Rhin-Ruhr, organisé autour de cinq jours de visites dans la Ruhr et la région de Cologne, puis dans la métropole francilienne.
Au cœur des débats sur le devenir de la métropole parisienne, les grands projets urbains doivent être conçus comme des laboratoires d'idées et de solutions innovantes répondant aux évolutions de ce siècle : changement climatique, transition énergétique, écomobilité, mutations sociales et culturelles, tout en répondant aux exigences du moment : régénérations des territoires en difficulté, nouveaux espaces d'habitat et de travail, de loisirs et d'échanges.
C'est là un des objectifs développés dans les « actes du colloque international », organisé par l'IAU îdF « Quels grands projets urbains pour l'Île-de-France ? Expériences européennes » (novembre 2007), qui viennent d'être publiés.
En 2006, l'Île-de-France compte 11,5 millions de Franciliens, lesquels occupent 4,8 millions de logements.
À l'horizon d'une génération (2030), le nombre de logements occupés, c'est-à-dire de ménages, progresserait presque autant (de + 0,98 à + 1,08 million) que le nombre d'habitants (+ 1,25 million d'habitants dans le scénario démographique central). Sur ce million de ménages supplémentaires, la moitié environ provient de la simple croissance de la population francilienne, un dixième de son vieillissement et le reste de l'évolution des modes de cohabitation.
Le préfet de la région Île-de-France, Daniel Canepa, illustre un de ses articles « Il y a 100 ans : la crue de janvier 1910 » par la carte des zones inondables, mise à disposition par l’IAU îdF.
Intervention de Vincent Fouchier, directeur général adjoint de l’IAU îdF, lors du séminaire « Subir ou choisir ? La voiture individuelle, le ghetto, l’étalement urbain » organisé le 9 février par l’Association des maires de grandes villes de France.
Un article sur la vidéosurveillance dans les lycées s'appuie sur une étude de l’IAU îdF : Vidéosurveillance et espaces publics
Interview d’Alain Meyère, directeur du département mobilité et transports à l’IAU îdF, dans un article sur les péages urbains.
Ce média web des Français et francophones à l’étranger reprend des propos d’Alain Meyère, directeur du département Mobilité et transports à l’IAU îdF, dans un article dédié aux péages urbains.
Participation d’Alain Meyère, directeur du département Mobilité et transports à l’IAU îdF, à l’émission « le bistrot de la vie » animée par Anne Gavini. L’émission avait pour thème « la région, enjeux de campagne : les transports ».
Gérard Lacoste, directeur général adjoint de l’IAU îdF, a participé à une présentation du projet de Grand Paris le 22 février à l'UIA (université inter-âges) de Versailles. Son point de vue d'expert est résumé dans un article des Nouvelles de Versailles.
Jean-Pierre Palisse, directeur général adjoint de l’IAU îdF, est interviewé par Alexis Sierra, géographe, maître de conférences à l’IUFM de Versailles. Cet entretien précise la place des géographes et le rôle de la cartographie dans les travaux de l’IAU îdF.
Amélie Darley, chargée d’études au département Urbanisme, aménagement et territoires, apporte des précisions sur les achats de terrains agricoles par les non-agriculteurs et sur les pressions foncières qui en découlent.
19/03/2010
Le 19 mars, l’IAU île-de-France accueille le Club des Scot (schémas de cohérence territoriale). L’objectif du Club est de fédérer les Scot afin d’améliorer leur lisibilité et d’échanger leur expérience.
22/03/2010
François Dugeny, directeur général de l'IAU îdF, participera à ce forum et signera, à cette occasion, un accord de partenariat entre l'IAU îdF et ONU-Habitat pour le lancement de la Campagne mondiale sur les villes.
Les données de cette carte sont fournies par l’Insee, sur la base du système d’information Clap (Connaissance locale de l’appareil productif). L’objectif du Clap est de fournir des statistiques à l’échelle communale, localisées au lieu de travail. Les chiffres portent sur l'emploi salarié et les rémunérations pour les différentes activités des secteurs marchands et non marchands.

Chargées d'études au département Économie et développement local.
P. L. : Pour plusieurs raisons, les Franciliennes en âge de travailler sont plus nombreuses et plus diplômées ; ensuite, la structure de l'emploi en Île-de-France offre de nombreuses opportunités et facilite leur intégration professionnelle. Les Franciliennes sont particulièrement actives entre 25 et 49 ans, période où la plupart doivent élever des enfants. Cette forte implication des femmes dans la vie professionnelle, combinée à des taux de fécondité élevés, est une des spécificités françaises au sein de l'Union européenne.
C. C. : Actives et diplômées, les Franciliennes occupent de plus en plus de postes de cadres, notamment dans le conseil en entreprise. Cette évolution, certes positive, ne doit pas masquer la forte bipolarisation des emplois féminins, entre des secteurs d'activités peu valorisées proposant des emplois souvent précaires (secteur social, aide à la personne...) et d'autres secteurs plus qualifiés à haute valeur ajoutée.
On constate, aussi, une grande disparité géographique de l'activité des Franciliennes, nettement plus faible, à la fois dans les territoires aisés et dans les plus modestes : dans certains espaces de l'Ouest francilien, la profession du conjoint dissuade souvent les femmes de travailler alors que dans des communes plus modestes c'est la forte proportion de femmes sans diplôme, d'origine étrangère, de mères avec enfants qui freine l'activité féminine. La parité est atteinte à Paris où le grand nombre d'emplois de catégories « employés » et d'emplois publics ainsi que des activités de services aux entreprises ont contribué à l'essor de l'emploi féminin.
P. L. : Oui et non. Les Franciliennes ont accès à un marché de l'emploi vaste et qualifié : la part des femmes cadres est supérieure à la province, les Franciliennes travaillent plus souvent à temps complet et les salaires sont supérieurs à ceux de la province, le chômage moins élevé. Cependant, des inégalités entre les hommes et les femmes persistent en Île-de-France comme en France. Dans toutes les catégories socioprofessionnelles, les hommes gagnent davantage, à l'exception de la catégorie « employés » très féminisée où le salaire moyen est du même ordre. À l'âge de la retraite, les femmes perçoivent une retraite inférieure à celle des hommes (de 46 % en 2004). Beaucoup de femmes âgées vivent ainsi en dessous du seuil de pauvreté, phénomène général dans toute la France.
La situation des femmes doit encore progresser, notamment dans l'orientation professionnelle, les conditions d'emplois des secteurs des services à la personne, dans le déroulement des carrières et l'accès à des postes à responsabilité.
À l'occasion de la parution du n° 152 des Cahiers « Composer avec l'environnement », l'IAU îdF a réuni le 11 février des experts et professionnels pour débattre de la démarche de prospective pour l'environnement.
La table ronde a abordé cette démarche sous plusieurs aspects, en particulier : la conciliation difficile entre l'action quotidienne et le long terme, l'implication des citoyens.
La prospective est un outil pour construire collectivement des visions territoriales face aux enjeux environnementaux qui se dessinent.
Le 18 février s'est tenu le 4e atelier du cycle « migrations et métropoles ». Cette séance, organisée par l'IAU îdF, a réuni de nombreux intervenants externes (OCDE, Oref, Insee, DFEA, Campus France) et s'est interrogée, entre autre, sur l'évolution des migrations internationales en Île-de-France.
L'Île-de-France draine 40 % des arrivées d'étrangers sur le territoire français. Elle attire des immigrés qualifiés : 33 % des 15-64 ans (hors étudiants) arrivés depuis moins de 5 ans ont un diplôme de 2e cycle et plus. Bien que plus qualifiés, ils sont toujours autant disqualifiés sur le marché du travail. Le taux de chômage des immigrés est deux fois plus élevé que les non-immégrés.
Dans quelques jours, l'IAU îdF publiera sur son site internet un rapport sur les politiques en matière de formation et d'insertion pour les jeunes issus de l'immigration.
Le fonds « photo » de l'IAU île-de-France permet d'observer l'extension des villes sur le monde rural et la cohabitation entre habitat et terres agricoles.
1. Quartier des Mordacs, Champigny-sur-Marne (94)
2. Au bord de la route nationale 10, Les Essarts-le-Roi (78)
3. Vue depuis la RD 406, Bussy-Saint-Georges (77)
4. Pontault-Combault (91)
5. La ceinture verte à Montlhéry (91)
6. Emplacement d'un futur lotissement à Chevilly (45)
Moderns abroad. Architecture, cities and italian imperialism
Fuller, Mia . Londres : Routledge, 2010
L’auteur présente les différentes étapes architecturales des villes coloniales de l’Italie, en particulier Addis-Abeba et Tripoli. Elle souligne le développement d'idéologies de ségrégation raciale dans ces villes ; décrit les groupements habités pour les agriculteurs italiens venant s'installer en Éthiopie et en Libye.
Améliorer la relation client en transport de voyageurs
Gallet, Michel. Paris : CELSE, 2009
Une analyse des particularités de la relation client dans les entreprises de transport est proposée pour en extraire les principes d'une méthodologie de métier, adaptée et intégrée. Des exemples d'entreprises innovantes et un guide de onze recommandations de la relation client dans le domaine des transports sont présentés.
Le handicap à Paris
Paris : Credoc, 2009
Les résultats de deux enquêtes qualitatives et quantitatives montrent qu'il y a une méconnaissance générale de la législation, des droits et des aides. L'accès au droit est complexe et le non recours est particulièrement important. Néanmoins, les enquêtes dévoilent une amélioration de l'accessibilité pour les personnes handicapées.
Depuis 2008, l'IAU îdF est présent à Damas au travers d'Éric Huybrechts, chargé d'études, précédemment en place à Beyrouth, puis à Phnom Penh. Il assure une triple fonction :
- intervenir sur les contrats de l'IAU îdF en cours à Alger et en Libye ;
- contribuer au programme de coopération décentralisée de la Région Île-de-France au Liban (notamment appui à la maîtrise d'ouvrage auprès de la Ville de Beyrouth, plan vert et déplacements doux à Beyrouth, charte de parc naturel régional dans le Haut-Metn) ;
- réaliser en Syrie un premier travail sur le patrimoine historique et urbain de Damas : diagnostic, objectifs de protection et de mise en valeur, orientations pour les règlements d'urbanisme et l'aménagement des quartiers concernés. Une seconde étude (avec le bureau syrien GCEC) pourrait intégrer expertises et formations en matière de planification urbaine, d'environnement, de transports et de gouvernance en vue du schéma directeur de Rif-Damas, le vaste territoire périurbain et rural accueillant la croissance de Damas.
Par ailleurs, l'IAU îdF prépare la publication d'un numéro des Cahiers (n° 154) sur le Maroc.
