Corinne de Berny Riche
La population étudiante en région Île-de-France se caractérise par de fortes proportions d’étudiants assez âgés, d’étudiants de nationalité étrangère, et d’étudiants issus de familles favorisées.- Photo : jean-Claude Pattaccini IAU-îdF
L’usage des transports en commun pour se rendre sur le lieu d’études est beaucoup plus fréquent en Île-de-France que dans les autres régions : 84 % contre 47 % en 2006.- Photo : Gilles Antier IAU-îdF
Les étudiants franciliens sont 61 % à exercer une activité rémunérée durant l’année universitaire en 2006, plus que dans les autres régions.- Photo : Bruno Raoux IAU-îdF
Septembre 2008
Le public des universités en région Île-de-France se caractérise par de fortes proportions d’étudiants assez âgés, d’étudiants de nationalité étrangère, et d’étudiants issus de familles favorisées. Il est très hétérogène.
Depuis l’enquête de 1997, la part des étudiants en mobilité s’est accrue : en 2006, 60 % ont obtenu leur baccalauréat (ou diplôme équivalent) dans la région, et seulement 40 % au-delà du niveau bac+5.
Des attentes fortes ressortent des enquêtes en matière de services rendus dans les établissements : information concernant l’orientation et les débouchés notamment, mais aussi équipements et activités culturels et sportifs, disponibilité des personnels administratifs, information sur la vie de l’établissement, le calendrier, aménagement de l’emploi du temps et équipements pédagogiques.
Beaucoup d’étudiants habitent le domicile de leur(s) parent(s) : 48 % en 2006. Le taux de satisfaction moyen apparaît en baisse au cours de la période 1997-2006 ; et les étudiants sont plus nombreux à évoquer des difficultés d’accès à un logement autonome.
L’usage des transports en commun est plus fréquent en Île-de-France que dans les autres régions : 84 % contre 47 % en 2006. Il a progressé depuis 1997. Mais la durée des trajets y est aussi plus longue : 48 minutes en moyenne en Île-de-France, contre 27 minutes dans les autres régions.
Les étudiants franciliens sont 61 % à exercer une activité rémunérée durant l’année universitaire en 2006. Un sur trois travaille au moins à mi-temps, au moins 6 mois par an, une proportion très supérieure à celle observée dans les autres régions et en progression depuis 1997.
Grâce aux revenus qu’ils tirent de leur activité professionnelle, leurs ressources financières sont plus élevées qu’ailleurs. Leurs charges le sont aussi, en particulier celles liées au logement. Les dépenses de loyer, supérieures de près de 30 % à celles observées en province, constituent en moyenne le premier poste de dépense des étudiants franciliens en 2006.
Ce rapport dresse un portrait des étudiants inscrits dans les universités d’Île-de-France. Il repose sur l’exploitation des enquêtes « Conditions de vie » menées par l’Observatoire de la vie étudiante en 1997, 2000, 2003 et 2006.
Autres études dans le même domaine :
Education et formation | Enseignement supérieur
Population et modes de vie | Disparités sociales
Population et modes de vie | Modes de vie
Deux extensions de l’enquête ont été réalisées auprès des élèves des écoles d’enseignement supérieur artistique et culturel dépendant du ministère de la Culture et de la communication en 2004, et aux élèves des écoles d’ingénieurs en 2006.
Le champs des exploitations présentées dans le rapport est limité aux étudiants inscrits en université.
L'échantillon est réalisé par extraction aléatoire d'environ 1/15ème des étudiants inscrits de l'année en cours.