En raison de son potentiel scientifique et technologique, l'articulation entre recherche publique et entreprises est un enjeu stratégique pour l'avenir de l'Ile-de-France. La région offre en ce domaine une image très contrastée, entre dynamisme et immobilisme, que tente de cerner le rapport réalisé par l'IAURIF dans le cadre d'un contrat d'objectif avec l'Etat.
L'intérêt de ce travail est de dresser un panorama des modes de collaboration noués entre les universités, les grandes écoles, les organes de recherche et les entreprises. Des situations très diverses apparaissent. Alors que certains laboratoires ont peu ou pas de relations avec les entreprises, d'autres se montrent très actifs.
Dans les écoles d'ingénieurs franciliennes, un contrat sur cinq est passé avec une PME-PMI bien que les grandes entreprises tiennent une place prépondérante dans les relations contractuelles.
Le succès des aides publiques au transfert de technologie, les projets d'incubateurs, la réussite du génopole d'Evry ou encore les montants des contrats industriels de certains établissements sont là pour témoigner d'une ouverture plus grande des chercheurs au monde socio-économique.
Face à ce constat, le rapport jette les bases des axes principaux d'une politique en faveur de l'innovation en Ile-de-France
Les communes d'Ile-de-France en politique de la ville : des situations contrastées
Les communes relevant de la politique de la ville cumulent souvent un double handicap : dysfonctionnements urbains et difficultés financières. Les financements qui leurs sont destinés ont pour but de corriger cette situation mais ceci se heurte à l'incapacité de ces collectivités à apporter leur part du financement ou à faire face aux dépenses de fonctionnement induites. La direction régionale de la Caisse des Dépôts et l'IAURIF ont mené une étude afin d'évaluer la capacité d'investissement de ces communes.
Une analyse statistique, réalisée sur 107 communes, souligne l'hétéréogénéité des situations rencontrées au regard des caractéristiques sociales, économiques et financières. Elles révèlent de fortes inégalités en matière de pression fiscale (taux de taxe professionnelle notamment), de revenu des habitants, de taux d'emploi ou de chômage.
Les collectivités locales et les entreprises désireuses de bénéficier de subventions régionales en faveur de l'amélioration des transports assurés par les entreprises privées ou en régie disposent désormais d'un dossier d'information. Ce document a été réalisé par l'IAURIF avec l'appui des associations de transporteurs, APTR et ADATRIF, à la demande du Conseil régional. Il rappelle les conditions et les procédures d'attribution de ces aides financières et propose des formules de dossier type pour les solliciter.
Ces documents peuvent être obtenus auprès du Conseil Régional, de l'APTR, de l'ADATRIF et de l'IAURIF.
Un habitant de l'Ile-de-France sur quatre et plus d'un sur deux dans l'agglomération centrale sont potentiellement exposés à des taux de dioxyde d'azote supérieurs à l'objectif de qualité. C'est l'un des constats établis par l'IAURIF et AIRPARIF dans le cadre des travaux préparatoires du Plan régional pour la Qualité de l'Air (PRQA).
Il ressort du rapport qu'une médiocre qualité de l'air risque d'affecter le plus grand nombre, à l'inverse de pics de pollution dont l'impact est plus localisé.
Cinq polluants, les plus représentatifs de la qualité de l'air sont retenus pour apprécier l'exposition des Franciliens : le dioxyde d'Azote (NO2), l'Ozone (O3), le dioxyde de soufre (SO2) et les fumées noires. Le croisement de ces indicateurs avec les données des populations (population résidente et effectifs d'emploi) est réalisé grâce au Système d'Information Géographique de l'IAURIF.