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IAU îdF> Nos études> Les apports de la recherche urbaine

Les observations longitudinales des ménages devraient mieux nous aider à comprendre leurs décisions d'investissement : ce qui les motive, puis les oriente et les contraint.- Photo : Agence immobilière, Paris 15e © Dugeny (François), IAU îdF

Parmi les explications classiques des soldes négatifs des ménages aisés dans les communes populaires, on évoque souvent les stratégies d’évitement, notamment motivées par la question de l'école.- Photo : La Norville (91) © Degremont (Cécile), IAU îdF

Dans l’exemple des gares où se juxtaposent plusieurs réseaux de transport, la gestion de site vise à pallier « l’imbrication » des droits de propriété.- Photo : La Défense © Doutre (Caroline) BaSoH, IAU îdF

À l’échelle du pôle urbain de Val d’Europe, une gestion de site a été engagée avec le « plan directeur sécurité » conjointement par la préfecture, le SAN, les communes, Eurodisney, la SNCF, la RATP...- Photo : © Lavallart (Cédric), IAU îdF

Le projet de structuration de l’espace régional doit commander les projets d’infrastructures.- Photo : Orlyval en circulation, la gare routière avec bus Mobilien 183 à quai. © Doutre (Caroline) BaSoH, IAU îdF

Les apports de la recherche urbaine. Livre 2. Les échelles dans la ville : mobilité, mixité et choix résidentiels


Décembre 2003

À l’occasion de la mise en révision du schéma directeur de 1994, l’Institut a réuni différentes équipes universitaires pour tirer parti de leurs enseignements aux réflexions préparatoires à ce schéma.

Un besoin de construction neuve estimé aux alentours de 300 000 unités par an

La production, l’acquisition et la consommation du logement relèvent principalement de mécanismes marchands, parmi lesquels dominent les effets des comportements des acteurs de la relation entre l’offre et la demande, sur lesquels les pouvoirs publics ont peu de prise. C’est la contrainte imposée par la relation entre le coût du logement et le revenu du ménage qui différencie les capacités des uns et des autres à satisfaire leurs aspirations et dessine de ce fait la carte des différenciations sociospatiales. Les réflexions qui suivent mettent en relief les principaux courants de la recherche de ces dernières années et ce qu’ils peuvent apporter comme vision nouvelle de l’approche régionale d’une politique du logement.

Des stratégies globales et des organisations de proximité

L’approche de la proximité qui est développée ici n’est centrée ni sur les politiques dites de proximité ni sur les discours qui l’accompagnent. L’attention porte sur les nouvelles formes d’organisation de la proximité, dans le domaine du service à la vie quotidienne, de la gestion de site et de la gestion « territorialisée » de l’habitat. La gestion de site s’applique à des espaces d’un genre nouveau, dédiés aux services et nécessitant davantage de logistique.

La question des transports

La situation d’aujourd’hui est plutôt caractérisée par un certain confort, avec notamment un progrès spectaculaire de la vitesse moyenne. Cette bonne nouvelle ne l’est pas nécessairement à d’autres points de vue. Les conditions de déplacement (et notamment le budget-temps de transport quotidien) des Franciliens restent significativement moins bonnes que dans les grandes métropoles régionales, ce qui, avec un accès au logement plus difficile, met l’Île-de-France en situation désavantagée, notamment pour les catégories modestes et moyennes. Le projet de structuration de l’espace régional devra commander les projets d’infrastructures, et non l’inverse.

Autres études dans le même domaine :

Aménagement urbain | Recherche urbaine

Habitat et logement | Marché du logement

Politique de la ville | Gestion de proximité

Population et modes de vie | Mobilité résidentielle

Sdrif

Repères

Les nouveaux ménages

327 000 nouveaux ménages à loger (sur la base d’une norme qui considère comme étant en situation de besoin les femmes de 22 ans et plus, les hommes de 24 ans et plus et tous ceux qui ont exprimé lors de l’enquête un désir de départ à court terme)

La dépense touristique*

  • des Franciliens en France : 57 milliards de francs
  • des Français en Île-de-France : 8 milliards de francs

* Un bilan touristique global devrait tenir compte de l’importance du tourisme étranger en Île-de-France et dans les régions.

Le coût du logement(les différences de coût du logement pour un 75m2 en location privée en Île-de-France)

  • + 350 000 francs par an, dans le centre
  • + 20 000 francs par an, en périphérie

Le « Francilien moyen » passe en 1994

57 jours hors de son domicile (Paris : 67 jours ; la banlieue : 54 jours)

La durée moyenne de chaque voyage en 1994

  • 8,3 jours en l’Île-de-France
  • 5,7 jours en France
  • Les échanges entre Paris et la banlieue : - 5 %
  • Les échanges internes à la petite couronne : + 22 %
  • Les échanges internes à la grande couronne : 20 %
  • Les échanges banlieue et périphérie : - 5 %

Loi n°2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité

Loi n°2000-1208 (dite SRU) du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Loi n°95-115 (dite LOADT) du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire

Loi n°91-662 (dite LOV) du 13 juillet 1991 d'orientation pour la ville

Glossaire

Comité interministériel des villes

DIACT Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires

ETD Projet de Territoire.com