Jeremy Courel
Le groupe de classe 5. Ses déplacements se font avec une mobilité interne à Paris largement supérieure à la moyenne. Les individus composant cette catégorie sont des hommes (81 %), souvent actifs (67 %), sur Paris ou en petite couronne (Hauts-de-Seine, Yvelines). Ils sont jeunes, de catégories socio-professionnelles élevées (42 % diplômés du supérieur).- Photo : © Degremont (Cécile), IAU-îdF
Le groupe de classe 9. Les individus de cette classe sont particulièrement typés. Ils se déplacent à l’intérieur de la banlieue (98 %), en voiture (95 %), pour aller travailler (91 %) mais également pour affaires personnelles et achats. Ils appartiennent à des ménages souvent multi-motorisés.- Photo : Ci-dessus Flins (78) Usine Renault. © Abron (Claude), Amphiprion, IAU-îdF
Juin 2007
Préalable à l’étude des déplacements quotidiens des franciliens, une typologie des comportements de mobilité quotidienne a donné lieu au classement suivant :
Le fait de se déplacer uniquement en heures de pointe caractérise tout particulièrement la classe 2 (les exclusifs des transports en commun). Celle-ci associe cette « habitude » horaire au motif travail et au mode transports en commun. Elle concerne également deux types de liaisons : celles entre Paris et la banlieue et celles interne à Paris.
Le fait de ne se déplacer, à l’inverse, qu’en heures creuses est une caractéristique forte de la classe 11 (ceux qui se déplacent en voiture ou à pied en banlieue pour achats et affaires personnelles ). Elle concerne des déplacements internes à la banlieue, motivés par les achats ou les affaires personnelles et s’effectuant notamment à pied. Cette caractéristique concerne également, dans une moindre mesure, les personnes qui sortent de la région (la classe 6).
Les distances parcourues sur une journée moyenne varient fortement d’un groupe à l’autre.
De ce point de vue, les plus mobiles (« les professionnels ultra-mobiles ») parcourent, avec 36,6 km quotidiens, une distance moyenne cinq fois plus grande que les moins mobiles ( « les élèves et étudiants de banlieue »). Un autre groupe se distingue par une distance moyenne quotidienne parcourue importante : les usagers des transports en commun qui ne se déplacent pas dans Paris. Ces derniers parcourent en effet près de 30 km quotidiens.
Autres études dans le même domaine :
Population et modes de vie | Modes de vie
Transport et mobilité | Mobilité
« Motifs » de déplacement, c’est-à-dire les types d’activités à destination motivant les déplacements (travail, affaires professionnelles, études, loisirs, achats, affaires personnelles).
Modes utilisés pour les déplacements (transports en commun, voiture particulière ou utilitaire, deux roues motorisées ou non, marche et autres modes mécanisés).
Types de liaison correspondant aux déplacements (interne à Paris, entre Paris et la banlieue, interne à la banlieue et les autres types de liaisons, principalement des déplacements sortant de l’Île-de-France).
Périodes de déplacement (en heures de pointe, en heures creuses, à la fois en heures creuses et en heures pleines).