
Du 19 au 21 octobre s'est tenue à Rennes la 31e rencontre des agences d'urbanisme. L'IAU îdF a contribué activement à 6 des 13 ateliers qui s'y sont déroulés, ainsi qu'à la valorisation des travaux : « Journal du off », film, etc.
La 32e rencontre se tiendra à Paris dans un partenariat Apur / IAU îdF élargi aux autres agences d'Île-de-France.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France
Pierre angulaire de son Système d'information géographique (SIG), l'IAU îdF actualise et publie depuis 1982 une carte numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, plus connue sous l'appellation Mos (Mode d'occupation du sol). Après de longs mois de travail, une 7e mise à jour, dite « 2008 », permet à l’institut de poursuivre l’analyse des évolutions de l’occupation du sol francilien sur ces vingt-cinq dernières années.
Avec toutes les précautions méthodologiques que nécessite l’utilisation d’un outil dont l’élaboration demeure complexe, un premier constat apparait : bien que l’Île-de-France reste une région largement rurale, deux tendances émergent sur ces cinq dernières années : d’une part le rythme d’urbanisation des espaces ruraux a légèrement augmenté (passant de 800 ha/an entre 1999 et 2003 à 940 ha/an entre 2003 et 2008), d’autre part les processus de densification et de recyclage des espaces urbains se renforcent.
Ces éléments seront détaillés dans une Note rapide à paraître ; des analyses complémentaires suivront, notamment pour affiner l'identification des processus de mutation urbaine.
salariés des industries créatives sont en Île-de-France, soit 48 % de l'effectif national. Ce secteur d'activité, véritable moteur de la croissance économique et de l'attractivité régionale, sera présenté le mois prochain dans un nouveau numéro des Note rapide.
Après un cycle de cinq ateliers (décembre 2008 à juin 2011) consacré aux migrations, l'IAU îdF poursuit sa prospective dans le cadre d'un futur Atlas des Franciliens à paraître fin 2011. Cette Note rapide, qui en constituera l'une des planches, fait le point sur les arrivées d'étrangers en Île-de-France. On y apprend, notamment, que la région reste une porte d’entrée privilégiée pour de jeunes adultes, actifs ou étudiants, plus diplômés que les immigrés déjà installés. Ils restent néanmoins confrontés à des difficultés d’insertion professionnelle.
Les projets en rénovation urbaine sont presque exclusivement dédiés à la fonction résidentielle et aux équipements. L’absence d’activités économiques perdure, malgré le fait que ce déficit constitue l'une des causes des difficultés des quartiers depuis les années 1970. Ce constat ressort d’une analyse de l’IAU îdF réalisée pour l’Agence de rénovation urbaine (Anru) synthétisée dans cette Note rapide.
Les dossiers de l'IRDS n° 13
À l’heure où Paris accueille les Championnats du Monde d’escrime (4-13 novembre), l’Institut régional de développement du sport (IRDS), département autonome de l’IAU îdF, dresse un état des lieux de la pratique de cette activité en Île-de-France. Avec plus de 20 000 licences, soit 30 % de l'effectif national, la région arrive très nettement en tête.
Face à l'urgence climatique et au contexte économique de crise, les énergies nouvelles et renouvelables (ENR) représentent un atout environnemental et un gisement d'emplois à ne pas négliger. Dans le cadre d’une étude sur les potentialités de l'Île-de-France en la matière, ce premier volet porte sur l’industrie solaire photovoltaïque. Il sera suivi en fin d'année par l'industrie des éoliennes, puis courant 2011, par les industries de valorisation de la biomasse.
La Mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Île-de-France (Mipes) s’est dotée d’un indicateur de santé sociale régionale (ISSR) pour s’assurer que le développement de la région profite à tous les Franciliens. L'IAU îdF, partie prenante dans le groupe de travail et de production de cet indice, publie le rapport 2010 et en fait un bilan sur 10 ans. La situation de l'Île-de-France y apparaît contrastée : plus exposée à l’économie mondiale, elle est, ces dernières années, plus sensible aux retournements conjoncturels. Sa population, plus jeune, est davantage touchée par les retournements du marché de l’emploi. La pauvreté est devenue plus urbaine et concerne davantage qu’auparavant les populations en âge d’activité, en particulier les jeunes.
Le fonds photographique de l'IAU îdF illustre la variété des spécialités sportives pratiquées dans la région. Ici l’escrime, à l'honneur en cette période des championnats du Monde qui se déroulent à Paris du 4 au 13 novembre.
1. Le Cercle d’escrime d’Asnières-sur-Seine (92).
2. La salle d’armes dans le gymnase Laura Flessel (92).
3. Cette activité sportive s’adresse à tous les publics.
4. Des cours d’escrime artistique sont également proposés.
5. Débutants ou sportifs confirmés, loisir ou compétition.
6. Les handicapés moteur peuvent aussi pratiquer ce sport.
Atlas des fractures scolaires en France : une école à plusieurs vitesses
Caro, Patrice/Roult, Rémi
L'offre scolaire, de même que la « réussite », est distribuée de manière hétérogène sur le territoire. Options, filières ou établissements sont inégalement répartis, tandis que l'effort financier des collectivités territoriales - dont le rôle va croissant, décentralisation oblige - est très variable.
Les auteurs, géographes, évaluent ainsi l'ensemble du système scolaire et pointent les inégalités qui remettent en question les principes républicains d'équité sociale et territoriale sur lesquels est fondée l'Éducation nationale.
Le déni des cultures
Lagrange, Hugues
L’auteur, sociologue et chercheur au CNRS, détaille les mécanismes « d’ethnicisation » des quartiers et dresse un portrait sans fard des rapports entre les sexes ainsi que de l’autoritarisme masculin qui prévalent dans les cités. Bien que le sujet soit très sensible, cet ouvrage montre que la question ethnique est devenue un nouvel objet de recherche en France.
La Syrie au présent : reflets d'une société
Dupret, Baudouin (dir.)/Ghazzal, Zouhair (dir.)/Courbage, Youssef (dir.)/Al-Dbiyat, Mohammed (dir.)
Les différentes contributions tentent d'appréhender les modes de fonctionnement de la société syrienne : les questions territoriales, les populations, les religions, les pratiques culturelles, les transformations du paysage socio-économique, le droit, la politique et l'insertion régionale et internationale.

05/11/2010
La Fédération nationale des Scot (Schéma de cohérence territorial) s’associe à l’IAU îdF pour organiser le 5 novembre la première journée d’échanges nationale des inter-Scot. Cette rencontre se déroulera autour de trois objectifs principaux : favoriser l’échange d'expériences, faire un bilan des pratiques et des démarches, interroger l’articulation entre inter-Scot et construction métropolitaine.
25/11/2010
Quelques mois après la sortie du n° 155 des Cahiers sur « les villes face à l’insécurité», l’IAU îdF organise le 25 novembre une table ronde d’échanges et de réflexions sur les enjeux de la sécurité dans l’espace public. En présence de Abdelhak Kachouri, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France chargé de la citoyenneté, de la politique de la ville et de la sécurité.
26/11/2010
Le conseil régional d'Île-de-France organise le 26 novembre une conférence territoriale : enjeux locaux, enjeux globaux, quel aménagement pour l'Île-de-France 2030 ?
Cette rencontre permettra à tous les acteurs institutionnels et socio-économiques d'échanger sur la conduite des projets qui façonnent l'Île-de-France. L'IAU îdF y apportera son appui technique.
Quelle est la densité de population de l'Île-de-France ? Combien y-a-t-il de logements ? Combien d'emplois ? Combien d'enseignants ? Combien de touristes par an ? Et bien d'autres questions auxquelles l'IAU îdF apporte des réponses sur son site internet.
Ainsi, sur la base de 70 études produites par nos experts en 2010, un portrait par les chiffres de la région est décliné en 14 fiches thématiques facilement imprimables. Un pense-bête que chacun devrait avoir sur soi pour être incollable !
Seul organisme à proposer cette information à l'échelle régionale, l'IAU îdF met en ligne une carte interactive qui présente une estimation de la population par bâtiment résidentiel (données 2006). Une mise à jour début 2011 utilisera les chiffres du recensement 2007, dernier disponible en date.

chargé d'études au département Mobilité et transports.
Dany Nguyen-Luong est l'auteur de la Note rapide n° 519 traitant des zones à faibles émissions polluantes (Lez). Publiée à l'occasion du dernier Mondial de l'automobile de Paris, celle-ci aborde les projets similaires en Île-de-France.
D. N.-L. : La Zapa, qui doit prochainement être expérimentée en Île-de-France, est la version française des Lez (Low Emission Zone), concept mis en œuvre dans plus de 70 villes européennes de dix pays. Ces Lez ont pour but de traiter une question de santé publique et non pas de lutter contre le réchauffement climatique, qui est un problème de long terme.
En France, la Zapa sera une zone où seront prises des mesures pour limiter les émissions de particules et d’oxydes d’azote. C’est un dispositif du « Plan particules » qui visera au niveau national à réduire de 30 % les émissions de particules fines. Les Zapa permettront de restreindre ou d’interdire l’entrée aux véhicules les plus polluants (poids lourds, cars, 4x4). La mise en œuvre de ce dispositif sera très progressive puisqu’il est prévu que les villes candidates procèdent d’abord à une étude de faisabilité, via un appel à projets piloté par l’Ademe.
Si les transports sont le principal secteur sur lequel porteront les Zapa, celles-ci pourront s’intéresser à d’autres domaines, comme le chauffage, l’industrie et l’agriculture.
D. N.-L. : Il préconise de faire porter les efforts sur les territoires peuplés où se concentrent les émissions polluantes, c’est-à-dire les secteurs denses des agglomérations. Du centre-ville (comme à Berlin) jusqu’à la totalité d’une agglomération (le Grand Londres), tous les périmètres sont possibles.
Ensuite, le projet entend inciter les constructeurs à produire plus « écologique », inviter les entreprises de transport et les particuliers à faire évoluer leur flotte vers des véhicules moins polluants. Les études d’impact qui ont déjà été menées en Europe montrent que le bilan des Lez est globalement positif. Les taux de polluants diminuent après leur mise en place, même si les résultats sont différents selon le type de polluant. Il est donc possible d’obtenir assez rapidement des améliorations de la qualité de l’air sans remettre en cause l’organisation de la mobilité qui pourrait, elle, demander plus de temps pour se concrétiser.
Concernant la méthode, deux scénarios sont possibles. Une mise en place assez brutale comme dans le Grand Londres où le péage d’entrée dans la Lez s’élève à 230 € par jour, ou de manière plus progressive comme à Berlin où la norme appliquée pour autoriser les véhicules à circuler est progressive.
D. N.-L. : En Île-de-France, une Zapa s’inscrirait dans un contexte réglementaire complexe, avec une multitude de collectivités concernées : les communes traversées, les départements, la Région au titre du Stif (Syndicat des transports) et du PDUIF (Plan de déplacement urbain). N'oublions pas l’État, en charge des grandes voiries. Il faudra sans doute aussi s’attendre à des réactions de la part des transporteurs routiers, comme cela s’est passé à Londres, où le projet de Lez avait subit de vives contestations de la part de la FTA (association du transport de fret).
Cette question de l’acceptabilité de la part des différentes catégories de publics concernés demeure une question essentielle. Pour ces raisons, il ne serait pas déraisonnable de procéder par expérimentation, laquelle permettrait d’envisager différentes configurations avant de retenir la plus pertinente.

Dans le cadre de ses travaux sur les métropoles, l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a lancé une évaluation des politiques de « ville compacte » dans le monde. L'IAU îdF y contribue, notamment par la participation active de V. Fouchier (DGA), vice-président du groupe Urbain de l'OCDE et délégué de la France sur les questions urbaines.
Après une première étape d'identification des experts et des métropoles les plus en pointe sur la notion de compacité urbaine, la seconde étape vient de se dérouler. Il s'est agi de rencontrer les principaux acteurs à Melbourne (Australie), Séoul (Corée du Sud), Nagoya, Toyama, Yokohama et Tokyo (Japon). À l'automne 2011, un rapport final sera soumis aux instances de l'OCDE qui le diffusera ensuite à l'échelle internationale, enrichi de recommandations.
Pour l'IAU îdF, ce projet permet de partager son expérience, notamment autour du Schéma directeur (Sdrif), et de repérer dans d'autres métropoles des exemples intéressants de politiques menées, dont il pourra tirer des leçons.
Le site d'information économique et sociale publique sur l'Île-de-France relaie la publication de la Note rapide n° 508 sur les échanges migratoires.
Le quotidien consacre un article au projet de Zone à faibles émissions polluantes (Zapa) en Île-de-France. Des éléments chiffrés issus de la Note rapide n° 519 illustrent les propos du journaliste. (cf. « 3 questions à » sur ce sujet)
L'Association des collectivités territoriales de l'Est parisien (Actep) propose sur son site internet un article sur le diagnostic territorial mené par l'IAU îdF.
L'IAU îdF a remporté le troisième prix du concours 2010 de posters, catégorie pédagogie, organisé par Esri, éditeur de logiciels d'information géographique. Les posters sont en ligne sur son site internet.
Le portail du développement territorial évoque la première journée d'échanges sur la question des inter-Scot, organisé le 5 novembre par l'IAU îdF et la fédération nationale des Scot.
L'hebdomadaire des collectivités territoriales annonce dans son agenda la journée d'échanges des inter-Scot organisée le 5 novembre par l'IAU îdF et la fédération nationale des Scot.
