Avec la réunification de l'Allemagne et de Berlin, de nombreux investissements ont été engagés depuis 10 ans.
Cette grande métropole dispose désormais d'un réseau de transport puissant et performant que l'IAURIF a trouvé intéressant de comparer à celui de l'Ile-de-France, comme pour Londres, New York et Tokyo.
Si les deux agglomérations présentent des différences fondamentales au niveau institutionnel, structures spatiales, densités urbaines, population et emploi, cette comparaison n'en est pas moins pleine d'enseignements tant sur le plan du fonctionnement, de l'organisation des réseaux, du comportement des usagers que sur les objectifs des politiques mises en place dans les deux métropoles.
Premières constatations, l'Ile-de-France a une superficie 2,5 inférieure à celle de la région Berlin - Brandebourg et connaît 2 fois plus de migrations alternantes ; celles-ci s'opèrent pour 21 % de façon radiale en Ile-de-France, pour 9 % seulement dans la région de Brandebourg.
Le métro de Paris assure une desserte plus fine de la ville que celui de Berlin, mais les réseaux de bus sont de taille similaire.
D'une manière générale, les transports en commun berlinois se distinguent par une plus grande amplitude journalière, des services plus fréquents, notamment en heures creuses et en fin de semaine et un matériel roulant plus moderne et accessible. Ceci explique qu'ils réalisent 42 % des déplacements contre 39 % en Ile-de-France.
Supplément n°32
L'IAURIF pose la question de l'évolution des zones urbaines sensibles en Ile-de-France entre 1990 et 2000 dans ce nouveau numéro des Cahiers Habitat et analyse la situation actuelle et les perspectives des quartiers en difficulté : malgré une forte mobilisation institutionnelle et financière et de nombreuses innovations juridiques, l'écart se creuse entre ces quartiers et le reste de la région. Baisse de la population, notamment des enfants et des jeunes actifs, hausse du taux de chômage et précarité croissante des emplois, mais aussi élévation du niveau de formation sont quelques uns des traits marquants de ces évolutions.
Deux articles complètent ce numéro : l'un mesure les objectifs du schéma directeur de 1994 en matière de construction de logements à la lumière des réalisations. Le dernier, enfin, montre que malgré une évolution cyclique les loyers d'habitation du secteur privé de l'agglomération parisienne ont connu en 10 ans une hausse continue.
A la suite de la mise en place par le gouvernement des dispositifs des contrats locaux de sécurité, en juin 1999, 143 contrats départementaux ont été signés en Ile-de-France. Ils disposent d'une approche spécifique aux transports en commun. Cette approche met en évidence la préoccupation des élus locaux et de l'ensemble des partenaires de lutter contre l'augmentation de l'insécurité dans les transports traversant leur territoire.
Le niveau départemental plus pertinent s'est progressivement imposé en Ile-de-France où la densité des réseaux urbains et interurbains ainsi que la multiplicité des transporteurs impliqués permettaient une approche piétonnière et partenariale.
L'IAURIF a effectué une comparaison de ces différents contrats signés dans les 8 départements franciliens.
Une voie ferrée désaffectée peut-elle connaître une deuxième vie ?
Malgré quelques expériences réussies en Ile-de-France et sur ses franges (tourisme, activités sportives, pistes cyclables), la plus grande partie des emprises ferroviaires désaffectées restent aujourd'hui à l'abandon.
Pourtant, la circulaire du 31 mai 2001, consacrée au " schéma national des véloroutes et voies vertes " préconise l'utilisation de ces voies ferrées dans l'élaboration du " réseau cyclable d'intérêt national ".
Dans plusieurs régions françaises et européennes, des opérations se multiplient et rencontrent un grand succès.
L'IAURIF a repéré 20 lignes situées en Ile-de-France et sur son pourtour et a fait le point.