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Avril 2004

"Aéroports et territoires", Les Cahiers de l'IAURIF, n° 139-140

Dans ce nouveau numéro des Cahiers, l'IAURIF traite du système aéroporture en Île-de-France, le sixième du monde avec 71,5 millions de passagers en 2002. Le transport aérien est indispensable aux économies régionales, mais, à cause de fortes nuisances, les rapports sont difficiles entre les aéroports et les territoires qui les accueillent. Comment gérer au mieux cette cohabitation en Île-de-France ? Vingt-sept articles permettent de faire un large tour de la question.
Le contenu est structuré autour de six grands thèmes :

  • le transport aérien : dynamisme et fragilités ;
  • les aéroports : des pôles structurants dans l'espace régional ;
  • déplacements-mobilité : du hub aérien au hub terrestre ;
  • les aéroports au service des habitants et de l'économie régionale ;
  • nuisances et pollutions : le défi de la maîtrise et de la transparence ;
  • gouvernance-concertation : l'art difficile du compromis.

Les réflexions sont centrées sur le cas de l'Île-de-France, mais bénéficient de l'éclairage apporté par l'implication de l'IAURIF dans différents projets et réseaux européens traitant des problèmes aéroportuaires. Elles sont enrichies par des contributions d'acteurs du transport aérien, d'universitaires et de représentants du monde associatif.
Malgré le renforcement souhaitable du rôle des grands aéroports de province et un report progressif d'une partie du trafic court-courrier sur le réseau de train à grande vitesse qui se met en place à l'échelle européenne, les perspectives de croissance du trafic sur les aéroports franciliens restent importantes.
Comme les autres grandes régions aéroportuaires d'Europe, l'Île-de-France doit trouver les moyens d'encadrer et de gérer cette croissance en respectant les conditions d'un développement durable et les préoccupations légitimes des riverains, mais sans compromettre son rayonnement, sa compétitivité, les impératifs de son activité et de sa performance économique. Est-ce possible ? C'est toute la question.

La taxe professionnelle en 2002 en Île-de-France. Évolution 1996-2002

À l'heure où les pouvoirs publics envisagent de réformer l'ensemble de la taxe professionnelle, l'IAURIF publie une étude sur les principales caractéristiques de cette taxe en Île-de-France.

  • Depuis 1999, la taxe professionnelle a connu deux profondes réformes.
    La suppression de la prise en compte des salaires versés par l'entreprise qui a abouti à une diminution de 42 % en moyenne de la cotisation des contribuables concernés. Au niveau national, cette baisse n'est que de 35 %, ce qui montre la part relative des activités de service en Île-de-France.
    Par souci d'égalité de traitement, la même mesure - réduction de 35 % de la cotisation de TP - a été prise pour les professions libérales qui ne sont pas taxées selon les salaires versés. Cependant, ceci laisse à l'écart de toute réduction 44 % des contribuables à la TP (280 000 contribuables sur 641 000 au total) qui ne sont concernés par aucune de ces deux réformes.
  • Entre 1996 et 2002, on observe une augmentation du nombre de contribuables et de la base TP globale dans le secteur des services aux entreprises et aux personnes. À l'inverse, le nombre d'établissements liés aux industries manufacturières ont, sur la même période, diminué de 4 200 et 4 000 respectivement, à Paris et en petite couronne.
  • La TP est également très concentrée géographiquement : 20 communes ou arrondissements parisiens concentrent 35 % du produit 2002 de la taxe professionnelle.

«L'impact sanitaire et environnemental des pesticides : la situation en Île-de-France».

Note rapide environnement et santé, n° 352

Composée à 80 % d'espaces naturels et ruraux, l'Île-de-France est une grande consommatrice de pesticides. Pour son agriculture, bien sûr, une des plus performantes de France, pour l'entretien des parcs et jardins publics et privés, mais aussi du réseau routier et ferroviaire.
Si l'utilisation de ces véritables «tueurs de fléau» a eu des effets bénéfiques évidents, leur dispersion affecte, à faible dose, tous les milieux et leur toxicité est avérée pour l'ensemble de la chaîne alimentaire. Pour répondre aux craintes actuelles des Franciliens, il faudrait développer les études épidémiologiques et la connaissance, aujourd'hui très incomplète, des effets chroniques des pesticides.

«La maîtrise des apports de nitrates en Île-de-France, un enjeu environnemental et de santé publique».

Note rapide environnement et santé, n° 353

Pour leur croissance, les plantes ont besoin d'azote qu'elles assimilent sous forme de nitrates. Les sols en sont naturellement pauvres et on pallie ce manque par l'épandage d'engrais azotés. Les concentrations en nitrates des eaux franciliennes dépassent fréquemment les seuils réglementaires, notamment en zone rurale. Les traitements mis en oeuvre permettent cependant d'abaisser ces seuils et de distribuer une eau de bonne qualité.
Des actions préventives de réduction à la source des nitrates sont en cours et leurs effets se feront sentir sur le long terme. Pour cette raison, elles devront être pérennisées et renforcées.