Évolution des flux et conditions de circulation dans la zone centrale
En 2003, le nombre moyen de kilomètres parcourus chaque jour sur l’ensemble des réseaux de l’agglomération centrale s’élevait à 31 381 050 et le temps moyen quotidien passé à circuler, à 484 670 heures. Ces chiffres, fournis par les services de la direction régionale de l’Équipement, traduisent une baisse de la croissance des flux routiers amorcée au début des années 1990.
Si le trafic croît toujours chaque année, cette tendance s’est en effet ralentie depuis 1992, dans la zone agglomérée et en particulier sur les routes nationales, dont les flux tendent même à se stabiliser : entre 1985 et 1992, pour des raisons liées au développement de la région et à l’extension du réseau de voies rapides, les flux routiers ont augmenté de 24 % en zone centrale. Entre1992 et 2002, cette croissance n’est plus que de 9,6 %.
La baisse des emplois parisiens et, parallèlement, l’augmentation des emplois, des services et des commerces en banlieue rendent la capitale moins attractive pour les habitants de la banlieue. Cette évolution, renforcée par la politique de dissuasion de l’usage de l’automobile menée par la municipalité, se répercute sur la voirie parisienne dont le trafic a diminué sur la majeure partie du réseau au cours des dernières années.
Dans les trois départements de la petite couronne, le trafic baisse plus ou moins modérément sur la plupart des nationales et des grandes départementales radiales et tend à se stabiliser sur les autoroutes radiales ; par contre, il augmente fortement sur la voirie locale autour des pôles urbains importants (La Défense, Boulogne, Issy-les-Moulineaux, Saint-Denis, Créteil).
En forte hausse également, le trafic des deux rocades régionales (A86 et la Francilienne) et des autoroutes radiales en amont de la Francilienne.
Il semble que les tendances observées devraient se poursuivre et s’amplifier à l’avenir : baisse du trafic parisien, stabilisation ou baisse du trafic radial à l’intérieur de l’A86, croissance du trafic sur la voirie locale transversale et sur les grandes rocades autoroutières. Ces dernières infrastructures vont, en effet, devoir faire face à la multiplication des flux banlieue-banlieue, conséquence du développement des pôles urbains de l’agglomération, notamment les secteurs stratégiques de la proche couronne. Il paraît donc indispensable de dédoubler le tronc commun A4-A86, totalement saturé, afin de conserver à l’A86 son rôle essentiel au bon fonctionnement de l’agglomération. Et aussi, bien sûr, d’inciter une part importante des automobilistes à prendre les transports en commun grâce à un réseau bien maillé, en proche banlieue.
en six Notes Rapides n° 376 / a, b, c, d, e, f
Ils appartiennent à une génération à la fois charnière et pionnière : charnière, car solidaires de leurs enfants confrontés aux difficultés liées à l’emploi et au logement ainsi que de leurs parents de plus en plus âgés et de moins en moins autonomes ; pionnière, car témoins et acteurs des évolutions de ce demi-siècle marqué par la montée en puissance des femmes dans la société. Ces générations ont été, aussi, les actrices de l’urbanisation de l’Île-de-France et ont initié de nouveaux modes de vie urbains et péri-urbains.
Ces résidents d’Île-de-France nés entre 1930 et 1950 ont fait l’objet de l’enquête «Biographies et entourage» de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Objectif de cette enquête : replacer l’individu dans son contexte humain pour enrichir l’analyse des parcours individuels à l’aide d’informations collectées auprès des proches (réseau familial, amical, sociétal) et saisir le rôle de cet entourage sur les choix individuels.
L’IAURIF a traduit en six Notes Rapides cet ensemble d’informations constitué par l’INED.
La reconstitution des itinéraires d’individus nés au début du siècle et de leurs descendants jusqu’aux petits-enfants nés à la fin du siècle devrait permettre de dresser un panorama de l’évolution du peuplement de l’Île-de-France au Xxe siècle.
Note rapide n° 374
Pause ou morosité ?
L’année 2003 n’a pas eu la vitalité commerciale des années précédentes : pas de grand projet autorisé, mais une croissance modérée du commerce de détail sur un fond de faible progression de la consommation des ménages.
Toutefois, l’activité est variable d’un département à l’autre. La Seine-et-Marne reste un département très sollicité, tandis que le Val-d’Oise se montre plus sélectif.
Paris confirme sa prééminence sur les grandes marques de luxe.