C'est au «renouvellement urbain» qu'est consacré le premier article de ce nouveau numéro... Un sujet qui connaît, depuis le début des années 1990, un regain d'intérêt et un succès croissant, d'autant qu'il recouvre, dans les esprits, des réalités variées et laisse espérer des solutions aux nombreux problèmes de la ville.
Mais qu'en est-il vraiment ? Première précision apportée par l'auteur, l'expansion urbaine et le renouvellement du tissu urbain ont toujours eu partie liée ; il est donc vain de les opposer. Un bref rappel historique montre que, de tous temps, les villes ont vu alterner des phases d'expansion et des périodes de densification.
Dans ce processus, le renouvellement urbain peut prendre des formes diverses. La plus simple est la reconstruction d'immeubles vétustes ou de bâtiments sinistrés. Ensuite, suivant les évolutions économiques et sociales et les progrès techniques, la ville se modernise comme à l'époque d'Haussmann ou dans les années 1960. Enfin, l'initiative privée peut, pour des raisons essentiellement économiques, susciter des opérations de renouvellement urbain : c'est majoritairement le cas, aujourd'hui.
En vingt ans, poursuit l'auteur, 30 000 ha ont été nouvellement bâtis et 11 000 ont changé d'usage, que ce soit pour des constructions de bureaux, des équipements, des infrastructures ou pour des parcs ou jardins et non plus exclusivement pour des logements, qui ne sont plus ni l'objectif premier ni le moteur du renouvellement urbain.
Le deuxième article aborde un autre sujet d'actualité, l'accession à la propriété en Îlede-France entre 1996 et 2001. On y apprend que près de 153 000 résidences principales ont été acquises avec l'aide d'un crédit immobilier au cours de l'année 2001, soit 33 % de plus qu'en 1996. La reprise amorcée cette année-là s'est donc confirmée, mais elle n'est pas homogène sur le territoire francilien : fléchissement de l'activité dans la capitale au profit d'une progression des transactions dans le reste de la région, notamment en petite couronne.
Quels sont les besoins prioritaires en matière de sécurité incendie dans les tunnels franciliens ? Pour répondre à cette question, 227 ouvrages ont été examinés par les experts de FIAURIF. Ils concernent les lignes RER de la RATP et celles du Réseau ferré national (RFN) de la SNCF. L'ensemble de ces tunnels totalisent une longueur d'environ 120 km. Ils sont empruntés à 80 % par des trains de voyageurs et à 72 % par des services de l'Île-de-France. Un tiers d'entre eux date d'avant la seconde guerre mondiale et le reste d'après 1968.
Si les ouvrages RATP bénéficient d'équipements de sécurité incendie conformes aux normes RATP mises au point dans le cadre de la réalisation des lignes A et B du RER et de leurs gares souterraines, ils ne sont pas totalement conformes à la dernière réglementation de 1998.
Aussi, la RATP a mis en place un Plan de progrès pluriannuel qui porte, notamment, sur l'amélioration des moyens d'intervention des secours et l'amélioration progressive de la ventilation permanente et du désenfumage des ouvrages.
Les ouvrages récents du Réseau ferré national (section Châtelet-les Halles-Gare de Lyon du RER D et section Haussmann-Saint-Lazare-Magenta du RER E) sont équipés de dispositifs conformes à la dernière réglementation.
Réalisée dans le cadre de la mission d'observatoire de la sécurité, confiée par la Région Île-deFrance à l'IAURIF, cette étude fait le point sur la formation des professionnels de la prévention et de la sécurité et sur le renfort et la qualification de la « présence humaine » en général. Le premier chapitre est consacré à un état des lieux des secteurs d'activités et des métiers particulièrement concernés. Le deuxième chapitre complète ces investigations par une première approche de l'offre de formation homologuée et privée et par une présentation succincte des efforts et outils de formation des principales catégories d'employeurs. Dans le troisième chapitre, l'IAURIF dresse des perspectives et formule des pistes en vue d'un réajustement de l'offre et de la demande par les pouvoirs publics.
La deuxième partie de l'étude est composée d'un document technique d'appui et de réflexion visant à compléter les éléments d'information relatifs au contexte, aux employeurs et aux organismes de formation.
«SDRIF et patrimoine bâti», n° 345
Qu'elle est l'évolution du patrimoine bâti depuis 1990 ? quels sont ses relations avec les différents territoires, ses atouts pour une politique de développement ?
À la veille d'une réflexion sur l'évolution du schéma directeur régional, la question se pose d'intégrer le patrimoine dans un projet de développement stratégique pour encourager sa préservation et sa valorisation. L'Île-de-France, à l'instar d'autres régions comme la Lorraine ou de métropoles comme Lyon, pourrait se lancer dans une telle démarche.