Dans ce nouveau numéro des Cahiers, l'IAURIF traite du système aéroporture en Île-de-France, le sixième du monde avec 71,5 millions de passagers en 2002. Le transport aérien est indispensable aux économies régionales, mais, à cause de fortes nuisances, les rapports sont difficiles entre les aéroports et les territoires qui les accueillent. Comment gérer au mieux cette cohabitation en Île-de-France ? Vingt-sept articles permettent de faire un large tour de la question.
Le contenu est structuré autour de six grands thèmes :
Les réflexions sont centrées sur le cas de l'Île-de-France, mais bénéficient de l'éclairage apporté par l'implication de l'IAURIF dans différents projets et réseaux européens traitant des problèmes aéroportuaires. Elles sont enrichies par des contributions d'acteurs du transport aérien, d'universitaires et de représentants du monde associatif.
Malgré le renforcement souhaitable du rôle des grands aéroports de province et un report progressif d'une partie du trafic court-courrier sur le réseau de train à grande vitesse qui se met en place à l'échelle européenne, les perspectives de croissance du trafic sur les aéroports franciliens restent importantes.
Comme les autres grandes régions aéroportuaires d'Europe, l'Île-de-France doit trouver les moyens d'encadrer et de gérer cette croissance en respectant les conditions d'un développement durable et les préoccupations légitimes des riverains, mais sans compromettre son rayonnement, sa compétitivité, les impératifs de son activité et de sa performance économique. Est-ce possible ? C'est toute la question.
À l'heure où les pouvoirs publics envisagent de réformer l'ensemble de la taxe professionnelle, l'IAURIF publie une étude sur les principales caractéristiques de cette taxe en Île-de-France.
Note rapide environnement et santé, n° 352
Composée à 80 % d'espaces naturels et ruraux, l'Île-de-France est une grande consommatrice de pesticides. Pour son agriculture, bien sûr, une des plus performantes de France, pour l'entretien des parcs et jardins publics et privés, mais aussi du réseau routier et ferroviaire.
Si l'utilisation de ces véritables «tueurs de fléau» a eu des effets bénéfiques évidents, leur dispersion affecte, à faible dose, tous les milieux et leur toxicité est avérée pour l'ensemble de la chaîne alimentaire. Pour répondre aux craintes actuelles des Franciliens, il faudrait développer les études épidémiologiques et la connaissance, aujourd'hui très incomplète, des effets chroniques des pesticides.
Note rapide environnement et santé, n° 353
Pour leur croissance, les plantes ont besoin d'azote qu'elles assimilent sous forme de nitrates. Les sols en sont naturellement pauvres et on pallie ce manque par l'épandage d'engrais azotés. Les concentrations en nitrates des eaux franciliennes dépassent fréquemment les seuils réglementaires, notamment en zone rurale. Les traitements mis en oeuvre permettent cependant d'abaisser ces seuils et de distribuer une eau de bonne qualité.
Des actions préventives de réduction à la source des nitrates sont en cours et leurs effets se feront sentir sur le long terme. Pour cette raison, elles devront être pérennisées et renforcées.