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IAU îdF> Nos études> La population doctorale en Île-de-France

Le doctorat sanctionne 8 années d’études et de recherche.- Photo : © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH

La France fait office de "brain gainer" avec moins de 2 % des scientifiques français qui partent en Amérique du Nord.- Photo : © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH

Depuis le début des années 1990, les entreprises ont moins recours aux jeunes débutants pour pourvoir leurs postes de chercheurs. Seuls les emplois d’ingénieurs hors R&D ont vu leur nombre augmenter.- Photo : © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH

Les entreprises se servent de leur recrutement pour créer des réseaux de connaissances et de commerce.- Photo : © Doutre (Caroline) IAU îdF, BaSoH

Évolution du nombre de doctorants inscrits entre 2002 et 2005 (base 100)- Source : MENESR-DEPP, rapport OST 2006

Chercheurs et enseignants dans le supérieur- Source : Ofipe résultats, n° 92 de juillet 2008

Répartition par académie des doctorants entre 2005 et 2006- Source : MENESR-DEPP © IAU îdF

La population doctorale en Île-de-France. sous l’angle de l’emploi et de l’insertion professionnelle


Mai 2010

Après huit années d’études, les jeunes docteurs sont confrontés à une insertion professionnelle difficile, en particulier dans l’univers entrepreneurial, et sont parfois attirés par l’étranger. Dans ce contexte, structurer et intensifier la relation entre docteurs et entreprises est impératif et la mise en réseau des acteurs essentiels.

La population doctorale d’Île-de-France est confrontée à plusieurs défis

Cette étude menée par l’IAU île-de-France sur l’insertion professionnelle des doctorants et post-doctorants permet d’identifier les défis régionaux majeurs posés par la situation des 28 000 doctorants franciliens, notamment grâce à la consultation directe des étudiants, des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) et des pôles de compétitivité régionaux. À l’issue des entretiens, il ressort que l’échelle à laquelle se forment les réseaux répondant au besoin d’insertion des doctorants est encore très localisée : l’unité de base des structures spontanées est généralement l’école doctorale.

Le caractère universel du chercheur nécessite des réseaux à une macro-échelle

La Région Île-de-France, compte-tenu de son rayonnement international, aurait toute légitimité dans l’encadrement de ce réseau et le tissage d’une trame européenne plus dense. Le pôle de compétitivité a également un rôle clé à jouer dans la structuration d’un réseau étendu de docteurs, car il s’agit de la seule entité réunissant à la fois les trois acteurs nécessaires à l’évolution des débouchés d’après-thèse : les entreprises, les universités et les laboratoires de recherche. La gouvernance des pôles de compétitivité d’Île-de-France a tout intérêt à anticiper ces questions de main d’œuvre hautement qualifiée, qui sont déterminantes dans une économie de la connaissance basée sur l’innovation.

Des initiatives pour répondre à la question doctorale

Enfin, il peut être judicieux d’observer et de s’inspirer de l’expertise acquise au fil des ans par des associations qui se sont emparées de la question doctorale. L’association Bernard Gregory (ABG) en est le meilleur exemple à ce jour, mais de nombreuses initiatives plus localisées (Redoc, Cafés de l’après thèse...) ont également fait preuve d’imagination dans la résolution des problèmes concrets des doctorants, et dont les idées doivent, à ce titre, être exploitées. Le partenariat avec les acteurs économiques comme le Medef, initié par l’ABG, pourrait être porté légitimement par les pôles de compétitivité en association avec les partenaires initiaux.

Autres études dans le même domaine :

Développement économique | Emploi

Education et formation | Enseignement supérieur

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Ressources sur cette étude :

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Odile Soulard

Repères

L’Île-de-France rassemble près de 40 % des inscriptions en doctorat chaque année

Un chercheur est une personne exerçant une activité de recherche dans une structure publique, privée, un laboratoire ou une entreprise, quel que soit son niveau d’études. Les ingénieurs sont les principaux concurrents des docteurs dans le monde de la recherche.
Un enseignant-chercheur est un enseignant qui partage son activité entre l'enseignement supérieur et la recherche scientifique et qui exerce cette activité au sein d'un établissement d'enseignement supérieur. Il s’agit essentiellement de fonctionnaires.

Les types de financement des thèses en 2005Première année doctorat

  • Sans financement : 29,5 %
  • Financement académique : 28,4 %
  • Financement finalisé : 17,6 %
  • Salarié : 15,3 %
  • Financement étranger : 9,2 %

Les stages post-doctoraux Docteurs ayant soutenu leur thèse en 2001 et ayant effectué un stage post-doctoral*

  • Chimie : 59 %
  • Maths, physique : 51 %
  • Sciences de la vie et de la terre : 47 %
  • Mécanique, électronique, informatique, sciences de l’ingénieur : 19 %
  • Lettres, sciences humaines : 9 %
  • Droit, sciences économiques, gestion : 7 %

* En sciences de la vie et de la terre (SVT) et chimie, le post-doctorat  est devenu obligatoire (assorti de publications) pour être titularisé par la suite.

L’insertion professionnelle des docteurs selon leur discipline en 2004 3 ans après la soutenance de leur thèse

  • Taux de chômage : lettres, sciences humaines : 17 % ; chimie : 14 % ; droit, sciences économiques, gestion : 11 % ; sciences de la vie et de la terre : 11 % ; maths, physique : 7 % ; mécanique, électronique, informatique, sciences de l’ingénieur : 6 %
  • En CDD : sciences de la vie et de la terre : 32 % ; chimie : 30 % ; droit, sciences économiques, gestion : 24 % ; lettres, sciences humaines : 22 % ; maths, physique : 21 % ; mécanique, électronique, informatique, sciences de l’ingénieur : 13 %
  • En CDI dans le secteur public : lettres, sciences humaines : 74 % ; droit, sciences économiques, gestion : 69 % ; maths, physique : 69 % ; sciences de la vie et de la terre : 60 % ; chimie : 52 % ; mécanique, électronique, informatique, sciences de l’ingénieur : 49 %

L’évolution des débouchés professionnels des jeunes docteurs en 2004 Types d’emplois occupés par les docteurs, 3 ans après la soutenance de leur thèse

Secteur public : 47 % chercheur ou enseignant-chercheur (51 % en 1997); 15 % autre profession

Secteur privé : 19 % chercheur (15 % en 1997) ; 19 % autre profession

Charte européenne du chercheur

Loi n° 2006-450 du 18 avril 2006 de programme pour la recherche

Arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale

Glossaire

Insee