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IAU îdF> Nos études> Des indicateurs sociaux pour l’Île-de-France

Le principal intérêt de la notion de développement durable est d’inciter à l’inscription des politiques publiques dans la longue durée.- Photo : © Lecroart (Paul), IAU îdF

L’élargissement du concept de PIB à des aspects sociaux et environnementaux ne répond cependant pas à tous les enjeux sociaux du vivre ensemble.- Photo : © Huijbregts (Frédéric), IAU îdF

Indice du prix des logements collectifs neufs/Indice du revenu moyen des FF - comparaison 1995-2006- Sources : DRE-ECLN. Insee-DGI

Des indicateurs sociaux pour l’Île-de-France.


Novembre 2009

La publication d’un indicateur de développement humain par le PNUD en 1990, le sommet de Rio en 1992 ou encore, plus récemment, le rapport de la commission Stiglitz sont trois évènements qui attestent de la volonté de ne plus penser le progrès dans les seuls termes économiques.

Un indicateur régional de situation sociale : l'ISSR

Le Conseil régional de l’Île-de-France s’est inscrit dans cette démarche dès 2005 en initiant une réflexion sur la mise en œuvre d’indicateurs synthétiques en matière sociale dans le cadre de la mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Île-de-France (MIPES). En 2009, ce travail a permis l’élaboration d’un indicateur de situation sociale régionale, l’ISSR, ciblé sur les situations de pauvreté et d’exclusion.

Une cinquantaine d'indicateurs sociaux pour aller plus loin

Ce rapport s’inscrit dans la poursuite des travaux sur les indicateurs sociaux et élargit le champ aux questions d’inégalité. Il dresse un rapide panorama des principaux systèmes d’indicateurs sociaux et de leur utilisation à l’étranger et en France. Il propose des éléments de réflexion en vue d’élaborer puis synthétiser un système d’indicateurs sociaux pour la région. Il réunit, enfin, une cinquantaine d’indicateurs sociaux sur les questions de pauvreté et d’inégalité et fournit pour chacun d’eux une définition précise, les sources, une interprétation, et une rétrospective chiffrée sur dix ans, assortie de graphiques et d’éléments d’explication.

Autres études dans le même domaine :

Développement durable | Indicateurs

Population et modes de vie | Disparités sociales

Contact

Mariette Sagot

Repères

  • Le taux d’accès au baccalauréat en ÎdF passe de 58,8 % à 66,3 % entre 1996 et 2006.
  • 7 étudiants issus de milieux favorisés pour 1 étudiant de milieu défavorisé en ÎdF en 2008 (5 pour 1 en 2000).
  • 6,3 % élèves de 3e accusaient un retard de 2 ans et + en ÎdF en 2006 (13,5 % en 1995).
  • Le taux de scolarisation des 16-19 ans s’élève à 84,3 % en 2006 (87,1% en 1996).
  • Le taux de chômage francilien est de 6,6 % en 2008. Les effets de la crise financière ne sont pas encore perceptibles dans ces données.
  • Le taux de chômage des 15-24 ans est plus de deux fois supérieur à celui de leurs aînés de 25-49 ans que ce soit en France ou en ÎdF.
  • Le taux de chômage des employés (8,6 %) est le double de celui des cadres (3,9 %) en ÎdF en 2007.
  • Le taux de chômage des ouvriers (13 %) est trois fois plus élevé que celui des cadres (3,9 %) tant en France qu’en ÎdF en 2007.
  • Le taux d’emplois précaires est de 11,9 % en 2007 (9,2 % en 1995).
  • Les Franciliens ont gagné 3,2 ans de vie en 11 ans, avec une espérance de vie de près de 82 ans en 2007.
  • La part des foyers fiscaux franciliens redevables de l’ISF augmente régulièrement entre 1999 et 2006 et passe de 2,8% à 4,7%.
  • Le taux de surendettement a fortement progressé entre 2001 et 2004.
  • La pauvreté institutionnelle des ménages s’est accrue en ÎdF entre 1995 et 2006, le taux de ménages allocataires passant de 8,4% à 10,3%.
  • La part de la population bénéficiaire d’un des trois minima sociaux a augmenté en France et en ÎdF (3,7 % à 5,5 %) entre 1995 et 2006.
  • Entre 1995 et 2006, la part de la population couverte par le RMI est passée de 2,3% à 3,6% en ÎdF.
  • 9,5% de la population francilienne est pauvre contre 12,4% en France en 2006.
  • Les hauts revenus sont plus de sept fois supérieurs aux bas revenus en 2006.
  • Les prix des logements neufs s’accroissent plus vite que le revenu moyen depuis 2002, ce qui tend à ralentir l’accession et renforce les tensions sur le marché du logement.