Les marchés forains sont un lieu d'animation et d'approvisionnement apprécié dans une commune. La région Ile-de-France en possède plus de 600. Pour mieux les connaître, une enquête a été réalisée auprès des communes de plus de 1000 habitants. Les données recueillies permettent de situer les marchés et leurs caractéristiques, d'évaluer les difficultés rencontrées et les actions à mettre en œuvre.
Tous les arrondissements parisiens sont dotés de marchés forains. En proche couronne, 9 communes seulement n'en disposent pas. Le taux d'équipement est beaucoup plus faible en grande couronne (55 % en moyenne) avec toutefois un niveau nettement plus élevé dans le Val d'Oise. La taille moyenne des marchés est de 50 forains mais 35% d'entre eux en comptent moins de 20. Quatre marchés franciliens sur dix voient la fréquentation de la clientèle et des commerçants diminuer. Si les marchés de l'Essonne et de Paris gardent leur vitalité, la situation semble plus critique en Seine-Saint-denis et dans le Val d'Oise où le phénomène devient préoccupant D'où la nécessité d'une recherche de plages horaires mieux adaptées à la disponibilité de la clientèle (nocturne, fin de semaine…) Parmi les problèmes recensés, le difficile renouvellement des métiers de bouche et la diminution du professionnalisme des commerçants forains. Trente pour cent des marchés franciliens enregistrent une baisse de l'offre de produits alimentaires au profit de produits manufacturés.La mise aux normes imposée par l'arrêté du 9 mai 1995 est un paramètre parfois difficile à intégrer. Du respect des conditions techniques et sanitaires - notamment le maintien de la chaîne du froid - aux équipements du marché (protection contre les sources de pollution, équipements en fluides et sanitaires), à l'évacuation des déchets et au nettoyage, les professionnels et la commune doivent observer la réglementation.La concession est le mode de gestion privilégié en Ile-de-France. (55 % des marchés contre 23 % en régie directe et 21 % en affermage). Huit sociétés se partagent 95 % du marché. Deux d'entre elles, Géraud et Lombard & Guérin gèrent plus de la moitié des marchés franciliens. Quel que soit le mode de gestion choisi, le maire joue un rôle déterminant cependant la complexité de contrats anciens ne lui laisse pas toujours la marge de manœuvre souhaitable.
L'IAURIF est chef de file du projet " franges des métropoles ", dont la première phase vient de s'achever. Financé par l'union européenne dans le cadre du programme Interreg II C, ce projet est réalisé en partenariat avec la province Sud-Hollande et les régions de Londres, de la Ruhr et de Mannheim-Ludwigshafen. Il vise à favoriser maîtrise de l'urbanisation et développement durable dans les franges urbaines des métropoles du Nord-Ouest européen par l'échange d'expérience et de savoir-faire mais aussi par l'institution d'une coopération entre ces régions.La première phase du projet a permis de confronter les expériences et d'identifier sur le terrain, les politiques et les actions exemplaires. Une synthèse de ces travaux sera disponible dès septembre après une rencontre en Ile-de-France de tous les partenaires.Quatre thèmes ont été abordés : - la préservation et la gestion des espaces agricoles et naturels périurbains, - l'interaction ville-campagne dans ses dimensions sociale, économique et spatiale,- les déplacements et leur impact sur l'environnement,- les institutions et méthodes d'organisation et de gestion des territoires périurbains intégrant l'approche des trois thèmes précédents. La deuxième phase du projet permettra une diffusion et une évaluation de ces expériences
A la demande de l'Exécutif régional, l'Observatoire Régional de santé (ORS), vient de dresser un état des lieux de la santé des jeunes Franciliens. Des corrélations fortes apparaissent entre les différentes conduites à risque : consommation régulière d'alcool, de drogue et de tabac avec des tentatives ou idées de suicide, des accidents de deux roues à moteur, des comportements alimentaires perturbés ou une violence agie ou subie.
Les jeunes Franciliens se sont plus souvent vu proposer de la drogue que les provinciaux, particulièrement les filles. Chez les garçons, la consommation d'alcool est moins élevée qu'en province mais celle du cannabis l'est plus.
Le fait de ne pas se sentir valorisé par ses parents (écouté et félicité), favorise des consommation plus régulières d'alcool, de tabac ou de cannabis (15,1 % contre 5,9 % parmi les 15-19 ans). Au cours des 12 derniers mois, 14,3 % des 15-19 ans contre 9,8 % en province déclarent avoir pensé au suicide. Enfin la violence a été près de deux fois plus développée chez les Franciliens : 21,9 % d'entre eux ont déclaré avoir frappé ou blessé quelqu'un contre 12,3 % en province.
Thèmes inscrits au sommaire de ce numéro
- Relance de la construction sociale et mixité : que peut-on attendre de la loi SRU en Ile-de-France ?
- Le marché immobilier de part et d'autre du périphérique : l'ouest et le nord parisien ; de Boulogne-Billancourt à Aubervilliers
- Evolution de la valeur des logements dans les villes nouvelles d'Ile-de-France
- Le plan de sauvegarde dans les copropriétés et les ensembles d'habitat privés.