Programme partenarial 2018

05 février 2018ContactÉlisabeth Faguer

Les priorités du programme 2018

Plus que jamais, la période actuelle est celle de multiples transitions : énergétique, numérique, des mobilités et, pourrait-on ajouter, de la gouvernance. La mission de l’IAU, auprès de la Région, de l’État et de l’ensemble des acteurs, est d’éclairer ces transformations en Île-de-France et d’apporter sa contribution à l’élaboration, la mise en œuvre et à l’évaluation des stratégies et des politiques publiques. Ces transitions seront au cœur des priorités du programme de l’IAU en 2018 ; elles traverseront l’ensemble des thématiques tout en faisant l’objet de livrables spécifiques.

Transition énergétique et climat

La transition énergétique est cruciale pour répondre simultanément au défi climatique et de qualité de l’air. Les politiques publiques ciblent, en consommation, à la fois la rénovation énergétique des bâtiments et les mobilités et, en production, la progression des énergies renouvelables (EnR) et l’optimisation du mix énergétique durant la période de transition vers le 100 % renouvelable. L’IAU est aujourd’hui mieux armé pour apporter sa contribution à l’élaboration, à la diffusion et à l’évaluation de ces politiques, depuis l’intégration en 2017 en son sein des équipes de l’Agence régionale des nouvelles énergies (Arene), et de l’Observatoire régional des déchets d’Île-de-France (Ordif). Outre son appui à la démarche initiée par la Région dans le cadre des assises régionales et de la stratégie régionale de l’énergie et du climat, l’institut anime l’observatoire des énergies (Rose), appuie la politique de l’État en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments, soutient la conception de plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET), et participe à l’élaboration du plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) qui peut contribuer à la production d’EnR.

Révolution des mobilités

Les politiques publiques de transition énergétique et de qualité de l’air d’une part, les progrès technologiques issus de la recherche, notamment en lien avec le numérique, d’autre part, sont en train de révolutionner les mobilités. Elles offrent un vaste choix de solutions pour une mobilité individuelle plus libre, plus confortable et plus vertueuse dans ses effets environnementaux. Elles tentent, dans le même temps, d’apporter des réponses adaptées au développement fulgurant du e-commerce et des livraisons. L’IAU sera très présent sur ce vaste chantier, par des travaux de prospective et de benchmarking ainsi que par une participation directe à l’élaboration des politiques et leur évaluation. Les sujets traités sont complexes et en évolution plus ou moins rapide. Ils exigent une adaptation permanente et une attention soutenue aux comportements et motivations des personnes et des acteurs économiques à l’origine des déplacements. Il est moins difficile d’esquisser une vision d’avenir sur laquelle tout le monde peut s’accorder que de déterminer, étape après étape, la combinaison possible, souhaitable et socialement acceptable des moyens mis à disposition des usagers pour effectuer leurs déplacements dans les meilleures conditions. Et de déterminer, à chaque fois, le type de complémentarités entre les solutions proposées dans l’hypercentre parisien, la petite couronne, la grande couronne… Plus que jamais, les mobilités et les transports forment un tout indissociable appelant des stratégies et des réponses intégrées, pour tous les modes, toutes les infrastructures et tous les modèles économiques à la fois.

Île-de-France 2030

La Région est dotée depuis 2013 d’un document d’orientation stratégique, le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) qui est en même temps le document d’urbanisme de référence sur le territoire à l’horizon 2030. Au terme des 5 à 6 premières années de sa mise en œuvre, une évaluation de ses effets et de la pertinence de ses choix s’impose, et elle est de fait prévue par le SDRIF lui-même, pour un rapport à publier en juin 2019. La Région a chargé l’IAU de réaliser cette évaluation, qui servira de base de décisions à prendre pour ajuster le cas échéant le document à l’évolution du contexte et aux politiques régionales. Parallèlement, l’IAU sera aux côtés de la Région qui souhaite lancer en 2018 une réflexion stratégique sur l’Île-de-France en 2030. Il y apportera le fruit de ses travaux de prospective, aussi bien sur les plans économique et social que sur celui des mobilités, de l’urbanisme et de la transition écologiq

Appui aux autres priorités régionales

L’IAU apportera par ailleurs des éclairages à tout un ensemble de dossiers prioritaires pour la Région Île-de-France et ses partenaires en cette année 2018. Citons plus particulièrement les dossiers suivants :

  • Le grand événement international des Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris
  • L’attractivité de l’Île-de-France, notamment dans le contexte du Brexit, avec un focus plus particulier sur l’économie culturelle et l’économie du tourisme
  • La stratégie régionale en faveur de la biodiversité
  • La politique régionale de développement de la filière bois
  • Le plan régional de prévention et de gestion des déchets
  • La construction de la Smart Région, qui inclut notamment le développement de la plate-forme d’information géographique régionale
  • Les politiques de réduction des inégalités territoriales, de production de logements et de mobilisation du foncier
  • L’évaluation du schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif), avec un rapport en 2019, cinq ans après son entrée en vigueur en décembre 2013
  • La préparation de la Biennale régionale de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage à Versailles en 2019
  • Les enjeux de santé et de sécurité

Suite de la réforme territoriale

Dernier volet des priorités 2018, le suivi et le décryptage des dispositions nouvelles qui seront prises pour parachever la réforme territoriale en Île-de-France. Au moment du bouclage de l’actuel document début décembre 2017, les arbitrages gouvernementaux attendus sur la « simplification drastique des structures » du Grand Paris n’étaient pas encore rendus. Ces dispositions toucheront plus ou moins fortement la collectivité régionale, le paysage intercommunal dans la petite couronne, peut-être les départements, et même l’activité des agences d’urbanisme. L’IAU avait accompagné les épisodes précédents par le décryptage de leurs effets à la fois en termes de compétences et de finances locales. Il poursuivra ce travail dès que les nouvelles dispositions seront connues.

De l’IAU à l’IAU-E

Enfin, en parallèle à la réalisation de son programme 2018, l’IAU poursuivra sa mue vers un organisme plus en phase avec son temps et son environnement. L’intégration des trois équipes de l’ARB, de l’Arene et de l’Ordif au sein de l’IAU a été accomplie en 2017. L’année 2018 sera celle de la consolidation d’une culture commune et d’un régime social partagé. Ce regroupement étant accompli, le nouvel IAU engagera en 2018 le chantier suivant, celui de la réflexion sur l’évolution de sa forme juridique, pour répondre à la recommandation formulée par la chambre régionale des comptes, et pour élargir sa gouvernance à un cercle plus large d’acteurs de l’aménagement, de l’environnement et du développement de notre région.