Un partenariat entre la Direction régionale et interdépartementale de l’agriculture et de la forêt (Driaf) et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de France (Iaurif).
Si l’Île-de-France comprend l’une des plus importantes agglomérations urbaines d’Europe, son territoire n’en est pas moins composé d’environ 80 % d’espaces ruraux, agricoles ou forestiers. Ce paradoxe étonne ceux qui pensent encore que la région capitale est un territoire majoritairement urbain et qui ignorent que 60 % des communes franciliennes comptent moins de 2 000 habitants et 46 % moins de 1 000 !L’Île-de-France est une région agricole très dynamique, caractérisée par ses plateaux de grandes cultures, dont les rendements sont parmi les meilleurs de France, par ses maraîchers, ses horticulteurs, ses arboriculteurs et ses éleveurs. Ses grands massifs forestiers sont très fréquentés par les promeneurs tout en fournissant bois d’œuvre et d’industrie.
Alors que l’on parle de plus en plus de nouvelle ruralité ou de nouvelles campagnes, qu’en est-il exactement du territoire rural francilien ?
Dès le début des années 2000, grâce à l’actualisation des données de référence, (inventaire communal, recensement de la population, mode d’occupation du sol, recensement agricole), la Driaf, l’Iaurif et leurs partenaires ont décidé de réaliser un atlas rural et agricole de l’Île-de-France qui tienne compte des évolutions récentes.
L’espace rural, est, en effet, de plus en plus considéré comme un lieu de vie alors que dans les exercices précédents de planification il était perçu comme une réserve foncière et un espace de loisirs au sens large. Les services irremplaçables que cet espace rend à la métropole sont de plus en plus reconnus et l’on n’a jamais autant mis en avant les vertus de l’agriculture périurbaine pour l’aménagement du territoire.
La population de l’espace rural se renouvelle, un million d’habitants y vivent, ruraux d’origine ou de plus en plus néoruraux, qui profitent des avantages combinés de la ville et de la campagne. Enfin, l’espace rural fait partie intégrante de l’espace métropolitain et l’opposition ville-campagne apparaît aujourd’hui dépassée.
Cet atlas donne une vision spatialisée et une approche actuelle, neuve et originale de la ruralité francilienne. Il se compose de deux parties principales, l’une consacrée au rural sous toutes ses formes (population, territoire, emploi, loisirs, patrimoine), l’autre à l’agriculture et à ses composantes (productions, exploitations, population, économie, environnement).
Les Cahiers de l’Iaurif n° 141
À la fois très présent et peu connu, le fleuve est un système complexe qui articule différentes échelles de territoires. La morphologie de l’Île-de-France est ainsi façonnée par l’eau et organisée autour de l’axe de la Seine. Différents degrés d’interdépendance existent entre le fleuve et les territoires qui sont sous son influence, mais dont il dépend aussi. Cet ensemble ou «système» fonctionne à l’échelle du grand bassin de la Seine qui englobe tous ses affluents et leurs sous-bassins. Le fleuve est donc un élément majeur de l’identité de l’Île-de-France, mais aussi un territoire à part entière grâce au poids de l’histoire et de la géographie, ainsi qu’à son rôle économique.
Fruit de la nature, ferment de la ville, le fleuve est à la fois axe de desserte et de valorisation, et porteur de risques à canaliser. Sa prise en compte récente dans l’aménagement donne l’occasion d’aborder de façon transversale les problématiques de territoires, dans la diversité de leurs échelles, de leurs composantes, de leurs acteurs.
Alors que démarrent les travaux de mise en révision du Schéma directeur d’Île-de-France, de nombreux projets émergent sur les territoires franciliens. Dans ce contexte, le fleuve permet de mieux voir les enjeux d’aujourd’hui, de dépasser les approches purement sectorielles ou administratives, d’être un vecteur important et utile de politiques concertées et de projets partagés : une nouvelle façon de concevoir la planification.
En abordant le fleuve sous quatre angles différents - composant de l’écosystème métropolitain, vecteur de déplacement et de développement, axe majeur de renouvellement urbain et porteur d’identité régionale - ce nouveau numéro des Cahiers de l’Iaurif veut montrer l’intérêt d’une telle approche et contribuer, ainsi, à l’exercice de construction partagée d’un projet pour l’Île-de-France.
Note rapide n° 364
L’Île-de-France est la première région française créatrice d’entreprises, avec 65 924 unités en 2003, soit 22,5 % des entreprises créées sur le territoire national. L’impact des différentes mesures ou dispositifs favorisant la création est certes positif, mais le facteur qui explique le mieux la localisation des implantations reste la densité d’entreprises : ainsi, la présence de nombre d’entre elles en un lieu en attire de nouvelles.
Note rapide n° 366
D’ici 2007 la Région Île-de-France et l’État vont consacrer chacun 80 millions d’euros pour l’implantation de caméras dans les autobus publics et privés, stations de métro, RER et gares SNCF, soit 73 % du budget consacré à la sécurisation des transports en commun franciliens.
Alors que s’amorce le déploiement de la vidéosurveillance dans ces lieux, la Région a souhaité disposer d’informations objectives sur l’impact de ce dispositif.
Première du genre à être réalisée en France, cette étude fait le point sur l’efficacité de ce système. Engendre-t-il une diminution de la délinquance, est-il un facteur de sécurisation et de moindre exposition aux risques, est-il un outil d’information et d’aide à la décision ?