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Auteur :

Hélène Heurtel

Sommaire :

IAU îdF> Nos études> Victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France

La peur personnelle touche bien plus les femmes que les hommes.- Photo : © Le Yéti photostream, www.flickr.com

Des inégalités ressortent aussi entre les territoires de résidence.- Photo : © HUIJBREGTS (Frédéric), IAU îdF

Avoir connaissance de victimations subies par d'autres personnes accroît également le risque de se sentir en insécurité, notamment lorsqu’il s’agit de proches ou de voisins.- Photo : © LACOUCHIE (Aurélie), IAU îdF

Les transports en commun restent particulièrement propices aux vols sans violence, avec 25 % des vols qui s’y sont produits.- Photo : © Seb [aka] photostream, www.flickr.com

Près de 890 000 ménages franciliens ont déclaré avoir subi au moins une fois en 2004, 2005 ou 2006 une dégradation ou une destruction de véhicule.

Les surexpositions aux victimations par département dans l’enquête de 2007- Source : IAU île-de-France, enquêtes "Victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France" 2005 & 2007

Victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France. Résultats de la quatrième enquête 2007


Avril 2009

L’amélioration des conditions de vie en Île-de-France passe par une meilleure connaissance de l’insécurité sur le territoire régional, afin de pouvoir adapter les politiques à mettre en place pour garantir la sécurité des biens et des personnes.

Dans ce but, la région Île-de-France a décidé dès 2001 de mettre en place des enquêtes régionales de victimation pour mesurer l’insécurité vécue ou simplement ressentie à laquelle se trouvent confrontés les Franciliens.

Un précurseur dans les enquêtes de victimation de grande ampleur

Des enquêtes ont lieu tous les deux ans et elles permettent ainsi de suivre l’évolution de ces phénomènes. Apparues aux États-Unis au début des années 1960, les enquêtes victimation ne font l’objet d’une enquête de grande ampleur, en France, qu’à partir de 2001 avec 10 500 Franciliens interrogés. Le Conseil régional avait alors commandée à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d'Île-de-France de réaliser une première enquête avec l’aide du Centre de recherches sociologiques sur les droits et les institutions pénales (CESDIP).

Une quatrième enquête « victimation & sentiment d’insécurité » en 2007

L’enquête de 2007 est marquée par un changement au niveau de son échantillon. En effet, il a été augmenté, passant de 10 500 Franciliens pour les enquêtes 2001, 2003 et 2005 à près de 15 000 dans celle de 2007.

Ce surplus d’enquêtés répond à une demande spécifique des conseils généraux du Val-de-Marne et du Val-d’Oise qui ont souhaité financer des extensions départementales de l’échantillon habituel sur leur territoire, afin de pouvoir obtenir des résultats plus précis à des échelles infra-départementales. Les résultats de l’enquête de 2007 ont été redressés pour tenir compte des suréchantillonages.

Les thèmes abordés dans l’enquête

Les questions posées dans le cadre de cette quatrième enquête sont identiques à celles utilisées dans les études précédentes, permettant notamment une comparaison des réponses dans le temps. Le questionnaire comporte une série de questions relatives aux caractéristiques socio-démographiques et professionnelles des enquêtés et des foyers dans lesquels ils vivent. La personne est également interrogée sur son mode de vie (moyens de transports utilisés, fréquence des sorties, participation à des activités associatives…).

Une autre série de questions porte sur les opinions des enquêtés. Les catégories de victimation font chacune l’objet d’un module dans le questionnaire, où seul le dernier fait subi est détaillé (nature exacte de l’acte, circonstances, conséquences, recours mobilisés…), les victimations antérieures étant simplement comptabilisées.

Autres études dans le même domaine :

Sécurité prévention | Analyse de l'insécurité

Ressources sur cette étude :

Bibliographie

Repères

L’enquête 2007 touche…

920 communes franciliennes
environ 15 000 Franciliens interrogés 

Neuf questions (une par type de victimation) qui permettent au préalable d’orienter les enquêtés vers les modules qui les concernent

  • les vols et tentatives de vols de véhicules (voitures, camionnettes, camions utilisés à titre privé),
  • les vols et tentatives de vols de 2 roues (vélos, motos, scooters, vélomoteurs),
  • les vols et tentatives de vols d’objet(s) dans ou sur des véhicules (voitures ou 2 roues),
  • les actes de vandalisme (dégradations ou destructions) sur des véhicules (voitures ou 2 roues),
  • les cambriolages et tentatives de cambriolages de résidences principales, secondaires, d’annexes, …
  • les agressions et tentatives d’agressions sexuelles, où l’agresseur peut être un proche de la victime,
  • les agressions et tentatives d’agressions réalisées par des proches, autres que celles à caractère sexuel,
  • les autres agressions appelées dans l’enquête agressions tout venant et tentatives, qui incluent les vols avec violence,
  • les vols réalisés sans violence et les tentatives.

L’ordre des priorités assignées au gouvernement par les Franciliens, dans l’enquête de 2007 

  • chômage : 37,9 %
  • pauvreté : 32,9 %
  • délinquance : 18,5 %

Dans l’enquête de 2007...

  • 52,7 % des personnes interrogées (près de 4,7 millions de personnes en extrapolant à la population régionale des 15 ans et plus) ont déclaré avoir été victimes au moins une fois en 2004, 2005 ou 2006 d’une atteinte les concernant (vol ou agression) ou visant le ménage dans lequel ils vivent (vol dans ou sur un véhicule, dégradation ou destruction de véhicule ou encore cambriolage).
  • 58,5 % des personnes interrogées évoquent un seul type de faits. Le plus souvent, il s’agit d’atteintes envers les véhicules (20,1 % des victimes ont subi des vols à la roulotte et 24,2 % des dégradations ou des destructions de véhicules).