
La Conférence territoriale régionale du 28 novembre 2011 a marqué le coup d'envoi de la mobilisation des acteurs de la révision du schéma directeur régional, dont l'IAU île-de-France assure la maîtrise d'œuvre.
Un exercice complexe, à réaliser dans le calendrier très serré qui s'impose à tous les partenaires de cette révision.
François Dugeny
Directeur général de l'IAU île-de-France
En septembre 2008, le Conseil régional adoptait le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif). Depuis, le protocole d'accord signé entre l'État et la Région sur le projet de transport du Grand Paris Express marque une nouvelle étape : la Région, en association avec l'État et accompagnée par le Ceser, relance la révision. Elle en assure la maîtrise d'ouvrage et a, de nouveau, confié la maîtrise d'œuvre à l'IAU îdF, en relation avec l'ensemble des organismes associés du conseil régional. L'institut va donc se mobiliser dans un calendrier très contraint :
Il s'agit là d'un véritable challenge, l'approbation du Schéma directeur et sa mise en application devant intervenir en décembre 2013. Il sera alors un dispositif qui fixera des objectifs ambitieux et réalistes pour une Île-de-France plus durable, plus humaine et plus solidaire à l'horizon 2030.
Les ambitions de la Région pour le Schéma directeur sont retracées dans un document édité à l'occasion de la Conférence territoriale régionale (CTR) du 28 novembre dernier.
Cette carte permet d'interroger chaque commune d'Île-de-France sur le nombre de constructions individuelles et collectives par an entre 1988 et 2010 sur leur territoire. Les résultats sont affichés sous la forme d'un tableau et d'un graphique pour une lecture plus aisée.
logements sont construits annuellement en Île-de-France depuis une vingtaine d'année. Ce rythme est bien en deçà des besoins estimés (57 500 à 63 500 logements par an) et de l'objectif fixé par la loi du Grand Paris à 70 000 logements par an.
La Région Île-de-France s'est fixée comme priorité d'« agir pour la réussite et l'égalité des lycéen-ne-s ». Parmi les outils dont elle dispose figure la création d'internats « de proximité ». Une analyse des besoins a été confiée à l'IAU îdF afin de préciser la nature et la localisation géographique de la demande potentielle de ce type d'hébergement.
Cette Note rapide s'inscrit dans la démarche « Grands projets urbains en Europe » engagée par l'IAU îdF depuis 2007. Elle fait le point sur l'exposition internationale d'architecture d'Hambourg (IBA 2013) qui propose 50 projets pour penser le futur d'une métropole. De quoi alimenter les réflexions sur l'Île-de-France de demain.
Aujourd'hui, l'espace souterrain est très peu pris en compte dans la conception de la ville. Dans un objectif de ville durable, compacte et intense, le sous-sol constitue un véritable potentiel. À partir de nombreux exemples, l'IAU îdF nourrit la réflexion sur cet urbanisme pas encore réglementé.
Ce nouveau carnet aborde la nécessité de garantir la cohérence des espaces ouverts, ainsi que les continuités indispensables à leur fonctionnement et aux activités dont ils sont le support.
Le fonds photographique de l'IAU île-de-France propose ce mois-ci une sélection d'aménagements de la voirie et de partage de l'espace entre les différents modes de déplacement : à pieds, à vélo, en voiture, en bus, etc.
1. Aménagement de la circulation Porte de Saint-Ouen
2. Aménagement pour personnes handicapées
3. Bus Mobilien en site propre sur le boulevard de Port Royal
4. Voirie aménagée près de l'église Saint-Germain-des-Prés
5. Opération Nature Capitale sur les Champs-Elysées
6. Parking à vélos et Vélib' dans le quartier de Bercy
Ces ouvrages sont consultables à la médiathèque de l'IAU îdF, ouverte au public du lundi au vendredi de 10 h à 17 h.
Les ghettos de la nation. Ségrégation, délinquance, identités, islam
Robine, Jérémy
L'étude de deux territoires emblématiques des émeutes de 2005 — Clichy-sous-Bois et Grigny — éclaire la constitution d'un ghetto, et ce qui le caractérise. Une mise en perspective utile, alors que les thèmes de l'insécurité, de l'immigration et de la place de l'islam en France seront à nouveau au nombre des enjeux majeurs des prochaines échéances électorales.
Atlas du tramway dans les villes françaises
Laisney, François
Par une monographie des 28 agglomérations françaises qui se sont dotées d'un tramway ou qui sont sur le point de le réaliser, l'auteur montre les conséquences multiples de ces implantations sur le territoire et la population : amélioration de la mobilité urbaine des personnes, métamorphose de l'espace public, désenclavement des quartiers en difficulté. Le tramway devient alors le pivot des nouvelles règles de planification territoriale et des projets urbains.
Programme d'expérimentation « Qualité et sûreté des espaces urbains » Cahier n° 4 - Atelier de Chelles - septembre 2011
Frenais, Jacques ; Perrocheau, Christophe ; Vallet, Bertrand
L'action urbaine dans le champ de la sûreté était l'objet de l'atelier de Chelles. Les villes de Chelles et de Sevran ont affirmé la permanence de leur préoccupation d'urbanisme : restaurer la confiance des citadins. Les débats, orientés vers le traitement des espaces publics autour des gares et vers la qualité des espaces verts ont ramené à cette question.

Jusqu'à début janvier, le public peut découvrir dans le hall d'accueil de l'IAU îdF une exposition sur les 12 projets finalistes du concours « La rue... on partage ! ». Ce concours a été lancé en septembre 2010 par l'association Rue de l'avenir, en partenariat avec Vivacité Île-de-France. Son objectif ? Faire émerger et aboutir des initiatives collectives en matière d'aménagements urbains (cheminements piétons, aménagement d'une zone 30, zones de rencontres, rues du mercredi, redécouverte d'une place, création d'un jardin partagé en milieu urbain...) et d'actions d'éducation à l'environnement urbain (animations pédagogiques, balades urbaines...).
Deux chargés d'études transport de l'IAU îdF, Sophie Laurent et Dominique Riou, ont apporté leur expertise et rédigé pour l'occasion une Note rapide Mobilité : « La rue... on partage ! , une démarche ouverte pour révéler attentes et projets ».
01/12/2011
La Mairie de Paris organise le 1er et 2 décembre un séminaire international sur le défi de la gouvernance. Vincent Fouchier, DGA de l'IAU îdF, co-animera l'atelier n° 6 consacré aux opérateurs et à la puissance publique.
01/12/2011
Sur le thème « Le droit à l'architecture », cette convention se déroulera sous le patronage de M. Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, avec la participation en qualité d'invité d'honneur de M. Souto de Moura, architecte.
Vincent Fouchier, DGA de l'IAU îdF, interviendra lors de la 1re séquence intitulée « Faire vivre le territoire ».
02/12/2011
L'IAU îdF accueille les 2 et 3 décembre un séminaire de l'Atelier international du Grand Paris (AIGP).
05/12/2011
Paris Métropole organise son forum annuel à Nogent-sur-Marne le 5 décembre sur le thème de la gouvernance.
15/12/2011
Dans le cadre des séminaires du Cnam, L'IAU îdF reçoit le 15 décembre la première session du cycle 2011-2012 sur le thème : « La ville dans le débat politique : silence ou médiatisation ? »

Directeur général adjoint de l'IAU îdF
En complément de la Note rapide n° 577 intitulée : Comment décliner les objectifs de construction à l'échelle locale ?, cette interview permet de mieux comprendre le défi que représente la construction de logements en Île-de-France. Sont exposés quatre besoins principaux : croissance démographique, multiplication des ménages, renouvellement du parc, fluidité du marché.
G. L. : On peut effectivement parler de pénurie de logements en Île-de-France et tout le monde en constate les effets : liste d'attente dans les organismes publics (plus de 400 000 demandes de logements sociaux en attente), les panneaux « rien à louer » dans les agences immobilières et les garanties abusives demandées aux candidats. La hausse des prix de vente et celle des loyers est aussi un signe de ce déficit.
Conséquence du décalage entre l'offre et la demande, la pénurie est donc bien présente. Deux causes principales expliquent cela. D'une part, l'insuffisance de constructions de nouveaux logements et la très faible croissance du parc immobilier ; d'autre part, le tarissement de la mobilité des ménages, conséquence du manque de logements.
Pourquoi faut-il autant construire ? Pour au moins trois raisons. Premièrement, l'accroissement de la population francilienne d'environ 50 000 personnes par an. Deuxièmement, la baisse de la taille des ménages ((vieillissement de la population, divorces, etc.) et donc l'augmentation de leur nombre. Enfin, pour remplacer des immeubles vieillissants. Quand on fait l'analyse de ces différents éléments, on constate qu'il faudrait construire 60 000 à 70 000 logements par an alors que la production est d'environ 40 000.
G. L. : Je souhaite d'abord donner un bref complément d'explication sur la notion de point mort. La tendance en Île-de-France est à une baisse de la taille des ménages (2,33 personnes en 2007 contre 2,73 en 1960). Par conséquent, si une commune ne construit pas de nouveaux logements, elle verra sa population mécaniquement baisser car le parc existant sera occupé par moins de personnes.
Aujourd'hui, il y a des débats dans les communes sur les conséquences de nouvelles constructions sur leur territoire : « si je construis, ma population va augmenter, je vais donc devoir construire de nouveaux équipements et donc augmenter les impôts locaux ». Ce raisonnement ne vaut que pour un niveau élevé de constructions. Il faut savoir que la construction va d'abord permettre de maintenir la population et maintenir le plein usage des équipements existants. Il s'agit là d'un élément pédagogique à destination des pouvoirs locaux et ces derniers sont sensibles au maintien de leur population.
Par l'urbanisme opérationnel ou le PLU, les maires ont les clés pour moderniser le tissu urbain et faire évoluer la constructibilité de leur territoire. Il faut qu'ils aient dans ce domaine une attitude dynamique. Par ailleurs, ils ont besoin d'une meilleure protection face aux recours abusifs qui frappent trop souvent des opérations de constructions ou de rénovations de quartiers.
G. L. : C'est un objectif souhaitable et communément partagé mais qu'il me semble accessible qu'à moyen terme. On n'a jamais vu la production de logements varier du simple au double en moins de 10 ans. Aujourd'hui, la construction ne repose pratiquement plus que sur des petits programmes et des permis de construire isolés.
L'urbanisme opérationnel est en panne et ne contribue que pour une part ténue à la production en Île-de-France. Nous ne sommes plus à l'époque de l'extension urbaine aux confins de l'agglomération sur les terres agricoles. Les conditions de remise en marche de l'urbanisme opérationnel prendront nécessairement du temps. Pour élever la production actuelle de 45 000 logements par an vers l'objectif de 70 000, il y a un besoin certes d'un effort de toutes les collectivités et de documents d'urbanisme plus accueillants, mais également d'une remise en cohérence globale du système de production de logements. Cette cohérence s'étend de l'aménageur à l'occupant en passant par l'appareil de production (BTP), les bailleurs sociaux, les promoteurs, le système de financement, les aides publiques, etc. Ce point est essentiel. Il n'y a pas une réponse simple et ponctuelle qui permet aujourd'hui d'atteindre à elle seule cet objectif de 70 000 logements par an.

L'École supérieure d'architecture de Casablanca (EAC) a organisé les 3,4 et 5 novembre 2011 la cinquième conférence « Perspectives africaines » sur le thème « Dialogues sur les métropoles africaines ». La question de la métropole africaine a été abordée selon trois grands axes : l'urbanité africaine (le formel et l'informel), la transition industrielle et la périphérie des métropoles africaines.
Saskia Sassen, sociologue et économiste américaine et Victor Said, architecte et urbaniste à l'IAU îdF, sont intervenus en qualité d'invités d'honneur. À l'occasion de sa conférence et fort de sa longue expérience professionnelle en Méditerranée (et plus particulièrement au Maroc), Victor Said a abordé l'émergence de Casablanca en tant que métropole du XXIe siècle. Le développement de la capitale économique du Maroc, son évolution au travers des planifications urbaines successives, les enjeux et défis de la mondialisation, le positionnement international et la problématique du changement climatique ont fait l'objet de cette présentation.
Cette intervention s'inscrit dans l'action à l'international de l'IAU îdF, notamment dans de nombreux pays du pourtour méditerranéen : Maroc (voir le Cahiers n° 154), Algérie, Tunisie, Lybie, Egypte, Liban (voir le Cahiers n° 144) et Syrie.
L'IAU îdF est partenaire institutionnel du Collège international des sciences du territoire (Cist). Ce groupement d'intérêt scientifique a tenu son colloque fondateur en novembre dernier à l'École nationale supérieure de chimie dans le 5e arrondissement de Paris.
Le renforcement des capacités de la recherche francilienne à l'échelle européenne et mondiale dans le domaine des sciences du territoire et l'un des objectifs que s'est fixé le Cist. Tout naturellement, l'IAU îdF est partie prenante de cette ambition partagée.
La sortie du Cahiers n° 160 « Gouvernance(s) et ingénieries métropolitaines » est annoncée sur le site internet des élus locaux qu'il qualifie d'étude riche d'enseignements.
Le magazine en ligne propose un article sur les opérateurs de vidéosurveillance. Jérôme Theurel, journaliste, s'appuie sur l'étude de Tanguy Le Goff, chargé d'études à l'IAU îdF : « Surveiller à distance - Une ethnographie des opérateurs municipaux de vidéosurveillance ».
Le site de la Mairie de Paris propose un article sur le Fonds de solidarité régional d'Île-de-France (FSRIF). Le lecteur est invité à en savoir plus en lisant la Note rapide n° 551 « Niveaux de vie des Franciliens en 2008 : les disparités territoriales se creusent ».
Le n° 1 de ce magazine consacré au développement du Grand Paris donne la parole à deux professionnels de l'IAU îdF : Alain Meyère, directeur du département Mobilité et transports et Paul Lecroart, chargé d'études. Le premier aborde l'accessibilité à l'emploi en lien avec le futur réseau de transport Grand Paris Express, le second répond à trois questions comparatives entre le Grand Londres et le Grand Paris.
Dédié à l'actualité des agences d'urbanisme, ce supplément du magazine Traits urbains consacre un dossier au rôle joué par la santé dans le domaine urbain. Corinne Praznoczy, chargée d'études à l'Observatoire régional de santé d'Île-de-France (ORS), département autonome de l'IAU îdF, signe un article sur le volet « Santé » des agendas 21 en Île-de-France.
